Dimanche 29 mars 2009
Bus de nuit pour Dalat, départ de Hoi An.
La route continue, je suis dans un bus qui va me permettre d’économiser du temps, de l’énergie et du moral. Comme promis, si je pensais qu’une situation n’aurait pas été gérable, je montais dans le premier bus venu (enfin si on veut car trouver des bus ici, c’est passer par plusieurs agences de voyages afin de comparer et surtout prier …).
Passé le col des nuages, j’ai vite compris à quel point cela aurait été quasi impossible de monter à Dalat ; j’ai parcouru en 1h30, environ 11km, ce qui en fait une moyenne vraiment pas productive du tout. Quand on sait que le col des nuages n’est qu’à « 500 » métres d’altitude et que Dalat est à plus ou environ 1500 mètres, le calcul fut donc vite fait. Je regrette bien sûr de ne pas y monter en patin, mais cela aurait une débauche d’énergie trop importante et sûrement de longues, très longues heures de « poussage » et non patinage, car il ne faut pas rêver, en montagne, avec du 100 mm sous les pieds, un bagage de 20kg à pousser, cela ne s’appelle plus du patinage, mais de la marche.
Je ne sais pas encore à cette heure-ci si je descendrai en SD de Dalat. Mais je n’ai pas envie de jouer avec la nature, elle m’a déjà laissé passer le col, je n’y croyais pas d’ailleurs, cessons de jouer avec, donc. Pour l’heure, c’est une autre aventure qui m’attend, moins trépidante certes mais tout aussi difficile. Je roule donc au sein d’un bus qui est censé rejoindre Dalat dans 18h (plus je pense). J’ai 12h à faire jusqu’à Nha Trang, puis de là, je changerai de bus pour faire de 8h à 14h la connection jusqu’à la montagne.
Le parcours que j’ai choisi d’écourter est pour moi nettement moins intéressant que le reste. Vous allez crier au vol bien sûr, car ce n’est pas moins de 700km environ que j’écourte volontairement, mais Danang m’a vacciné contre les villes inutiles et le profil de chaque étape aurait été très long … et très sinueux ; donc quasi irréalisable.
Pour finir avec ce point tactique, je me suis rendu compte qu’effectuer plus de 100km par jour est quasi impossible. Il faut pour cela rouler fort, longtemps et ne pas avoir de pépins ou d’imprévus de route. J’ai de longue étapes de prévues au Cambodge et en Thaïlande, il sera probable d’en couper quelques unes pour surement plus profiter, comme je viens de le faire, de Hoi An.Hoi An
Je viens de passer quatre jours mémorables à Hoi An, mémorables pour plusieurs raisons :
-la rencontre avec Didier fut décisive,
-la ville est vraiment attrayante et charmante,
-j’avais besoin de repos après l’aventure entre Hué et Danang
-et surtout, le plus important, il est nécessaire, lorsque les rencontres arrivent, de se faire plaisir avec ces nouvelles personnes, de prendre le temps, de vivre simplement.Je pourrais vous racontez mon séjour de différentes manières :
-vous décrire la ville, rues par rues, coins par coins ;
-vous comptez mes jours, simplement, mais cela est moins intéressant ;
-au travers des pitreries faites avec Didier, vous comptez quelques blagues rigolotes comme : « Same, Same, but Different » …
-à vrai dire je ne sais pas trop par où commencer, il y en a tellement, alors je vais faire à l’improviste comme d’habitude.Hoi An est une petite ville. Elle est excentrée à l’est de la route principale qui relie le pays du nord au sud. Son profil est plutôt rond. Le sud de la ville est régie par la rivière qui la borde sur un axe ouest-est, le vieux quartier est là tout prêt. Le nord de la ville, c’est un peu la périphérie, une ville banale, de campagne, pas très importante, c’est son quartier historique qui lui vaut le détour. A noter qu’à l’est de la ville, à 5Km, il y a une plage, je n’y suis même pas allé, d’abord parce qu’il faisait trop chaud, mais surtout parce que je n’aime pas trop trainer dans ce genre d’endroit et que j’avais bien mieux à faire dans le centre.
Mon hôtel, un hôtel de routard (!), 10$ la nuit (peut pas trouver moins cher là-bas) est situé sur le bord de la rivière. Je n’irai pas à comparer cette ville avec Venise, mais imaginez la rivière comme un « gros » canal, d’un côté comme de l’autre de petites maisons, façades jaunes décrépis, beaucoup de restaurant attrayant. Ensuite, des rues en parallèles de la rivière font office de quadrillage. Elles sont reliés les unes aux autres par de petites rues et ruelles qui fait communiquer l’ensemble. Tout cela dans une ambiance très ancienne, car il n’y a pas de buildings à Hoi An. Il n’y a quasiment pas de voitures (aucunes, sauf des taxis et les cars à l’extrémité de la vieille ville), par contre, il y a quelques motos qui font la circulation. Heureusement, plusieurs heures dans la journée, la ville en interdit l’accès pour calmer les touristes.
Situation
Mon hôtel donc, situé tout à l’est de cet ensemble, donné sur la rivière. J’étais proche du pont Cam Bam. Dès que j’en sortais donc, il me suffisait de tourner à gauche et de marcher pendant dix minutes, plein ouest, le long de la rivière. Nul besoin d’aller plus au nord, voir les vieilles maisons où les boutiques, mon ami Didier, lui était au bout de la route, juste avant le pont Japonais.
Mon premier contact avec la ville fut par le biais du marché. Dès que je traversais la première rue en sortant de l’hôtel, j’arrivais sur un axe qui débutait par cet endroit pittoresque, caractéristique de la région, le marché. De part et d’autre, à droite, à gauche, des commerçants de toutes parts. Inutile de vous imaginer une table, deux traiteaux comme chez nous. C’est une myriade de commerçants, qui vous attendent ici. Non pas qu’ils soient entassés les uns sur les autres, tout cela est rempli d’harmonie, mais il faut juste voir par là que tout espace est judicieusement occupé.
On y voit de tout dans ce marché, plus spécialement les produits frais, tels que légumes et autres fruits. Les panières sont remplies et donnent envie de tout acheter. Un peu plus au fond à gauche, plus proche de la rivière, on trouve logiquement le marché aux poissons. Historiquement, Hoi An fut un port commerçant important. La tradition de pêche existe donc toujours.
Bien sûr, encore une fois, ce sont les femmes que l’on retrouve aux commandes ici, elles vendent et ne cessent de vous interpellez à chaque passage : « Eh, You, come in my shop ! » … Le ciel de cette rue est couverte de toile, en plastique, tendue afin de se cacher des morsures du soleil. Ici, ce sont les petites gens qui travaillent, des personnes âgées, parfois handicapées physique, et quelques adolescentes qui aident.
Au bout de ce premier univers, qui hume fortement et dangereusement pour qui n’est pas habitué, un deuxième univers s’ouvre à vous. Les quais et leurs cafés touristiques, commencent ici. Ils apparaissent là, mais ne sont pas de larges avenues typiquement européennes, vides et inutiles. Là, c’est un endroit comme un autre pour continuer à vendre tout types de produits, des babioles principalement. Des femmes principalement bien sûr, mais on aperçoit quelques hommes par ci par là. A droite, les cafés-restaurants branchés pour touristes, pullules. L’urbanisme est identique, une immense salle, très haute de plafond, contenant une dizaine de tables, avec au fond une petite salle et de suite, la cuisine pour la préparation. A l’étage, l’appartement de la famille qui gère le commerce. En terrasse, avancées sur le trottoir quelques tables pour aguicher le client.
Il y a comme cela plusieurs restaurants, une bonne dizaine, les uns plus chers que les autres, mais souvent pour les occidentaux. C’est une vraie petite ville de bord de mer français, typique. Pourtant nous sommes au Vietnam. Passer plusieurs patés de maisons, on trouve sur la droite, divers commerces, souvent des boutiques de souvenirs proposés pour les touristes. La spécialité de la ville est le vêtement fait sur mesure. Mais on trouve de tout ici. On peut même acheter des bijoux.
Un bloc est quand à lui spécialisé pour la restauration de rue pour touriste et pas cher. C’est une étendue de tables, les unes après les autres remontant vers le nord. Ce sont de vraies rangées. Chacune appartient à un chariot, chaque chariot est géré par une « Miss ». Chaque chariot permet de faire une cuisine rapide et pas cher. Chaque table est l’occasion de faire de nouvelles rencontres, de tous horizons. En continuant le long de la rivière et en approchant du pont qui relie la petite île à la ville, nous approchons de l’endroit où j’ai rencontré Didier pour la première fois.
Didier ou l’office du tourisme d’Hoi An :
C’est devant une petite galerie d’artiste, qu’il traine ses guêtres à Hoi An. C’est là où on peut le voir. C’est ici, sa seconde famille. Hier, pour l’anniversaire de la libération de la ville, elle lui avait préparé un bon repas, de famille, auquel il était convié comme faisant partie, de la famille. La galerie est géré par un vieux Monsieur et sa Dame. Puis comme partout, le reste de la famille n’est souvent pas très loin. Ici, il y a deux petits chiens, tout microscopiques, qui égayent un peu la rue.
C’est là, chaque jour, que j’étais sûr de rencontrer Didier donc. Cet incroyable personnage, à jeter son ancre dans cette ville, il y a maintenant 7 semaines. Depuis, il aide de son mieux les touristes perdus, ou permet des transactions avantageuses pour ceux qui savent ce qu’ils veulent. Il fait tout en somme. Chaque jour, il rencontre des personnes différentes. Aujourd’hui par exemple, mangeant chez Miss Than (il était un peu obligé, de peur d’être désobligeant m’a t-il confié), nous avons rencontré un couple de français, qui souhaitait louer une moto et partir à Hué par le col des nuages. Pas de soucis leur répondit-on en cœur.
Je leur contais mon aventure en roller, leur affirmant la beauté de leur initiative et Didier leur confirmait qu’il pouvait leur trouver les motards adéquates (les Easy Riders) pour un prix défiant toute concurrence. De plus, il se proposait de leur faire acheter quelques articles sur mesures. En somme, voici la définition de Didier : un service rapide de qualité et surtout, sur mesure. C’est une vraie agence de tourisme à lui tout seul. A trainer ainsi depuis 7 semaines en ville, il finit par connaître la plupart des commerçants. Impossible pour lui de se déplacer, sans dire bonjour à quelqu’un ou qu’on lui envoie ce fameux « bonjour » ou « Hello ». Et quand bien même ils ne se connaissent pas encore, pas de soucis, en moins de temps qu’il ne faut pour le penser, Didier rentre en contact avec n’importe qui, fille, garçons, vieux jeunes … Un vrai bonheur, simple, si humain…C’est ainsi que mes journées se passaient donc. Je sortais de l’hôtel, allais m’enquérir de ce qu’il faisait, déjeunions ensemble dans des gargottes où nous étions les seuls européens. Après avoir déjeuné, un petit tour au bistrot où à la galerie pour ce reposer. Connaissances ou internet l’après midi, aux heures les plus chaudes. Puis vers 18h, retour à la cantine, chez miss Than, pour diner, faire des rencontres, et parler pendant des heures. Elle est pas belle la vie ?
La ville historique :Et la ville me direz-vous ? L’attraction principale, le pourquoi les gens viennent à Hoi An ? Qu’en est-il de ces fameuses vieilles maisons chinoises, non détruites durant la guerre ?
J’ai effectivement fait mon « pèlerinage », dès mon premier jour. J’ai payé ma contribution à la reconstruction, par le billet d’un ticket coutant 75 000 Dongs, lequel est resté plus dans ma poche qu’autre chose.
En fait, je n’ai pas vraiment profiter du côté culturel de la ville. Je me suis baladé certes, mais on a vite fait le tour de ce petit hameau. Les vieilles maisons, sont remplis de familles prêtes à réciter convenablement leur texte pour parfaire au trip touristique. Costumes traditionnels, maisons traditionnelles, groupes de touristes traditionnels, bruyants et énervants …
Très vite, j’ai préféré me balader seul, à travers la ville, afin de mieux ressentir l’esprit villageois de la cité, plutôt que de suivre à tout prix les conseils du Lonely planet que tout le monde à en main.
Il n’y a pas que Didier qui était touchant dans ce village. Tous les gens autour de lui, des locaux était touchants.Personnages divers de la ville :
A commencer par sa « petite fille ». Une jeune fille des rues, une gavroche, une gamine qui traine, dans les pâtes des occidentaux, afin de satisfaire aux envies de son ventre. La version officielle est qu’elle est rejeté dans sa famille. Elle doit avoir quinze ans, ne vas pas à l’école et n’a pas de travail (contrairement à beaucoup des jeunes de son âge qui bossent).
A chaque soirée passée avec Didier, elle était là. Il l’a un peu pris sous son aile, mais ne soyons pas dupes, elles doit voir beaucoup d’autres touristes afin de pouvoir vivre sa vie …
Cette gamine est incroyable, elle parle anglais, elle l’a appris dans la rue. Elle connaît la ville comme sa poche bien sûr et dès qu’elle veut vous trouver, elle vous tombe dessus. Un vrai petit démon. Une vraie anguille, imprévisible, difficile à amadouer. Elle est sauvage, mais pas pour autant méchante, bien au contraire. On sent qu’il lui manque quelque chose qui commencerait par un grand A.Il y a ensuite les rabatteuses des tablées de restaurant. Des gamines, ou des vieilles, vous avez le choix. La plupart bafouille l’anglais, mais certaines arrivent à se débrouiller suffisamment. Ces enfants des rues, ont une vie difficile. Elles quittent vers 22h, quand elles ont commencé vers midi, pour le mieux. Elles semblent travailler 7jours/7. Pour autant, elles ont toujours le sourire, toujours la pêche pour attraper le moindre client qui passe, leur montrer le menu, interrompant leur repas si nécessaire.
Malgré ce tableau sombre, on ne sens pas de tristesse au fond d’elles. Surement de l’amertume et encore. Comme raconté, il n’y a pas de violence ici. Bien sûr, ce n’est pas une place pour des adolescentes de cet âge. Cette vision des choses, beaucoup de gens à Paris devrait la voir, repenser leurs conditions de travail par exemple. Je sais qu’on me lit, j’en profite pour l’écrire. Certains devraient avoir honte, chez nous de se plaindre pour un rien, ou de se plaindre tout court !Les Xe Om sont légions dans la ville. Pourtant, ce n’est pas le créneau le plus intéressant pour se faire de l’argent. Le cri de guerre de ces « guerriers » est le suivant : « Motobike ! Go to the beach » Impossible de ne pas y couper. Ils passent leur journée leur cul posé sur leur moto et attendent que le temps passe. S’ils se font recaler plusieurs fois par jour, au même endroit et par le même type de clients; ils n’en perdent pas moins leurs sourires et leurs joies de vivre ici. Didier leur à même conseillé de filer à Danang, pour ramener les clients ici, mais ils ont toujours refusé, surement que la ville leur plait trop, à eux aussi.
Il y a ensuite les touristes rencontrés sur la «route ». A chaque fois ce fut une occasion unique de converser enfin avec des voyageurs. Rien à voir avec l’ambiance de Hué ou de Hanoi où les routards ne se parlaient même pas entre eux. En quatre jours, j’ai rencontré avec Didier une italienne, un américain, un australien, deux français, une anglaise et un israélien.
Il y avait sûrement plein d’autres nationalités à rencontrer, mais pour si peu de temps, c’est vraiment pas mal. A chaque fois donc, c’est le même scénario qui se répéta.
Nous nous présentons chacun, moi comme un jeune gars qui traverse le pays en roller et lui comme un routard qui a bien roulé sa bosse et qui veut monter un restaurant de cuisine franco-vietnamienne. A tous les coups, l’assistance est comblée et nous en profitons pour savoir ce que nos interlocuteurs ont dans le coffre ! C’est ainsi, des heures durant que nous avons rencontré des gens totalement différents, mais ayant une chose en commun : le partage.En somme pour faire plus simple, Hoi An, c’est un peu le petit village gaulois d’Astérix. Sans vouloir endosser le rôle d’un personnage particulier, on peut facilement y voir les traits de la créativité de Goscinny dans les méandres de cette petite ville de campagne vietnamienne. On parlait même avec Didier, de la possibilité pour lui de devenir maire de la ville, tellement il devenait reconnu … Imaginez notre éclat de rire commun, lorsque l’on s’est rendu compte de l’absurdité de nos paroles.
Giao et Annie m’ont « rejoint » il y a peu. J’ai pu enfin voir des visages connus. Parler français et surtout roller avec des amis. Cela m’a permis un certain réconfort. Giao n’est pas venu les mains vides, il m’a rapporté l’appareil photo numérique de Pierrick (merci à lui décidément il m’a dépanné beaucoup de chose pour ce voyage) mais surtout il m’a fait la surprise de me ramener un petit pot de Nutella ! Là j’ai craqué, c’était trop d’émotion. En plus avec la chaleur, il était tout coulant, un vrai régal.
Ce matin, nous avons fait le trip jusqu’à MySon tous les trois. Nous avons booké un tour, partis à plusieurs dans un mini bus. Nous sommes allé visiter ce site touristique Cham qui est plus en état de ruines, par la faute des américains et de leurs bombardements, que parce que la nature l’aurait abimé.
C’est un petit site distant de 70km du village. Nous avions le départ à 5h du matin. A cette heure ci il fait quasiment jour. Nous sommes donc arrivés sur le site une bonne heure après. Nous étions parmi les premiers. Personne, pas un bruit d’humain. Par contre, la nature elle bourgeonnait. C’était un vrai régal, d’entendre ces cris d’oiseaux, de cigales, de singes (?) à travers la forêt. Il n’y a vraiment pas grand chose à voir là bas. C’est plus pour l’endroit que nous y sommes allés. C’est vraiment réconfortant d’être dans de tels lieux. De plus à cette heure ci il y fait très doux, c’est vraiment agréable. Passées quelques photos, nous sommes redescendus avec un peu de fatigue au village.
Hier soir, c’était vraiment un moment unique à Hoi An. Pour participer à la manifestation consistant à éteindre les lumières pendant une heure à partir de vingt-heure trente, heure locale, la ville avait couplé à cela, la commémoration de la libération de la cité des américains. Ainsi, à l’heure dite, il faut s’imaginer, une ville entière baigné dans le noir et qui laissait scintiller des milliers de bougies, tenues pour la plupart pas des enfants ou des personnes âgées. Pas d’euphorie particulière, juste une atmosphère, une ambiance. Le pont était rempli, car sur la rivière, des centaines de bougies flottaient, dans leur petite feuille de papier en forme de pétale. Une belle ambiance festive, comme lors de certains soir d’été en France, dans des petits villages, où les gens se retrouvent et sont juste heureux d’être là, simplement.
Edit
Je viens d’arriver en début d’après midi à Dalat, la Darjeeling vietnamienne, mais sans le thé.
J’ai bien eu raison de couper l’étape en prenant un bus.
Mon premier bus, le sleeping bus fut vraiment horrible, une horreur, j’étais encore dans les places du fond. J’avais plus le sentiment d’être dans un manège de la foire du trône que dans un bus de nuit longue distance. J’avais à côté de moi un couple de norvégien, super sympa et deux vietnamiens. Pas beaucoup de place donc.
Heureusement, le trajet ne dura que « 12h » sur le créneau de nuit. Ce qui alléga le trajet, même s’il fut difficile.
La connexion à Nha Trang fut plus difficile, j’ai du attendre une demi heure dans un café. Un autre bus est arrivé à 7h30, puis nous avons patienter ¾ d’heures, sans qu’on nous dise rien car un jeune est venu bricoler des fils électriques …
Le trajet fut donc très longet très animé. La route, était vraiment mauvaise et j’ai bien eu du nez de ne pas tenter l’ascension en patin. De Phan Rhang j’aurais au moins mis deux jours au grand minimum. J’ai pu observer la route sur tous le parcours. Très peu d’espace, beaucoup de trafic et des bas côtés complètement ravagés. Pas mal de tronçons de la route en travaux, ce qui veux dire beaucoup de trous, de cailloux, de ralentissements … Rien à voir avec les belles portions que j’ai pu faire dans le nord.
L’ascension enfin était interminable, au début le pourcentage était raisonnable, longue route mais pas trop de dénivelé, mais certaines portions était interminables et surtout très très pentues, un vrai calvaire.Je pense que je vais rester deux jours ici car même si la ville n’est pas très belle, une ville de montagne c’est toujours une belle chose à voir.
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Merci à Didier de m’avoir fait partager autant de bons moments, c’était vraiment super, j’espère le revoir plus tard sur la « route ».
Merci à Giao et Annie, pour leur soutien et Giao promis à Paris, je te revaudrais la chandelle de l’addition !!!![]()
Par Goyan








Bonjour Goyan,
que de plaisir d’imaginer toutes tes rencontres, là route c’est aussi ça tout comme là vie tous ces petits bonheurs que nous donnent ceux que nous rencontrons, on peut dire bravo à tout ce monde et à toi de nous le faire partager !
On t’aime ! GO !
tu as pleuré pour un pot de nutella!!! arêt..c abusé
MOUAHAHAHAAAAAAA
mdr, Go, pr le pot de Nutella !! ^^
Décidément, je savais qu’il y avait une réelle « fascination »…mais je ne me rendais pas compte à quel point cette pâte à tartiner pouvait susciter autant « d’émotions »
Nutella-Powaaaaaaaaaaaaa
(à qd le sponsor ?? :-p)
PS : sans transition…je parie que « Stéf le redoutable » a encore veillé jusqu’à tard cette nuit, lol
Dalat … ta grand-mère en parlait beaucoup. C’était une station d’altitude pour l’establishment colonial. Cela ne nous étonnes pas si elle n’a pas beaucoup de caractère.
Nous sommes heureux que tu aies su t’adapter et tenir compte des expériences passées. En écologie, l’avenir appartient aux espèces qui savent s’adapter. Ne prends pas l’usage du car comme un renoncement mais comme un signe d’intelligence.
Quand nous nous reverrons JCR t’expliquera la différence entre « pousser » une brouette (très difficile de contrôler la trajectoire) et « tirer » une brouette (beaucoup plus facile à contrôler). En particulier quand la brouette, comme ton SD, n’a qu’une roue. Et encore plus quand ses deux manches ne sont pas écartés.
Hum ! Il nous est « facile » de t’expliquer çà de très loin, nous qui n’avons pas à pousser de SD… à des centaines de mètres d’altitude en plus …
Cela aurait été plus directif s’il y avait eu 2 roues. Mais il fallait que ces 2 roues soient petites, donc t’aurait demandé plus d’efforts.
Je ne suis pas certaine que ces considérations de physique te seraient de beaucoup d’utilité. JCR non plus d’ailleurs.
On continue à te suivre tous les jours dans ton voyage.
Les lampions nous ont beaucoup plu, tellement ils sont fréquents en Asie. C’est extraordinaire comme ces photos que nous découvrons ressemblent à ce que nous imaginions en te lisant. La magie des mots, l’ambiance et les couleurs redécouverts à travers les photos. Cette luxuriance de végétation. Ce caractère des rues ou des sites. C’est beau, et c’est BEAU avec toi.
Inutile de t’encourager, « la force est en toi », mais surtout l’intelligence du terrain.
Comme nous te l’avons déjà dit, fait nous cadeau de tes mots, tes images, tes souvenirs, ta plume.
Continues à nous faire rêver et comprendre aussi.
As tu envisagé d’autres modifications de ton trajet, que l’on puisse y aller voir sur google earth .
T’embrassons très fort et ..
A demain !
Blague à part : JCR n’aime pas la couleur de tes patins… ! ? c’était une blague.
merci, les photos sont le petit plus (merci à Pierrick), comme la crème sur la tarte ou… comme le nutella sur la tartine comme tu dirais certainement (ou inversement peut-être? le pain sous le nutella).
bonne journée à toi, je vais me coucher
Bonjour Cathy
Je ne pense pas vraiment changer mon parcours, juste le raccourcir si je sens que c’est trop dur. En fait j’avais pour ville repère Darjeeling et cela n’a vraiment rien à voir mais ce n’est pas grave content d’être venu ici tout de même.
Biz à vous deux.
Salut Goyan,
Je suis vraiment navré de lire les difficultés que tu rencontres pour apprendre à skatedriver, et que ça te gâche ton voyage. C’est pour t’éviter de telles déconvenues que je t’avais encouragé à apprendre les techniques à vide, pour ne pas commettre l’erreur classique de faire du roller en poussant une charge. Pour ça, un diable fait l’affaire.
En voyant la photo, je peux tout de suite de dire que je ne suis pas surpris que tu souffres des bras car tu l’utilises comme une brouette alors que ça n’en est pas une. Ta charge est beaucoup trop en arrière par rapport à l’axe de la roue. Tu fais donc supporter à tes bras une charge anormalement importante : Il n’est pas surprenant dans ces conditions qu’ils souffrent, et que tu aies beaucoup de mal à le contrôler et à faire corps avec. C’est bon pour une brouette de faire supporter aux bras plus d’un tiers de sa charge. Mais une brouette est conçue pour être portée par des timons encombrants, écartés, avec des poignées orientées dans l’axe du trajet soutenues par des bras tendus.
Sans craindre de paraphraser la notice d’emploi, je te confirme que ton skatedrive ne relève pas du tout de cette conception, et qu’au contraire de la brouette, la charge doit être supportée en quasi-totalité par la roue, quelle que soit son importance. Tes bras ne doivent supporter qu’un à 1.5 kilo, grand maximum 2 si ce n’est pas bien équilibré. Mais ils ne doivent pas non plus supporter moins de 500 gr et en aucun cas retenir les poignées.
C’est évident que dans les conditions où tu l’utilises, les montées te posent des problèmes, puisque tu ne peux pas t’appuyer sur le guidon déjà surchargé. Ce qui est dommage, c’est qu’en supprimant le coffre, tu as aussi supprimé la fonction de béquillage verticale qui est très utile pour charger et bien équilibrer d’avant en arrière, l’équilibrage latéral étant finalement assez peu important.
Même s’il est maintenant trop tard pour apprendre à en tirer meilleur parti, il est en revanche encore temps d’apporter cette correction nécessaire à l’agrément de ton voyage.
N’ayant pas appris la poussée latérale, tu ne peux ni ne pourras pas en tirer profit dans les montées J’imagine dès lors que c’est très difficile de pousser un poids mort en faisant du roller, comme certains le font avec une poussette d’enfant.
Je te suggère alors dans les montées de porter le sac sur ton dos comme tu le ferais en roller, puisque tu maîtrises bien les techniques du roller, et de pousser le skatedrive à vide.
Mais si c’est encore plus difficile de porter le sac en montée plutôt que le pousser, je ne peux que t’inviter à déchausser dans les fortes montées, en faisant porter au skatedrive et seulement à lui ton sac et tes rollers. Ça ne changera pas beaucoup ta moyenne, mais ça te fera en revanche gagner beaucoup d’énergie. Tant qu’à monter à la vitesse du pas, il n’y aucune honte à tirer un meilleur parti de ta poussée pédestre.
On est tous pareil, on ne lit jamais les notices, sauf quand on rencontre des problèmes. J’espère que ces quelques conseils amélioreront ta route. Bon courage pour la suite en tous cas. Et bravo pour ton récit captivant.
Oui merci beaucoup, je sens mieux le SD avec un peu de route maintenant. Une vraie tête de mule je suis
Comme dirait Thibault, c’est devenu mon ami maintenant.