Compte-rendu du Dimanche 5 avril 2009.
Etape 6 – Long Bien, famille de Giao.
Pratiquement pas dormi.
De 21h à 2h du matin, tentative de « sieste ». Le grenier situé à l’étage de la petite maison, rustique à souhait, m’a permis de dormir quelques heures, mais pas plus, car, les différents chiens alentours n’ont cessé d’aboyer, rajoutant à ceci la force du vent courant sur la tôle, une vraie toile de cinéma.De 2h à 6h, je n’ai dormi que d’une oreille. Les étapes dures ont du mal à passer facilement au niveau du corps. La récupération est importante, mais là, impossible de faire le difficile. Je dois me contenter du peu que l’on me donne, ce qui est déjà beaucoup, car l’étape pouvait se finir en deux options différentes :
- La première: dévaler la montagne en voulant rejoindre Phan Thiet (la limite du rêve en somme), avec mes roues jaunes, non utiles pour les routes trempées (impossible de démonter pour mettre les roues de pluies car aucun abri et il pleuvait des cordes) en priant pour ne pas chuter à chaque virage. Rouler le plus loin et le plus longtemps, tout en sachant que je n’avais plus d’eau ni à manger …
- Deuxième option, tenter de trouver un abri et y passer la nuit, seul, mais, je n’ai jamais pris la pleine mesure de l’endroit où je m’étais aventuré. J’étais dans une zone déserte, inhabitée, seule la forêt en est maître.
Heureusement pour moi, la providence, le destin, le hasard (appelez-cela comme vous voudrez) m’a permis de rencontrer une présence humaine, au bon moment et au bon endroit ! J’ai donc passé la nuit dans ce gite de fortune, un baraquement, une cabane, au milieu d’autres, là où tous se rejoignent afin de ne pas rester seuls.
Du haut de mon promontoire, je peux, dès mon réveil, contempler l’étendue de l’endroit où je me trouve. Une superbe vallée se déroule sous une lumière somptueuse, matinale. Les lumières sont éclatantes de beauté, on voit les montagnes, mêlées aux nuages, des successions de gris, de verts, de bleus …
Je fais la connaissance du fameux café vietnamien. Il est extrêmement fort et j’ai du mal à avaler le peu de centilitres que l’on me propose en guise de petit déjeuner. Je tente de ne pas faire la fine bouche mais c’est beaucoup trop fort pour moi. Je prépare les affaires, m’habille, il est temps pour moi de partir, même si vraiment, l’envie de rester un peu plus dans un tel endroit m’a traversé l’esprit, tellement les gens y sont gentils et souriants ; et que la nature est si belle.
Mon ambition de la journée : rejoindre Phan Thiet puis de là, prendre un bus et rejoindre Vung Tau, ou plus précisément Long Bien, petit village où réside une partie de la famille de Giao. On va donc voir, que d’une idée de programme bien occidentale, on va se retrouver à en baver toute une journée pour au final, pas vraiment obtenir ce que l’on désirait, car il y a toujours des imprévus sur la route.
Le petit hameau où j’ai passé la nuit n’est pas vraiment situé sur le meilleur emplacement pour commencer l’étape. C’est une sorte de petit plateau, la route y est sinueuse, elle monte, elle descend, capricieuse. Ici, il y a de petits faux plats montants et descendants. Les premiers mètres sont donc une petite mise en jambe, mais j’espère de toutes mes forces que cela ne sera que l’apéritif et que pour l’entrée, j’aurais droit à une « petite descente ».
A 7h du matin, premier arrêt vidéo. Il fait déjà chaud et je transpire pas mal. Je suis seul sur la route. La luminosité du matin, la fraicheur, tout ce décor, c’est vraiment magique. Je suis dans la forêt, perdu, mais heureux d’y être car je sais bien que personne ne vient ici. La végétation est dense, luxuriante. On entend la forêt, la nature, les animaux … L’homme n’est pas du tout présent dans cette région, ce qui est un vrai bonheur pour celui qui la visite.
Enfin, j’aperçois le signe que je recherchais depuis hier après midi et mon interminable ascension : le moment de la descente. Je comprends qu’à partir de là où je suis, je vais enfin pouvoir m’échapper de cette zone qui m’a fait tant souffrir.
Le ruban de route n’est vraiment pas large, mais il est suffisamment beau et roulant pour savoir que je souffrirai moins qu’à la descente du col des nuages. Je m’engage donc dans la descente, heureux comme un gamin d’avoir enfin trouvé la solution.
La descente s’amorce, aisément, j’ai maintenant compris l’utilisation du SD. Je m’engage donc sereinement pour une bonne quinzaine de kilomètre en descente. Toutes les bornes que j’ai grimpé hier, je vais pouvoir les savourer dans l’autre sens. Successions ininterrompues de virages, gauche, droite, j’ai même trouvé une passe en lacet. La végétation reste la même pendant plusieurs kilomètres. Le décor est somptueux, magique, calme, idyllique. A partir de bonne heure, je bénéficie encore d’une superbe lumière, même si elle doit être encore plus belle vers cinq ou six heures du matin.
L’altimètre ne cesse de me prouver que je peux commencer à espérer un retour à une vie normale. Les chiffres descendent rapidement, affichent 1100m, 900m, 500m, puis très vite j’arrive à environ 300m … Aucun panneau n’indique les pourcentages des côtes, aucune indication de distance par rapport à tel ou tel point. Quelques bornes kilométriques indiquent des repères, mais les villes sont trop loin …
Je m’arrête à plusieurs reprise dans la descente. Je prends des photos, je filme, j’écoute, je regarde, je profite, j’observe, je contemple, je m’étonne, je savoure ma place parmi la grande nature. Je regrette de quitter ces lieux qui semblent magiques, mais il faut que je regagne ma place, parmi les hommes, la société, les villes, les bruits, les rires, les motos, l’argent …
Après avoir bien dévalé la montagne, je me trouve dans une petite vallée qui suit le lit d’une rivière. Les paysages me rappelle la vallée du Dra au Maroc. La différence majeure, c’est que là bas, il n’y avait pas de végétation. On a droit à des paysages lunaires, arides, désertiques ; alors qu’ici, c’est vivant et luxuriant. Beau et verdoyant.
La route suit le cours d’eau, c’est féerique. Plus on descend, plus le soleil montre le bout de son nez.
Je sens bien que je vais attaquer la deuxième partie de l’étape. Une longue route de plaine, dégarnie, qui m’exposera dangereusement au soleil et à la soif. Après avoir dévalé la montagne, je retrouve un peu de civilisation. J’aperçois quelques baraques, quelques maisons ; de la vie. Je souffle un peu et semble soulagé. Mais je vais vite déchanter.Le bourg que j’aborde est juste à la frontière de la forêt. Une fois les virages descendus, il y a des barrières qui font office de limite. Je ne cesse de me demander quel est cet endroit ? Est-ce une réserve naturelle ? Une réserve de bois ? Une jungle ? Malheureusement, personne pour me répondre. Le mystère restera donc bien entier, cela me laissera un goût encore plus savoureux quand je repenserai à cet endroit où j’ai dormi.
Une fois les premières maisons abordés, je tente de déceler des caisses de boissons, des panneaux indiquant de la vente de nourriture, quelque chose à me mettre dans le bide et surtout de quoi me désaltérer.
Ma première halte fut donc bien infructueuse. Je m’arrête à une petite maison où j’aperçois quelques bouteilles de sodas. Les locaux sont souriants à souhait de me voir débarquer. Je suis encore dans la campagne, les maisons qui bordent la route, baignent dans la terre, la poussière. Je demande à boire. Ils n’ont pas grand chose. Ils n’ont rien de frais. Mais je prends quand même. Je m’avale une eau pétillante, la bouteille est vieille et pas très fraiche, mais elle fera l’affaire.
A mes pieds, se baladent de petits volatiles qui découvrent comme leurs propriétaires, mes rollers. C’est à la fois une maison, une ferme et un commerce. Une route de nulle part. Surement des fermiers donc, des cultivateurs, des campagnardes. Leur peau est belle. Ils sont en tenue légère, pieds nus, à l’abri du soleil. Le far-west en somme.
Les gamins, au nombre de trois, se cachent mais m’observent et dès qu’ils croisent mon regard, me gratifient d’un sourire généreux. Pourtant, je ne reste pas longtemps. Ma journée est loin d’être finie et vu qu’il n’ont rien pour moi en terme de rafraichissement, autant partir le plus tôt possible.
J’ai, au niveau du moral, bien rechargé les batteries. Je viens de boire et d’alimenter mon corps avec une ressource indispensable. Cela me permet de reprendre la route plus sereinement. Plus en confiance. Malgré cela, je reste réaliste. Je sais que plus les minutes avancent, plus la chaleur augmente; il me faut me dépêcher si je ne veux pas me retrouver cramé dans cette zone découverte.
L’étape de transition avant d’arriver à Phan Thiet est le village de Mâ lam. C’est le seul endroit qui m’ait été indiqué sur les bornes kilométriques. Mon seul espoir de pouvoir me ravitailler avant la lointaine Phan Thiet. Je roule donc plein sud, tentant de m’économiser au mieux. Il ne me reste pas beaucoup de bornes à faire, mais que c’est long. Je n’arrive pas à mettre la main sur ce village, tout comme j’ai eu du mal à m’extirper de la forêt pendant deux jours. Tout se mérite, même de manger, même de boire. La chaleur arrive, étouffante.
J’arrive enfin à trouver de quoi me satisfaire. J’approche du village, mais déjà, un marché se propose à moi et quelques boui-boui où je vais pouvoir me poser. Je vais au plus offrant à celui ou celle qui saura m’interpeller le plus facilement, qui m’attirera à lui. A peine arrivé dans la zone, sur ma gauche, je vois des vietnamiens mangeant des soupes et les commerçants m’attirant avec de somptueux sourires et autres requêtes afin que je me pose chez eux. Ma halte se fera ici, pas plus loin, j’en ai marre, je n’en peux plus, j’ai faim, soif, je suis fatigué, mais soulagé d’avoir retrouvé quelques repères.
Le décor est planté, le scénario peut se répéter, inlassablement. Ici, plusieurs étals se jouxtent. Je m’assois à coté d’une très vieille dame, mangeant sa soupe et s’enfuyant à mon arrivée. Je perle à nouveau de sueur, ma première demande fut de boire, ensuite j’aviserais.
Pas de coca, pas de bouteille d’eau « La Vie » qui est une eau produite par Nestlé et surement la meilleure eau minérale du pays. Ici en rase campagne, seul Pepsi a réussi à introduire son eau infâme : Aquafina. Mais je ne fais pas la fine bouche et je prends ce qu’on me propose. Je savoure, l’eau qui m’est proposé. Enfin, je peux réguler mon corps, faire baisser la température, souffler, récupérer, m’acclimater.Je commande une soupe, meilleure remède contre la déshydratation. A la différence d’autres haltes, j’ai le sentiment ici d’être une « attraction » positive. Je suis entouré d’une vingtaine de badauds, qui passent, vendent, mangent, parlent, regardent … Le SD et les rollers sont l’objet des premières interrogations. Un anglophone commence la traduction du rituel, pourquoi mon amie ne voyage pas avec moi, mon âge et d’où est-ce que je viens ?
J’adore les bouillons, partout où je vais, j’en goûte des nouveaux. Leur goût rassure et permet à mon corps de se refaire une bonne santé. Et comme souvent dans les pays chauds, il est bon de boire chaud, ici je ne me prive donc pas.Après qu’on m’ait questionné en bonne et due forme, il apparaît souvent qu’une personne veuille tester les patins. Moi, totalement intégré dans mon nouvel « habitat » de quelques heures, je me lève et aide ce jeune gaillard à chausser ces grosses boots. Les boucles micro-métriques sont pour moi l’occasion de l’accompagner de la meilleure des façons et de montrer à tous que cela me fait plaisir et ne me dérange nullement. Puis vint le lancement. Souvent ceux qui tentent l’aventure, arrive à tenir quelques minutes debout. C’est un peu une nouvelle forme de rodéo, le roller dans la campagne.
Tenez, une assemblée, assise bien à l’ombre, une asphalte où passe toute la région comme scène, un jeune vietnamien qui tente de faire sensation en voulant dominer des patins à roulettes. Eh mais c’est qu’il se débrouille pas trop mal ce petit gars. Une fois levé, il se lance sur la route, tout sourire. Les gens sont ébahis car il arrive avec dextérité à s’extirper de l’ombre. Quelques mètres puis un demi tour plus loin, ouais, tous le monde le suit du regard. Il se met en arrière, éblouis, les spectateurs n’en perdent pas une miette.
Puis arrive ce qui devait arriver. En se déséquilibrant, ses jambes ainsi que les patins, sont partis en arrière, quand à son buste, il est allé s’écraser doucement sur le bitume. Un vrai spectacle !L’assemblé alors, s’est mise à rire de concert et à profiter de ce nouveau divertissement : chuter en roller. Du plus jeune au plus vieux, ils se sont mis à rire d’une telle force, que malgré ma fatigue et mon envie plus de me reposer que de jouer, j’ai réussi à rire également bien volontiers.
Ce n’était pas de la moquerie telle que l’on peut la connaître, mais un de ces rires innocents et gentils qui veut simplement dire : «Ah, ah, bien tenté; ça va ? » J’ai juste eu le temps de sortir ma caméra et d’immortaliser ce moment qui en fera rire plus d’un.Une fois la soupe avalée et le spectacle passé, l’essentiel des badauds sont retournés à leurs occupations respectives. Juste à côté de l’endroit où je mangeais se tenait une autre famille. Leur fille, la quinzaine même pas, tenait un petit chariot qui faisait office de sandwicherie. Je me lève et lui en prend deux. Alors, sa mère, et son petit frère sorti de nul part, m’accompagnèrent dans ma collation. Personne ne se comprenait. Mais seuls les sourires et les gestes comptent en ces moments.
Malgré le fait que je mangeais chez le voisin, ils sympathisèrent avec moi. La mère insistante, voulait à tout prix que j’embarque sa fille, de ce que j’en ai compris bien sûr … Même si ce n’est pas (encore) le cas, je suis obligé partout où je passe de dire que je suis marié, sinon je ne sais pas ce qui pourrait m’arriver !
Je laisse passer du temps, je me repose, j’observe la vie locale pour quelques heures, les étals sont déballés, les stores repliés. Les uns passent, les autres restent. Ce sont des enfants qui tiennent les commerces. Je me plais à rester ici, mais avec notre mentalité occidentale, notre culture et notre façon de voir la vie, pourrions-nous rester plus longtemps sans rien se dire ? Cette réflexion peut bien sûr se prévaloir n’importe où ailleurs dans le pays …
Ce pays comme un autre, est un extrême, un condensé de ce que nous n’avons pas. Les gosses, ne vont pas tous à l’école, n’ont pas tous des uniformes, n’ont pas tous de motos. Beaucoup par contre, travaillent, triment, bossent, rament, galèrent … Ils travaillent dur, tous les jours, toute la journée. Leur quotidien, c’est la route, leur bout de bitume, c’est leur cour de récréation. Des étrangers comme moi, ils n’en voient pas passer tous les jours, alors si je peux leur apporter un peu de « bonheur » tout relatif bien sûr …
L’heure du déjeuner est passée. Il faut que je rechausse. Je sens quand mon corps est prêt pour pouvoir reprendre la route. C’est toujours utile d’écouter son corps, afin de ne pas se laisser surprendre plus tard sur la route. Comme l’imprévu rythme les journées, mieux vaut ne pas prendre de risques. Boire et manger assez. Dormir si besoin. Quand il faut partir, il faut être prêt afin de ne pas se rasseoir deux minutes plus tard, dans un lieu inconnu.
Plus que vingt bornes. Il n’est pas trop tard, treize heures maximum. C’est fou de se dire qu’il faut avaler les kilomètres à cette heure-ci, sous la chaleur, mais le programme est encore long et chargé. L’inconnu est mon quotidien.
La ville de Phan Thiet n’est plus très loin, quelques kilomètres seulement. Pourtant, il va me falloir beaucoup de courage et dépenser beaucoup d’énergie pour arriver au bout. Le soleil est incroyablement puissant à cette heure-ci de la journée. Pas d’ombres, tous le monde bien caché sous leur bob, casquette et autres chapeaux. Moi je ne garde que mon casque, méprisant l’astre le plus puissant de notre galaxie.
Les kilomètres ne veulent pas descendre. J’ai toujours ce maudit vent de face qui m’empêche de rouler aisément. Pourtant la route reste belle, surtout les bas-côtés, bordés par des rizières d’un vert splendide. A l’ouest et au sud, l’horizon est bordé par des montagnes. Ces fameuses montagnes qui m’ont données bien du fil à retordre. A y réfléchir, je n’aimerai pas être dans la situation inverse : remonter la route dans l’autre sens, vers le nord, afin de m’engager dans une aventure complètement folle.
Je roule lentement. Je me mets dans les roues des étudiants. Cela les fait sourires et moi me permet de rouler à un rythme facile. Je ne suis pas si fatigué que cela. Mais le moral est bas. Alors je m’économise.
Phan Thiet est là toute proche.
Je fais un stop photo et vidéo à la pancarte mais je ne suis qu’à la périphérie.Petite pensée pour ma mère car elle est née officiellement ici.
Je parcours la ville à la recherche d’un hôtel. J’ai besoin de me poser et d’avoir des informations concernant la gare routière. Il doit être 15h30 et le temps ne joue pas pour moi.
Il fait une chaleur à mourir. Je ne me suis pas couvert la tête suffisamment et je me rends compte de mon erreur. L’enchainement des pas se fait de plus en plus lourds.
Je m’enfonce dans la ville. Je ne sais même pas à quoi elle ressemble, pour la première fois, je m’aventure dans une ville, sans carte, sans plan.Je franchis un pont et j’aperçois un bel hôtel. J’y fonce. On m’indique une gare plus au nord. Là ou j’étais. Je fais vite alors, je tente de m’approcher de la mer. Ca serait bien que je puisse la voir. Je repère sur un plan de l’hôtel qu’elle n’est vraiment pas loin. Je fais un tour vite fait, mais un nombre affolant de maisons fais barrage et m’empêchent d’accéder au rivage. Je suis à découvert, le soleil cogne. Impossible de continuer comme ça, je sens que je vais mourir. Je retourne sur mes pas et je vais tenter de joindre la gare.
Sur la route, je cherche un restaurant. Il faut vraiment que je me pose et que je boive quelque choses de frais. Juste avant l’hôtel où j’étais, j’en choisis un. Les gens hallucinent me voyant arriver ainsi. Je me pose, laissant le SD dehors, la rue, je ne m’en soucis guère, c’est plus l’ombre qui m’intéresse.Je mange une bonne soupe et bois un bon 7up bien frais. Un vieux monsieur s’approche. Il parle français, c’est le patron de la famille qui tient la boutique. Malgré son vieil âge, il semble tout à fait se rappeler de certains mots. Le moment de répit est tout ce dont j’avais besoin. Une fois la soupe avalée et pris ma dose d’ombre, je m’en vais retourner à l’hôtel qui était à deux pas.
Je leur explique que je n’arrive pas à trouver la gare. Je tente de joindre Giao qui semble être ma seule aide. Le mieux selon lui, serait de dormir à Phan Thiet et de prendre un bus le lendemain pour le rejoindre. De toute façon je n’ai plus le choix, il est tard. Selon lui, les bus qui desservent Long Dien, ne partent qu’à 12h30 ; chaque jour.
Je me résigne. Il est trop tard pour quitter la ville, l’étape fut une fois de plus pénible et fatigante. J’ai trouvé un hôtel, c’est le principal. C’est un deux étoiles, j’aurais aimé trouver moins mais je n’ai plus envi de chercher là !
Je prend une chambre. Je passe à la douche, relaxation. Une heure plus tard, je vais dans le hall pour me connecter sur le net. Je parles avec un jeune homme à côté de moi. Il est chinois. Je lui propose de manger avec lui, puisque je connais une bonne adresse ; il me répond oui.
Quelques minutes plus tard, il me dit que nous pouvons y aller, en haut, à l’étage. Je lui dis que je ne comprends pas car je pensais que nous allions diner ensemble dehors. Il me répond qu’il a des amis ici et qu’ils vont m’inviter à dîner. Ainsi, je me retrouve au septième étage d’un hôtel de « luxe ». Une petite table de cinq personnes nous attends. Ce sont des vietnamiens et chinois qui travaillent dans le commerce. Cela doit les amuser de voir un occidental dans cette ville. Nous passons une petite partie de la soirée ensemble, mangeons, discutons, rigolons sur des choses simples comme par exemple nos prénoms, qui sont l’un pour l’autre imprononçables.
Une fois le repas fini, nous nous quittons. Je repars sur le net pour compléter mon récit d’hier. J’ai pris du retard. Je vais taper mon texte de 22H30 à environ 3h du matin. Cela va me permettre de voir comment fonctionne un hôtel pendant une partie de la nuit. Il y a d’abords un service de garde. Ensuite, les employés qui travaillent, étendent des matelas à même le sol, veillent et dorment en même temps du mieux qu’ils peuvent. Quand à moi, je reste éveiller par l’écran du mini pc, à saisir mes récits.
Ces deux journées furent extraordinaires. J’ai beaucoup appris en perdant ainsi. Le projet va être reconsidéré c’est sûr. Mais l’essentiel est d’avoir réussi à passer cette fichue montagne. J’en suis vraiment content. Je vais pouvoir dormir un peu et demain je récupérerai dans le bus. Tout est bien qui finit bien.
par Goyan






Mercredi 8 avril 2009
allez go!!!!!!!!! courage!!!!!!!!! bisous caro
Jeudi 9 avril 2009
bonjour, bonsoir,
j’espére que tu as retrouvé la famille de GIAO et avec eux un cocon, prends bien soin de toi, il n’est que 22 heures 30 à Paris je vais dormir en rêvant de riziére. Aprés tous tes efforts physiques, quel courage de nous faire vivre grace à ‘écriture ton pèriple !gros bisous et courage pour la suite, je ma languis de voir les vidéos !
Lundi 13 avril 2009
ha mais j’avais meme pas vu ton blog goyan et j’avais meme pas compris que tu étais partis en roller en tout cas je viens de lire les résumé c »est génial alle courage
Lundi 13 avril 2009
courage go! courage!
Vendredi 17 avril 2009
Merci goyan, ça fait du bien et puis ça fait reflechir aussi! belle ecriture, bravo.
Crée toi des souvenir MONSIEUR c’est tout ce qu’il reste finalement.
Samedi 18 avril 2009
Ces 10 jours de silence commencent à être pesants… Est-ce que tout va bien ?
Samedi 18 avril 2009
En fait Goyan est rentré sur Paris cette semaine. Plus de news bientôt :0)
Dimanche 19 avril 2009
salut mec eh ben la je vois que tu commences a prendre conscience ce dans quoi tu t’es embarqué
il faut que tu gardes le moral mec on est avec toi
en tout cas dans les pensées hiihihi je crois que ca forge l’homme ce genre de voyage
Dimanche 19 avril 2009
Salut Mr Go, j’étais absent de tes news un bout de temps, mais je rapplique !
Pour voir que tu es immergé dans l’aventure jusqu’au cou. BRAVO à Toi !
J’ai lu un peu de ton carnet de bord et vu tes photos, c’est vraiment très dépaysant, on y sent que c’est aussi dur, mais qu’il y a des moments de bonheur. J’espère que tu en tires le meilleur, de tout ça.
En tout cas je crois que tu en sortiras changé.
Merci de nous faire partager ce que tu vies, je te souhaite du courage et du plaisir, pas trop de bobos, mes pensées chaleureuses, mais j’espère raffraîchissantes ( ! ) t’accompagnent.
Ciao Goyan,
de Valéry
Jeudi 23 avril 2009
Bonsoir Goyan,
Les vacances scolaires m’ont éloignée du web et je me réjouissais à l’avance de lire la suite de ton « périple ». J’espère que ton retour à Paris n’a rien de grave.
Encore merci d’avoir partagé toutes ces émotions et découvertes avec nous
Amitiés,
Jeudi 23 avril 2009
salut a toi goyan la famille magneron est tres fiere de toi . tu sais que tu n’est pas tout seul qu’on pense a toi j’ai pris le temps de lire ton étape n°6
je suis arivé au bout c’est plaisant a lire et tu sais parler des petites choses de la vie et les faire partager . prendre du temps pour les écrires c’est contraignant tu brules ton capital récuperation mais je pense que cela t’apporte aussi beaucoup bravo a toi louis
Jeudi 23 avril 2009
il y a encore de nombreux admirateurs qui rêvent de se retrouver en roller avec toi !
Jeudi 23 avril 2009
bonjour a toi la famille magneron est fiére de toi.
Jeudi 23 avril 2009
je ne sais pas sii cela a marcher la thecnologie me fait chier louis