Compte-rendu du Dimanche 5 avril 2009.
Etape 6 – Long Bien, famille de Giao.
Pratiquement pas dormi.
De 21h à 2h du matin, tentative de « sieste ». Le grenier situé à l’étage de la petite maison, rustique à souhait, m’a permis de dormir quelques heures, mais pas plus, car, les différents chiens alentours n’ont cessé d’aboyer, rajoutant à ceci la force du vent courant sur la tôle, une vraie toile de cinéma.De 2h à 6h, je n’ai dormi que d’une oreille. Les étapes dures ont du mal à passer facilement au niveau du corps. La récupération est importante, mais là, impossible de faire le difficile. Je dois me contenter du peu que l’on me donne, ce qui est déjà beaucoup, car l’étape pouvait se finir en deux options différentes :
- La première: dévaler la montagne en voulant rejoindre Phan Thiet (la limite du rêve en somme), avec mes roues jaunes, non utiles pour les routes trempées (impossible de démonter pour mettre les roues de pluies car aucun abri et il pleuvait des cordes) en priant pour ne pas chuter à chaque virage. Rouler le plus loin et le plus longtemps, tout en sachant que je n’avais plus d’eau ni à manger …
- Deuxième option, tenter de trouver un abri et y passer la nuit, seul, mais, je n’ai jamais pris la pleine mesure de l’endroit où je m’étais aventuré. J’étais dans une zone déserte, inhabitée, seule la forêt en est maître.




