<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Go to Vietnam</title>
	<atom:link href="http://blog.pucroller.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://blog.pucroller.com</link>
	<description>Voyage d&#039;un PUCiste en Asie du Sud-Est</description>
	<lastBuildDate>Wed, 29 Apr 2009 12:57:12 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
		<item>
		<title>Quelques nouvelles!</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/04/29/quelques-nouvelles/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/04/29/quelques-nouvelles/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 12:57:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Etienne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=342</guid>
		<description><![CDATA[Cela fait maintenant un peu plus d&#8217;une semaine que Goyan est de retour en France. Son séjour s&#8217;est très bien passé, il a juste écourté son voyage de quelques jours. Il n&#8217;y a pas eu d&#8217;article depuis son retour car il s&#8217;est légèrement blessé à la main lors d&#8217;un entrainement ce qui l&#8217;empêche temporairement de taper [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cela fait maintenant un peu plus d&#8217;une semaine que Goyan est de retour en France. Son séjour s&#8217;est très bien passé, il a juste écourté son voyage de quelques jours.</p>
<p>Il n&#8217;y a pas eu d&#8217;article depuis son retour car il s&#8217;est légèrement blessé à la main lors d&#8217;un entrainement ce qui l&#8217;empêche temporairement de taper à l&#8217;ordinateur (il s&#8217;est blessé à Paris, comme quoi il est plus dangereux de faire du roller dans la capitale qu&#8217;à l&#8217;autre bout du monde).</p>
<p>Rien de grave cependant, il sera très bientôt de retour sur le blog pour nous parler de la fin de son périple.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/04/29/quelques-nouvelles/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Etape 6 : Gia Bac – Phan Thiet : 100km</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/04/08/etape-6-gia-bac-%e2%80%93-phan-thiet-100km/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/04/08/etape-6-gia-bac-%e2%80%93-phan-thiet-100km/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2009 07:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Etienne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Roller]]></category>
		<category><![CDATA[visite]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[état d'esprit]]></category>
		<category><![CDATA[population]]></category>
		<category><![CDATA[Skate-drive]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=327</guid>
		<description><![CDATA[Compte-rendu du Dimanche 5 avril 2009. Etape 6 &#8211; Long Bien, famille de Giao. Pratiquement pas dormi. De 21h à 2h du matin, tentative de « sieste ». Le grenier situé à l&#8217;étage de la petite maison, rustique à souhait, m&#8217;a permis de dormir quelques heures, mais pas plus, car, les différents chiens alentours n&#8217;ont cessé d&#8217;aboyer, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Compte-rendu du Dimanche 5 avril 2009.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Etape 6 &#8211; Long Bien, famille de Giao.</strong></p>
<blockquote><p>Pratiquement pas dormi.<br />
De 21h à 2h du matin, tentative de « sieste ». Le grenier situé à l&#8217;étage de la petite maison, rustique à souhait, m&#8217;a permis de dormir quelques heures, mais pas plus, car, les différents chiens alentours n&#8217;ont cessé d&#8217;aboyer, rajoutant à ceci la force du vent courant sur la tôle, une vraie toile de cinéma.</p>
<p>De 2h à 6h, je n&#8217;ai dormi que d&#8217;une oreille. Les étapes dures ont du mal à passer facilement au niveau du corps. La récupération est importante, mais là, impossible de faire le difficile. Je dois me contenter du peu que l&#8217;on me donne, ce qui est déjà beaucoup, car l&#8217;étape pouvait se finir en deux options différentes :</p>
<p>- La première: dévaler la montagne en voulant rejoindre Phan Thiet (la limite du rêve en somme), avec mes roues jaunes, non utiles pour les routes trempées (impossible de démonter pour mettre les roues de pluies car aucun abri et il pleuvait des cordes) en priant pour ne pas chuter à chaque virage. Rouler le plus loin et le plus longtemps, tout en sachant que je n&#8217;avais plus d&#8217;eau ni à manger &#8230;</p>
<p>- Deuxième option, tenter de trouver un abri et y passer la nuit, seul, mais, je n&#8217;ai jamais pris la pleine mesure de l&#8217;endroit où je m&#8217;étais aventuré. J&#8217;étais dans une zone déserte, inhabitée, seule la forêt en est maître.</p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_7066-225x300.jpg" alt="img_7066" title="img_7066" width="225" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-340" /></p>
<p><span id="more-327"></span></p>
<p>Heureusement pour moi, la providence, le destin, le hasard (appelez-cela comme vous voudrez) m&#8217;a permis de rencontrer une présence humaine, au bon moment et au bon endroit ! J&#8217;ai donc passé la nuit dans ce gite de fortune, un baraquement, une cabane, au milieu d&#8217;autres, là où tous se rejoignent afin de ne pas rester seuls.</p>
<p>Du haut de mon promontoire, je peux, dès mon réveil, contempler l&#8217;étendue de l&#8217;endroit où je me trouve. Une superbe vallée se déroule sous une lumière somptueuse, matinale. Les lumières sont éclatantes de beauté, on voit les montagnes, mêlées aux nuages, des successions de gris, de verts, de bleus &#8230;</p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_7005-300x225.jpg" alt="img_7005" title="img_7005" width="300" height="225" class="aligncenter size-medium wp-image-336" /></p>
<p>Je fais la connaissance du fameux café vietnamien. Il est extrêmement fort et j&#8217;ai du mal à avaler le peu de centilitres que l&#8217;on me propose en guise de petit déjeuner. Je tente de ne pas faire la fine bouche mais c&#8217;est beaucoup trop fort pour moi. Je prépare les affaires, m&#8217;habille, il est temps pour moi de partir, même si vraiment, l&#8217;envie de rester un peu plus dans un tel endroit m&#8217;a traversé l&#8217;esprit, tellement les gens y sont gentils et souriants ; et que la nature est si belle.</p>
<p>Mon ambition de la journée : rejoindre Phan Thiet puis de là, prendre un bus et rejoindre Vung Tau, ou plus précisément Long Bien, petit village où réside une partie de la famille de Giao. On va donc voir, que d&#8217;une idée de programme bien occidentale, on va se retrouver à en baver toute une journée pour au final, pas vraiment obtenir ce que l&#8217;on désirait, car il y a toujours des imprévus sur la route.</p>
<p>Le petit hameau où j&#8217;ai passé la nuit n&#8217;est pas vraiment situé sur le meilleur emplacement pour commencer l&#8217;étape. C&#8217;est une sorte de petit plateau, la route y est sinueuse, elle monte, elle descend, capricieuse. Ici, il y a de petits faux plats montants et descendants. Les premiers mètres sont donc une petite mise en jambe, mais j&#8217;espère de toutes mes forces que cela ne sera que l&#8217;apéritif et que pour l&#8217;entrée, j&#8217;aurais droit à une « petite descente ».</p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_7015-225x300.jpg" alt="img_7015" title="img_7015" width="225" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-337" /></p>
<p>A 7h du matin, premier arrêt vidéo. Il fait déjà chaud et je transpire pas mal. Je suis seul sur la route. La luminosité du matin, la fraicheur, tout ce décor, c&#8217;est vraiment magique. Je suis dans la forêt, perdu, mais heureux d&#8217;y être car je sais bien que personne ne vient ici. La végétation est dense, luxuriante. On entend la forêt, la nature, les animaux &#8230; L&#8217;homme n&#8217;est pas du tout présent dans cette région, ce qui est un vrai bonheur pour celui qui la visite.</p>
<p>Enfin, j&#8217;aperçois le signe que je recherchais depuis hier après midi et mon interminable ascension : le moment de la descente. Je comprends qu&#8217;à partir de là où je suis, je vais enfin pouvoir m&#8217;échapper de cette zone qui m&#8217;a fait tant souffrir.</p>
<p>Le ruban de route n&#8217;est vraiment pas large, mais il est suffisamment beau et roulant pour savoir que je souffrirai moins qu&#8217;à la descente du col des nuages. Je m&#8217;engage donc dans la descente, heureux comme un gamin d&#8217;avoir enfin trouvé la solution.</p>
<p>La descente s&#8217;amorce, aisément, j&#8217;ai maintenant compris l&#8217;utilisation du SD. Je m&#8217;engage donc sereinement pour une bonne quinzaine de kilomètre en descente. Toutes les bornes que j&#8217;ai grimpé hier, je vais pouvoir les savourer dans l&#8217;autre sens. Successions ininterrompues de virages, gauche, droite, j&#8217;ai même trouvé une passe en lacet. La végétation reste la même pendant plusieurs kilomètres. Le décor est somptueux, magique, calme, idyllique. A partir de bonne heure, je bénéficie encore d&#8217;une superbe lumière, même si elle doit être encore plus belle vers cinq ou six heures du matin.</p>
<p>L&#8217;altimètre ne cesse de me prouver que je peux commencer à espérer un retour à une vie normale. Les chiffres descendent rapidement, affichent 1100m, 900m, 500m, puis très vite j&#8217;arrive à environ 300m &#8230; Aucun panneau n&#8217;indique les pourcentages des côtes, aucune indication de distance par rapport à tel ou tel point. Quelques bornes kilométriques indiquent des repères, mais les villes sont trop loin &#8230;</p>
<p>Je m&#8217;arrête à plusieurs reprise dans la descente. Je prends des photos, je filme, j&#8217;écoute, je regarde, je profite, j&#8217;observe, je contemple, je m&#8217;étonne, je savoure ma place parmi la grande nature. Je regrette de quitter ces lieux qui semblent magiques, mais il faut que je regagne ma place, parmi les hommes, la société, les villes, les bruits, les rires, les motos, l&#8217;argent &#8230;</p>
<p>Après avoir bien dévalé la montagne, je me trouve dans une petite vallée qui suit le lit d&#8217;une rivière. Les paysages me rappelle la vallée du Dra au Maroc. La différence majeure, c&#8217;est que là bas, il n&#8217;y avait pas de végétation. On a droit à des paysages lunaires, arides, désertiques ; alors qu&#8217;ici, c&#8217;est vivant et luxuriant. Beau et verdoyant.</p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_7021-225x300.jpg" alt="img_7021" title="img_7021" width="225" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-338" /></p>
<p>La route suit le cours d&#8217;eau, c&#8217;est féerique. Plus on descend, plus le soleil montre le bout de son nez.<br />
Je sens bien que je vais attaquer la deuxième partie de l&#8217;étape. Une longue route de plaine, dégarnie,  qui m&#8217;exposera dangereusement au soleil et à la soif. Après avoir dévalé la montagne, je retrouve un peu de civilisation. J&#8217;aperçois quelques baraques, quelques maisons ; de la vie. Je souffle un peu et semble soulagé. Mais je vais vite déchanter.</p>
<p>Le bourg que j&#8217;aborde est juste à la frontière de la forêt. Une fois les virages descendus, il y a des barrières qui font office de limite. Je ne cesse de me demander quel est cet endroit ? Est-ce une réserve naturelle ? Une réserve de bois ? Une jungle ? Malheureusement, personne pour me répondre. Le mystère restera donc bien entier, cela me laissera un goût encore plus savoureux quand je repenserai à cet endroit où j&#8217;ai dormi.</p>
<p>Une fois les premières maisons abordés, je tente de déceler des caisses de boissons, des panneaux indiquant de la vente de nourriture, quelque chose à me mettre dans le bide et surtout de quoi me désaltérer.</p>
<p>Ma première halte fut donc bien infructueuse. Je m&#8217;arrête à une petite maison où j&#8217;aperçois quelques bouteilles de sodas. Les locaux sont souriants à souhait de me voir débarquer. Je suis encore dans la campagne, les maisons qui bordent la route, baignent dans la terre, la poussière. Je demande à boire. Ils n&#8217;ont pas grand chose. Ils n&#8217;ont rien de frais. Mais je prends quand même. Je m&#8217;avale une eau pétillante, la bouteille est vieille et pas très fraiche, mais elle fera l&#8217;affaire.</p>
<p>A mes pieds, se baladent de petits volatiles qui découvrent comme leurs propriétaires, mes rollers. C&#8217;est à la fois une maison, une ferme et un commerce. Une route de nulle part. Surement des fermiers donc, des cultivateurs, des campagnardes. Leur peau est belle. Ils sont en tenue légère, pieds nus, à l&#8217;abri du soleil. Le far-west en somme.</p>
<p>Les gamins, au nombre de trois, se cachent mais m&#8217;observent et dès qu&#8217;ils croisent mon regard, me gratifient d&#8217;un sourire généreux. Pourtant, je ne reste pas longtemps. Ma journée est loin d&#8217;être finie et vu qu&#8217;il n&#8217;ont rien pour moi en terme de rafraichissement, autant partir le plus tôt possible.</p>
<p>J&#8217;ai, au niveau du moral, bien rechargé les batteries. Je viens de boire et d&#8217;alimenter mon corps avec une ressource indispensable. Cela me permet de reprendre la route plus sereinement. Plus en confiance. Malgré cela, je reste réaliste. Je sais que plus les minutes avancent, plus la chaleur augmente;  il me faut me dépêcher si je ne veux pas me retrouver cramé dans cette zone découverte.</p>
<p>L&#8217;étape de transition avant d&#8217;arriver à Phan Thiet est le village de Mâ lam. C&#8217;est le seul endroit qui m&#8217;ait été indiqué sur les bornes kilométriques. Mon seul espoir de pouvoir me ravitailler avant la lointaine Phan Thiet. Je roule donc plein sud, tentant de m&#8217;économiser au mieux. Il ne me reste pas beaucoup de bornes à faire, mais que c&#8217;est long. Je n&#8217;arrive pas à mettre la main sur ce village, tout comme j&#8217;ai eu du mal à m&#8217;extirper de la forêt pendant deux jours. Tout se mérite, même de manger, même de boire. La chaleur arrive, étouffante.</p>
<p>J&#8217;arrive enfin à trouver de quoi me satisfaire. J&#8217;approche du village, mais déjà, un marché se propose à moi et quelques boui-boui où je vais pouvoir me poser. Je vais au plus offrant à celui ou celle qui saura m&#8217;interpeller le plus facilement, qui m&#8217;attirera à lui. A peine arrivé dans la zone, sur ma gauche, je vois des vietnamiens mangeant des soupes et les commerçants m&#8217;attirant avec de somptueux sourires et autres requêtes afin que je me pose chez eux. Ma halte se fera ici, pas plus loin, j&#8217;en ai marre, je n&#8217;en peux plus, j&#8217;ai faim, soif, je suis fatigué, mais soulagé d&#8217;avoir retrouvé quelques repères.</p>
<p>Le décor est planté, le scénario peut se répéter, inlassablement. Ici, plusieurs étals se jouxtent. Je m&#8217;assois à coté d&#8217;une très vieille dame, mangeant sa soupe et s&#8217;enfuyant à mon arrivée. Je perle à nouveau de sueur, ma première demande fut de boire, ensuite j&#8217;aviserais.<br />
Pas de coca, pas de bouteille d&#8217;eau « La Vie » qui est une eau produite par Nestlé et surement la meilleure eau minérale du pays. Ici en rase campagne, seul Pepsi a réussi à introduire son eau infâme : Aquafina. Mais je ne fais pas la fine bouche et je prends ce qu&#8217;on me propose. Je savoure, l&#8217;eau qui m&#8217;est proposé. Enfin, je peux réguler mon corps, faire baisser la température, souffler, récupérer, m&#8217;acclimater.</p>
<p>Je commande une soupe, meilleure remède contre la déshydratation. A la différence d&#8217;autres haltes, j&#8217;ai le sentiment ici d&#8217;être une « attraction » positive. Je suis entouré d&#8217;une vingtaine de badauds, qui passent, vendent, mangent, parlent, regardent &#8230; Le SD et les rollers sont l&#8217;objet des premières interrogations. Un anglophone commence la traduction du rituel, pourquoi mon amie ne voyage pas avec moi, mon âge et d&#8217;où est-ce que je viens ?<br />
J&#8217;adore les bouillons, partout où je vais, j&#8217;en goûte des nouveaux. Leur goût rassure et permet à mon corps de se refaire une bonne santé. Et comme souvent dans les pays chauds, il est bon de boire chaud, ici je ne me prive donc pas.</p>
<p>Après qu&#8217;on m&#8217;ait questionné en bonne et due forme, il apparaît souvent qu&#8217;une personne veuille tester les patins. Moi, totalement intégré dans mon nouvel « habitat » de quelques heures, je me lève et aide ce jeune gaillard à chausser ces grosses boots. Les boucles micro-métriques sont pour moi l&#8217;occasion de l&#8217;accompagner de la meilleure des façons et de montrer à tous que cela me fait plaisir et ne me dérange nullement. Puis vint le lancement. Souvent ceux qui tentent l&#8217;aventure, arrive à tenir quelques minutes debout. C&#8217;est un peu une nouvelle forme de rodéo, le roller dans la campagne.</p>
<p>Tenez, une assemblée, assise bien à l&#8217;ombre, une asphalte où passe toute la région comme scène, un jeune vietnamien qui tente de faire sensation en voulant dominer des patins à roulettes. Eh mais c&#8217;est qu&#8217;il se débrouille pas trop mal ce petit gars. Une fois levé, il se lance sur la route, tout sourire. Les gens sont ébahis car il arrive avec dextérité à s&#8217;extirper de l&#8217;ombre. Quelques mètres puis un demi tour plus loin, ouais, tous le monde le suit du regard. Il se met en arrière, éblouis, les spectateurs n&#8217;en perdent pas une miette.<br />
Puis arrive ce qui devait arriver. En se déséquilibrant, ses jambes ainsi que les patins, sont partis en arrière, quand à son buste, il est allé s&#8217;écraser doucement sur le bitume. Un vrai spectacle !</p>
<p>L&#8217;assemblé alors, s&#8217;est mise à rire de concert et à profiter de ce nouveau divertissement : chuter en roller. Du plus jeune au plus vieux, ils se sont mis à rire d&#8217;une telle force, que malgré ma fatigue et mon envie plus de me reposer que de jouer, j&#8217;ai réussi à rire également bien volontiers.<br />
Ce n&#8217;était pas de la moquerie telle que l&#8217;on peut la connaître, mais un de ces rires innocents et gentils qui veut simplement dire : «Ah, ah, bien tenté; ça va ? » J&#8217;ai juste eu le temps de sortir ma caméra et d&#8217;immortaliser ce moment qui en fera rire plus d&#8217;un.</p>
<p>Une fois la soupe avalée et le spectacle passé, l&#8217;essentiel des badauds sont retournés à leurs occupations respectives. Juste à côté de l&#8217;endroit où je mangeais se tenait une autre famille. Leur fille, la quinzaine même pas, tenait un petit chariot qui faisait office de sandwicherie.  Je me lève et lui en prend deux. Alors, sa mère, et son petit frère sorti de nul part, m&#8217;accompagnèrent dans ma collation. Personne ne se comprenait. Mais seuls les sourires et les gestes comptent en ces moments.</p>
<p>Malgré le fait que je mangeais chez le voisin, ils sympathisèrent avec moi. La mère insistante, voulait à tout prix que j&#8217;embarque sa fille, de ce que j&#8217;en ai compris bien sûr &#8230; Même si ce n&#8217;est pas (encore) le cas, je suis obligé partout où je passe de dire que je suis marié, sinon je ne sais pas ce qui pourrait m&#8217;arriver !</p>
<p>Je laisse passer du temps, je me repose, j&#8217;observe la vie locale pour quelques heures, les étals sont déballés, les stores repliés. Les uns passent, les autres restent. Ce sont des enfants qui tiennent les commerces. Je me plais à rester ici, mais avec notre mentalité occidentale, notre culture et notre façon de voir la vie, pourrions-nous rester plus longtemps sans rien se dire ? Cette réflexion peut bien sûr se prévaloir n&#8217;importe où ailleurs dans le pays &#8230;</p>
<p>Ce pays comme un autre, est un extrême, un condensé de ce que nous n&#8217;avons pas. Les gosses, ne vont pas tous à l&#8217;école, n&#8217;ont pas tous des uniformes, n&#8217;ont pas tous de motos. Beaucoup par contre, travaillent, triment, bossent, rament, galèrent &#8230; Ils travaillent dur, tous les jours, toute la journée. Leur quotidien, c&#8217;est la route, leur bout de bitume, c&#8217;est leur cour de récréation. Des étrangers comme moi, ils n&#8217;en voient pas passer tous les jours, alors si je peux leur apporter un peu de « bonheur » tout relatif bien sûr &#8230;</p>
<p>L&#8217;heure du déjeuner est passée. Il faut que je rechausse. Je sens quand mon corps est prêt pour pouvoir reprendre la route. C&#8217;est toujours utile d&#8217;écouter son corps, afin de ne pas se laisser surprendre plus tard sur la route. Comme l&#8217;imprévu rythme les journées, mieux vaut ne pas prendre de risques. Boire et manger assez. Dormir si besoin. Quand il faut partir, il faut être prêt afin de ne pas se rasseoir deux minutes plus tard, dans un lieu inconnu.</p>
<p>Plus que vingt bornes. Il n&#8217;est pas trop tard, treize heures maximum. C&#8217;est fou de se dire qu&#8217;il faut avaler les kilomètres à cette heure-ci, sous la chaleur, mais le programme est encore long et chargé. L&#8217;inconnu est mon quotidien.</p>
<p>La ville de Phan Thiet n&#8217;est plus très loin, quelques kilomètres seulement. Pourtant, il va me falloir beaucoup de courage et dépenser beaucoup d&#8217;énergie pour arriver au bout. Le soleil est incroyablement puissant à cette heure-ci de la journée. Pas d&#8217;ombres, tous le monde bien caché sous leur bob, casquette et autres chapeaux. Moi je ne garde que mon casque, méprisant l&#8217;astre le plus puissant de notre galaxie.</p>
<p>Les kilomètres ne veulent pas descendre. J&#8217;ai toujours ce maudit vent de face qui m&#8217;empêche de rouler aisément. Pourtant la route reste belle, surtout les bas-côtés, bordés par des rizières d&#8217;un vert splendide. A l&#8217;ouest et au sud, l&#8217;horizon est bordé par des montagnes. Ces fameuses montagnes qui m&#8217;ont données bien du fil à retordre. A y réfléchir, je n&#8217;aimerai pas être dans la situation inverse : remonter la route dans l&#8217;autre sens, vers le nord, afin de m&#8217;engager dans une aventure complètement folle.</p>
<p>Je roule lentement. Je me mets dans les roues des étudiants. Cela les fait sourires et moi me permet de rouler à un rythme facile. Je ne suis pas si fatigué que cela. Mais le moral est bas. Alors je m&#8217;économise.</p>
<p>Phan Thiet est là toute proche.<br />
Je fais un stop photo et vidéo à la pancarte mais je ne suis qu&#8217;à la périphérie.</p>
<p>Petite pensée pour ma mère car elle est née officiellement ici.</p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_7080-300x225.jpg" alt="img_7080" title="img_7080" width="300" height="225" class="aligncenter size-medium wp-image-339" /></p>
<p>Je parcours la ville à la recherche d&#8217;un hôtel. J&#8217;ai besoin de me poser et d&#8217;avoir des informations concernant la gare routière. Il doit être 15h30 et le temps ne joue pas pour moi.</p>
<p>Il fait une chaleur à mourir. Je ne me suis pas couvert la tête suffisamment et je me rends compte de mon erreur. L&#8217;enchainement des pas se fait de plus en plus lourds.<br />
Je m&#8217;enfonce dans la ville. Je ne sais même pas à quoi elle ressemble, pour la première fois, je m&#8217;aventure dans une ville, sans carte, sans plan.</p>
<p>Je franchis un pont et j&#8217;aperçois un bel hôtel. J&#8217;y fonce. On m&#8217;indique une gare plus au nord. Là ou j&#8217;étais. Je fais vite alors, je tente de m&#8217;approcher de la mer. Ca serait bien que je puisse la voir. Je repère sur un plan de l&#8217;hôtel qu&#8217;elle n&#8217;est vraiment pas loin. Je fais un tour vite fait, mais un nombre affolant de maisons fais barrage et m&#8217;empêchent d&#8217;accéder au rivage. Je suis à découvert, le soleil cogne. Impossible de continuer comme ça, je sens que je vais mourir. Je retourne sur mes pas et je vais tenter de joindre la gare.<br />
Sur la route, je cherche un restaurant. Il faut vraiment que je me pose et que je boive quelque choses de frais. Juste avant l&#8217;hôtel où j&#8217;étais, j&#8217;en choisis un. Les gens hallucinent me voyant arriver ainsi. Je me pose, laissant le SD dehors, la rue, je ne m&#8217;en soucis guère, c&#8217;est plus l&#8217;ombre qui m&#8217;intéresse.</p>
<p>Je mange une bonne soupe et bois un bon 7up bien frais. Un vieux monsieur s&#8217;approche.  Il parle français, c&#8217;est le patron de la famille qui tient la boutique. Malgré son vieil âge, il semble tout à fait se rappeler de certains mots. Le moment de répit est tout ce dont j&#8217;avais besoin. Une fois la soupe avalée et pris ma dose d&#8217;ombre, je m&#8217;en vais retourner à l&#8217;hôtel qui était à deux pas.</p>
<p>Je leur explique que je n&#8217;arrive pas à trouver la gare. Je tente de joindre Giao qui semble être ma seule aide. Le mieux selon lui, serait de dormir à Phan Thiet et de prendre un bus le lendemain pour le rejoindre. De toute façon je n&#8217;ai plus le choix, il est tard. Selon lui, les bus qui desservent Long Dien, ne partent qu&#8217;à 12h30 ; chaque jour.</p>
<p>Je me résigne. Il est trop tard pour quitter la ville, l&#8217;étape fut une fois de plus pénible et fatigante. J&#8217;ai trouvé un hôtel, c&#8217;est le principal. C&#8217;est un deux étoiles, j&#8217;aurais aimé trouver moins mais je n&#8217;ai plus envi de chercher là !</p>
<p>Je prend une chambre. Je passe à la douche, relaxation. Une heure plus tard, je vais dans le hall pour me connecter sur le net. Je parles avec un jeune homme à côté de moi. Il est chinois. Je lui propose de manger avec lui, puisque je connais une bonne adresse ; il me répond oui.</p>
<p>Quelques minutes plus tard, il me dit que nous pouvons y aller, en haut, à l&#8217;étage. Je lui dis que je ne comprends pas car je pensais que nous allions diner ensemble dehors. Il me répond qu&#8217;il a des amis ici et qu&#8217;ils vont m&#8217;inviter à dîner. Ainsi, je me retrouve au septième étage d&#8217;un hôtel de « luxe ». Une petite table de cinq personnes nous attends. Ce sont des vietnamiens et chinois qui travaillent dans le commerce. Cela doit les amuser de voir un occidental dans cette ville. Nous passons une petite partie de la soirée ensemble, mangeons, discutons, rigolons sur des choses simples comme par exemple nos prénoms, qui sont l&#8217;un pour l&#8217;autre imprononçables.</p>
<p>Une fois le repas fini, nous nous quittons. Je repars sur le net pour compléter mon récit d&#8217;hier. J&#8217;ai pris du retard. Je vais taper mon texte de 22H30 à environ 3h du matin. Cela va me permettre de voir comment fonctionne un hôtel pendant une partie de la nuit. Il y a d&#8217;abords un service de garde. Ensuite, les employés qui travaillent, étendent des matelas à même le sol, veillent et dorment en même temps du mieux qu&#8217;ils peuvent. Quand à moi, je reste éveiller par l&#8217;écran du mini pc, à saisir mes récits.</p>
<p>Ces deux journées furent extraordinaires. J&#8217;ai beaucoup appris en perdant ainsi. Le projet va être reconsidéré c&#8217;est sûr. Mais l&#8217;essentiel est d&#8217;avoir réussi à passer cette fichue montagne. J&#8217;en suis vraiment content. Je vais pouvoir dormir un peu et demain je récupérerai dans le bus. Tout est bien qui finit bien.</p></blockquote>
<p>par Goyan</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/04/08/etape-6-gia-bac-%e2%80%93-phan-thiet-100km/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>14</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nouvelles photos</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/04/07/nouvelles-photos/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/04/07/nouvelles-photos/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2009 05:16:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Etienne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photos]]></category>
		<category><![CDATA[Roller]]></category>
		<category><![CDATA[Skate-drive]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=318</guid>
		<description><![CDATA[Voici deux nouvelles photos de Goyan, prise par son paparazzi:]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici deux nouvelles photos de Goyan, prise par son paparazzi:</p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/b2cd1bc4-300x198.jpg" alt="Goyan se déshalère" title="Goyan se déshalère" width="400" height="264" class="aligncenter size-medium wp-image-319" /></p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/b2d018c5-300x198.jpg" alt="b2d018c5" title="b2d018c5" width="400" height="264" class="aligncenter size-medium wp-image-320" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/04/07/nouvelles-photos/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>5e étape : Dalat &#8211; Gia Bac (120km)</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/04/06/5e-etape-dalat-gia-bac-120km/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/04/06/5e-etape-dalat-gia-bac-120km/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2009 14:41:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jennifer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[baisser les bras]]></category>
		<category><![CDATA[bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[campagne]]></category>
		<category><![CDATA[dépression]]></category>
		<category><![CDATA[difficultés]]></category>
		<category><![CDATA[état d'esprit]]></category>
		<category><![CDATA[population]]></category>
		<category><![CDATA[Roller]]></category>
		<category><![CDATA[Skate-drive]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=296</guid>
		<description><![CDATA[Vendredi 3 avril, 23h30, Phan Thiet Compte-rendu du Jeudi 2 avril et du Vendredi 3 avril. Etape 5 (1ère partie) Dalat – Gia Bac : 120km Comme à mon habitude, je dois, la veille d&#8217;un départ d&#8217;une étape importante, faire mes affaires aux derniers moments. J&#8217;ai dormi trois nuit au Dreams Hotel 1 de Dalat. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><strong>Vendredi 3 avril, 23h30, Phan Thiet</strong></p></blockquote>
<p><strong>Compte-rendu du Jeudi 2 avril et du Vendredi 3 avril.</p>
<p>Etape 5 (1ère partie)<br />
Dalat – Gia Bac : 120km</strong></p>
<p>Comme à mon habitude, je dois, la veille d&#8217;un départ d&#8217;une étape importante, faire mes affaires aux derniers moments.<br />
J&#8217;ai dormi trois nuit au Dreams Hotel 1 de Dalat. L&#8217;établissement est tenu par une dame, qui parle français.<br />
Hier soir, en discutant avec elle, j&#8217;apprends qu&#8217;elle à 4 métiers : gérante de l&#8217;hôtel, elle gère les abattoirs de 3h à 6h du matin, possède un commerce et une société de transports&#8230; Bien sûr avec l&#8217;aide de son mari et de leurs enfants. Chapeau bas tout de même.<br />
Pour 15$ la nuit, c&#8217;est un superbe rapport qualité/prix. L&#8217;hôtel est superbement tenu et ils ont fait des investissements importants. L&#8217;atout principal de cette adresse reste tout de même leur petit déjeuner occidental. Ils vous attends tous les matins, sur une grande table au sous-sol (qui est la cuisine en fait). Y sont préparés dans des assiettes : des fruits, de la viande, du pain ; à la commande on vous fait du café, du thé, des omelettes et, même pour moi, du MILO, c&#8217;est-à-dire du chocolat chaud. Le personnel est extrêmement serviable, ce qui rajoute à la qualité. Une vraie adresse en tous cas.</p>
<p><span id="more-296"></span></p>
<p>Après ma virée dans la campagne, je sais que pour moi, ce jour va être un tournant important. J&#8217;ai volontairement tiré un trait sur celle qui devait me mener à Dalat et j&#8217;ai franchement bien fait car comme je me le rappelais, la route était trop dégarnie, très longue et pentue, trop de trafics&#8230;</p>
<p>Néanmoins je suis motivé. Les roues me démangent. Je me suis remis de mes diverses blessures superficielles, de mon ampoule et surtout de mon dégout du SD (merci Thibault, Thomas et Michel). Pendant cette semaine entière je n&#8217;avais pas touché les patins. Là je vais les avoir aux pieds pendant presque 48h d&#8217;affilé.  </p>
<p>J&#8217;ai fait demander à ce que je puisse avoir une petite collation pour ne pas partir le ventre vide. Je me suis levé à 5h du matin. A 5h15, j&#8217;étais en bas avec toutes mes affaires. Le temps d&#8217;avaler un jus de fruit et un café, les deux garçons de l&#8217;hôtel se lèvent doucement et commencent leur journée en astiquant tous les meubles. Ils sortent du lit mais sont très matinaux. Serviables, ils me proposent donc mon petit déjeuner. Un quart d&#8217;heure plus tard c&#8217;est le départ. Il fait déjà jour dehors et les premiers klaxons résonnent déjà&#8230; En Asie, le temps semble décalé. </p>
<p>Après quelques expériences infructueuse avec le SD, je suis maintenant autonome pour mettre les charges dessus. J&#8217;ai trouvé mes repères pour les poches et stocker astucieusement mes affaires afin de pas enlever les tenders en journée. Tout traine à vrai dire sur le sac à dos Salomon, qui lui même est dessus le sac de sport Adidas, complètement cadenassé. </p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_6918-300x225.jpg" alt="img_6918" title="img_6918" width="400" height="264" class="aligncenter size-medium wp-image-298" /></p>
<p>Tout l&#8217;amarrage fonctionne, je peux m&#8217;élancer. Premier effet de surprise de la journée, je n&#8217;ai plus d&#8217;argent. J&#8217;ai pas mal dépensé à Dalat. Hier soir j&#8217;ai payé avec mes derniers deniers. Juste en sortant de l&#8217;hôtel, la route qui me mènera à Phan Thiet (Heureux qui comme Ulysse&#8230;) me mènera aussi au plus proche ATM. Je passe une grosse bosse, première difficulté également de la journée, mais dans la bonne humeur car je suis tout frais. </p>
<p>Après avoir retiré un million de Dongs et fais mon premier vrai film du voyage, je m&#8217;élance. La règle en montagne est la suivante : toute bosse grimpée doit être immédiatement dévalée ; son contraire est bien entendu de mise à chaque fois. C&#8217;est donc vers 7h du matin, que je m&#8217;élance dans une belle ligne droite, déjà au milieu des badauds qui doivent se demander qui donc passe ainsi drôlement vêtu. Ayant rejoins le lac, je sais que je vais devoir grimper un petit mur afin de m&#8217;extirper de la ville. La rue est quasi déserte, le revêtement moyen&#8230;mais avec de la fraicheur musculaire et un gros mental (surtout un mental rafraichit par sept jours sans faire d&#8217;efforts de ce type) on peut tout faire ! </p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_6906-225x300.jpg" alt="img_6906" title="img_6906" width="264" height="400" class="aligncenter size-medium wp-image-309" /></p>
<p>Comme toujours à cette heure-ci (il faudrait vraiment que je parte de nuit), je transpire déjà à grosse gouttes dès qu&#8217;une difficulté se présente. Je mets un petit quart d&#8217;heure à sortir de Dalat. J&#8217;en profite, au panneau indiquant la sortie de la ville, pour prendre une ou deux photos. L&#8217;euphorie du départ, comme à chaque fois. Ici, la route est médiocre (pourrie) et elle semble être très pratiquée par les autobus fous. Bien sûr, je ne sais pas ce qui m&#8217;attend. Je sais juste que je veux rejoindre Di Linh qui est censé être à 80km pour la pause déjeuner. </p>
<p>Je m&#8217;élance donc dans une descente infernale. Je ne suis pas descendeur, entendez par là que sans le SD, il aurait été impossible pour moi de m&#8217;élancer dans de tels lacets (même à vide). Je suis donc bien content d&#8217;avoir avec moi cet « ami ». La route, du début jusqu&#8217;à la fin de la descente est extrêmement médiocre. Une fois lancé dans la descente, elle ne s&#8217;arrête plus. Virage à gauche, à droite, peu de lignes droites, nous sommes bien en montagne, c&#8217;est beau, mais TRES physique ! </p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_6947-225x300.jpg" alt="img_6947" title="img_6947" width="264" height="400" class="aligncenter size-medium wp-image-299" /></p>
<p>J&#8217;estime avoir descendu de mémoire au moins dix kilomètres, j&#8217;ai du m&#8217;arrêter trois fois dans la descente et pas pour prendre des photos. Beaucoup de bosses dans le bitume, de caillasse, cela fait mal dans les cuisses, la répétition des chocs entraine une production importante de lactate non souhaité et dangereuse.<br />
Je m&#8217;arrête donc afin de ne pas me laisser entrainer dangereusement dans un virage pour faire comme certains cyclistes qui ratent le coche et finissent dans le décor. La route est dangereuse et j&#8217;ai bien en mémoire qu&#8217;en voulant prendre vite un virage au col des nuages, je me suis retrouvé les fesses par terre ; je n&#8217;improvise plus donc, je gère.<br />
Les cuisses font très mal, je freine à bloc car la vitesse se prend rapidement. Certaines difficultés se passent en étant très fléchis, les bosses par exemple, pour encaisser au maximum les coups. Mine de rien, on peut penser qu&#8217;une descente, c&#8217;est quelque chose de facile et que cela va vous enlevez 20 bornes fastoche de votre journée ? Rien à voir, c&#8217;est de loin la chose la plus dure à faire car il faut être extrêmement lucide et savoir gérer vraiment plein de choses à la fois. </p>
<p>Le paysage est superbe. A cette heure-ci les lumières sont très belles. Dommage que je ne puisse en profiter plus ; mais je me rassure en me disant que ceux qui montent/descendent en bus n&#8217;en voient pas autant. Le ciel est d&#8217;un bleu si clair, si limpide ; les cumulus ont une teinte et un éclat splendide. Enfin, le vert de la forêt est tout ce qu&#8217;il y a de plus charmeur. Les différentes teintes attirent l&#8217;œil comme jamais. Il y a en de tous les types et au détour de différents visages, la lumière pointe différemment sur des feuillages, la nature change tous le temps. </p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_6968-225x300.jpg" alt="img_6968" title="img_6968" width="264" height="400" class="aligncenter size-medium wp-image-310" /></p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_6974-300x225.jpg" alt="img_6974" title="img_6974" width="400" height="264" class="aligncenter size-medium wp-image-311" /></p>
<p>Je fais des pointages réguliers, je monte facilement à 40 km/h, ce qui n&#8217;est pas négligeable. Notez que c&#8217;est un véritable « art » que de plaquer le guidon sur les cuisses, fléchies et de regarder du coin de l&#8217;œil le GPS sur mon poignet gauche en ne quittant pas la route du regard &#8230;<br />
Puis la vallée pointe son nez. Ce n&#8217;est pas mécontent que je perçois au loin une longue ligne droite, qui signifie, la fin du « calvaire ». En tous, c&#8217;est pratiquement dix bornes donc, qui attendent les courageux, avec un revêtement pourri, pour ceux qui veulent aller à Dalat. </p>
<p>On sent la route nouvelle, qui vient de sortir de terre. Ça va changer avec ce que je viens de subir. Un péage m&#8217;attend, mais je n&#8217;y suis pas assujetti et remercie les conducteurs qui empruntent cette belle route d&#8217;en être les commanditaires.  C&#8217;est un véritable rouleau de bitume qui se dévoile à moi. Personne en plus, est-ce l&#8217;heure ou simplement la position géographique du réseau ? Je savoure ma solitude car je sais que souvent plus loin, je serai amené à me battre avec des camions.  </p>
<p>C&#8217;est avec une côte de 10% que je vais réellement tester les capacités du SD. Etant donné la qualité du bitume, la grimper ne fut pas difficile, il faut juste pousser, bien positionner le SD assez haut, puis se laisse glisser. C&#8217;est au moment de la descente que j&#8217;ai pris un coup au moral, positif pour une fois. Michel, l&#8217;inventeur du SD à raison de dire que c&#8217;est une pratique à part. Il faut en cerner les variantes pour pouvoir en profiter pleinement.<br />
Concernant la descente, en ligne droite, voici ma technique : je fléchis mes jambes au maximum, proche de la position de vitesse et du fameux 90° de la chaise ; j&#8217;abaisse le guidon du SD au maximum en faisant attention à ne pas toucher bien sûr le sol ; enfin au niveau du buste, je tente de me courber au maximum pour avoir la meilleure pénétration dans l&#8217;air  possible.  Résultat, une pointe à 58km/h ! Affolant. J&#8217;ai gardé une stabilité impressionnante et malgré ma charge, monter en speed n&#8217;a jamais été difficile. Bien sûr la route était superbe. </p>
<p>Il y a des jours comme cela, où l&#8217;on sent que les kilomètres sont avalés facilement et on croit en sa bonne étoile. Je sais que je viens de marquer des points, en partant tôt et en ayant déjà « abattus » 20 km facilement. Mais les étapes de montagnes c&#8217;est toujours la même histoire : lorsque l&#8217;on croit que l&#8217;on est arrivé, la nature fait tout pour nous rappeler que nous ne sommes que de tous petits bonshommes&#8230; </p>
<p>Di Linh, située à 70km du départ, était censée être mon point de déjeuner (vers dix heures je le rappelle ). Croyez le ou pas, mais entre 6h et 10h, avec quasiment pas de pauses, la niaque des bons jours, des conditions favorables, je n&#8217;ai pas réussi à rouler suffisamment fort pour abattre les bornes. La raison principale de cet « échec » fut le dénivelé de l&#8217;étape. Dalat est situé à 1500 mètres, quant à Di Linh elle s&#8217;élève à 900 mètres environ. Entre la fin de la descente et ce damné village, je n&#8217;ai pas arrêté de monter, descendre, monter, descendre&#8230; Puis, mon copain le soleil, montrait le bout de son nez au fur et à mesure de mes yoyos sur la route.<br />
Vers 10h, je sentais que je n&#8217;avais vraiment plus rien dans les jambes, mais plus rien du tout. Ma tête me disait d&#8217;avancer, mais j&#8217;avais l&#8217;impression d&#8217;être littéralement un boulet sur une côte à 10% (j&#8217;ai eu droit à plusieurs de ces monstres !) et mon corps quant à lui se refusait à dépasser la limite.  Qu&#8217;elle fut longue cette montée, environ un bon kilomètre, je faisais du 8km/h, pathétique ! Avec la chaleur, mon rythme cardiaque augmentait également rapidement, j&#8217;étais dans la côte à 170 bpm&#8230; </p>
<p>Dans ces moments de souffrance, on ne pense plus trop. On survie. La bouche est moite, la sueur dégouline de partout, les affaires sont trempées, le SD pèse une tonne, les patins ressemblent à des poids qui ne roulent plus, le soleil semble se lever toujours au mauvais moment ; bref, rien ne vas.</p>
<p>Je guette sur la route, le moindre petit panneau qui pourrait me sauver, me ramener à la vie et m&#8217;extirper de cette route qui, au lieu de descendre facilement, ne fait que me narguer, m&#8217;emmène un coup en haut puis un coup en bas. Qu&#8217;elles sont dures ces montées ! Certaines descentes, je ne patine même plus, tellement j&#8217;en ai bavé.  </p>
<p>Je me laisse glisser, en espérant un vent favorable qui me pousserait et ne m&#8217;obligerait pas à pousser encore. Ces petits moments de répits, où je laisse trainer le guidon sur les cuisses, ou je fais un peu de relaxation, sont trop rares, mais font vraiment du bien, autant au corps qu&#8217;au moral. </p>
<p>Di Linh semble plus s&#8217;éloigner que se rapprocher. Sentant la fatigue pointer son nez, il est temps pour moi de rentrer au stand et de faire un bon break. Surtout, remettre de l&#8217;essence dans le moteur, car je n&#8217;ai rien avalé quasiment depuis mon départ. J&#8217;ai compris maintenant qu&#8217;il était inutile de demander à un restaurant qui faisait de la soupe du riz et vice-versa. Chaque panneau indique la « spécialité » de la cuisinière. Basta ! </p>
<p>C&#8217;est donc chez une vieille mamie que je jette mon dévolu (et mes patins). Encore une fois, je suis accueilli, comme si j&#8217;étais vietnamien. Au sortir de la route, il faut franchir une mer de sable de dix mètres disons. Ensuite, nous arrivons sur un cube, typique de la campagne. Aucune décoration extérieure, juste un cube.<br />
Il est ouvert sur une face. Une grande partie de son intérieur, fait donc office de restaurant. Une salle, carrée, parfois rectangulaire, accueillant plusieurs tables ; puis au fond, le nécessaire à la fabrication de la nourriture. L&#8217;arrière boutique, c&#8217;est le stockage, puis surtout le couchage, les toilettes, la basse cour&#8230;la campagne en somme (campagne routière j&#8217;allais dire).</p>
<p>C&#8217;est une mamie qui m&#8217;accueille donc. Elle me dévoile un charabia vietnamien que je n&#8217;arrive pas à comprendre. Je tente de dire « Pho » qui signifie soupe et fais le geste avec les mains pour dire que j&#8217;amène un bol à ma bouche et surtout que j&#8217;ai faim. Elle rigole, doucement. Puis me fait asseoir, et en moins de temps qu&#8217;il n&#8217;en faut pour le dire, le repas est servi. </p>
<p>Je viens de lire une discussion sur le forum du routard, un voyageur demandait où pouvait-on trouver de vrais Pho dans le 13ème arrondissement de Paris. Beaucoup ont donné leurs adresses, puis une personne a expliqué que pour lui, tous les Pho étaient faux (!), car la plupart des restaurants sont tenus par des « Chinois » et que la soupe est occidentalisée&#8230; Vaste débat auquel je n&#8217;ai pas participé car je pense que la nourriture doit s&#8217;adapter à la culture locale. En tous cas moi, je pense que la soupe que l&#8217;on vient de me servir est excellente. Un bon bouillon, avec des épices, de la viande et des nouilles tout au fond !</p>
<p>Rien de mieux pour requinquer un corps meurtri. Et puis le petit sourire de la dame, qui tente de me parler, qui voit bien que je ne comprends rien, mais qui revient et me tend une sauce, des couverts, me surveille pour voir si je mange bien ; qui retourne à sa marmite, doucement et simplement.</p>
<p>J&#8217;ai donc établi domicile ici, le temps de laisser passer la chaleur. Il faut s&#8217;imaginer la tête de cette dame, lorsque j&#8217;ai compris qu&#8217;elle faisait du riz (ô chance) et qu&#8217;après m&#8217;être enfilé généreusement ce si bon bouillon, je lui demandé une assiette de riz. Elle m&#8217;a posé plusieurs fois la question, mais toujours j&#8217;ai dit oui. J&#8217;avais faim. Et si j&#8217;avais faim, il fallait que je mange. </p>
<p>Après cela, j&#8217;ai patienté. Observé la route. En face de mon cube, une école. Par deux fois, un flot d&#8217;enfant en est sorti. Un chemin attenant au cube, déferlait son lot d&#8217;enfants.<br />
A chaque fois, ils passaient ainsi devant moi et au dernier moment, me faisaient un large sourire pour certains ; me faisaient coucou de la main pour d&#8217;autres ; quant aux plus téméraires, se lancaient dans un timide mais courageux :  « Hello! ». Certains de ces enfants étaient plus petits que leurs cartables. Pourtant, c&#8217;est par centaines que l&#8217;on peut les voir sur les routes chaque jour, rejoindre les classes, c&#8217;est tout bonnement impressionnant. </p>
<p>Chaleur, plus manque de sommeil, plus étape éprouvante est égale à : écroulage de visage sur la table à manger de la vieille dame !  J&#8217;étais rompu de fatigue. Le SD dehors, moi dedans, je me suis laissé bercer par la fatigue de ma matinée et surtout de mon manque de sommeil comme d&#8217;habitude.<br />
Ce qui peut sembler incroyable vu de chez nous, mais tout simplement normal ici, c&#8217;est que je me suis endormi plusieurs minutes, assez franchement, mes affaires au dehors (et ce à plusieurs endroits pas qu&#8217;ici) et pas une seule seconde, j&#8217;ai eu peur qu&#8217;on me les vole. Ça peut paraître magique surtout quand l&#8217;on ramène cela à notre chère société en France qui des fois devrait prendre exemple sur ses anciennes colonies&#8230; </p>
<p>Arrivé à dix heures, c&#8217;est seulement trois heures plus tard (une vraie digestion) que je m&#8217;apprête à partir. Dans ces moments là, on sait quand est-ce que l&#8217;on peut reprendre la route. Si le corps n&#8217;a pas récupéré, c&#8217;est prendre un gros risque que se lancer à nouveau vers l&#8217;inconnu. Facilement, je me dis que j&#8217;aurais rejoins Di Linh rapidement, ainsi j&#8217;aurai fait près de 80km vers 14h ; mais ce n&#8217;est jamais « facile ». </p>
<p>Sur ma carte, la journée était claire. Une fois rejoins ce bourg, une route baptisée numéro 28 plongée plein sud&#8230;sur des « highlands » tels qu&#8217;ils sont notés sur la carte. Highlander je connais, mais Highlands, jamais encore rencontré. Ces quinze kilomètres sont épuisants. Le même refrain recommence, montée, descente. Au niveau du mental, je sais qu&#8217;il me faut rejoindre la route qui me mènera sur le littoral, plus qu&#8217;une « chaine de montagnes à franchir » puis que de la descente. Je viens de Dalat (même si j&#8217;y suis allé en bus), c&#8217;est n&#8217;est pas cette petite chaîne de Highlands qui va me faire peur et échouer dans mon entreprise. </p>
<p>Et c&#8217;est là que je vois sur le bas côté, un gros zoom de photographe pointé sur moi. J&#8217;étais dans une énième montée, le genre de montée en travaux, réfection. Les voitures sont tantôt déviées tout à gauche, tantôt tout à droite. Un vrai cirque. Je m&#8217;arrête à sa hauteur. Il se présente comme un photographe professionnel. Il parle un peu anglais et apparemment je lui plais. </p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/dsc_6210.jpg" alt="dsc_6210" title="dsc_6210" width="400" height="264" class="aligncenter size-full wp-image-300" /></p>
<p>Il est sur une moto et a donc un chauffeur. Il me fait faire la pause, on se prend l&#8217;un avec l&#8217;autre, puis il décide de me suivre après m&#8217;avoir dis plusieurs fois bye-bye. Il prend de l&#8217;avance, puis s&#8217;arrête, se poste, et me shoote. Chouette, c&#8217;est le tour de France avant l&#8217;heure. C&#8217;est mon petit quart d&#8217;heure de gloire, ça permet de ne pas penser à la route, d&#8217;évacuer, de changer de sourire, de parler un peu, d&#8217;être mécompris, toujours, mais au moins, on a pu dire sa peine, à venir de tels ou tels endroits&#8230; </p>
<div id="attachment_303" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/dsc_62201.jpg" alt="Mon quart d&#039;heure de gloire" title="dsc_62201" width="400" height="264" class="size-full wp-image-303" /><p class="wp-caption-text">Mon quart d'heure de gloire</p></div>
<div id="attachment_302" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/dsc_6213.jpg" alt="Photographe professionnel" title="dsc_6213" width="400" height="264" class="size-full wp-image-302" /><p class="wp-caption-text">Photographe professionnel</p></div>
<p>Arrivé à Di Linh, je saisi l&#8217;occasion pour me faire filmer avec mon APN. Puis arrive l&#8217;embranchement. Un tournant, tout simplement. Je quitte une route à grande fréquentation, assez défoncée par endroits, pour rejoindre l&#8217;enfer.<br />
Ces petites routes secondaires, tertiaires, qui sont belles, planes, qui bordent des villages charmants, des paysages somptueux, la campagne. C&#8217;est vers quinze heures seulement que j&#8217;aborde cette nouvelle route. Pour moi l&#8217;affaire est entendue. Je dois basculer rapidement au delà de cette chaine de montagnes que je n&#8217;aperçois pas encore, puis j&#8217;en aurai fini et je pourrai dormir à Phan Thiet comme prévu. </p>
<p>Comme prévu ?! Qui peut prévoir de telles étapes, loin, si loin, alors que de toute la journée, je n&#8217;ai croisé que mon ombre qui ne soit pas originaire de ce pays ? On peut difficilement prévoir des étapes de montagnes. Pourtant, je le savais. J&#8217;ai déjà eu ce type d&#8217;expérience, avant.<br />
La principale erreur de cette journée, fut de penser que Phan Thiet n&#8217;était qu&#8217;à 140km de Dalat. En fait, c&#8217;est presque 200 km qui séparent les deux villes. Ainsi toute l&#8217;estimation de la journée fut faussée, mais cela, je ne pouvais le savoir que le lendemain, une fois arrivé. </p>
<p>Encore une fois, les statistiques vont venir s&#8217;effondrer sur mon crâne comme une mauvaise migraine. Di Linh était à environ 900 mètres d&#8217;altitude. Pendant dix kilomètres, je vais osciller entre 900 et 1000 mètres. Monter, descendre. Pourtant, je n&#8217;ai pas le temps de jouer aux montagnes russes. Il me faut rouler fort, vite, pour rejoindre la ville. Je sais le faire pourtant, mais je n&#8217;y arrive pas. </p>
<p>La journée est dans les jambes. Je continue de croire à l&#8217;infaisable. Le photographe m&#8217;accompagna pendant plusieurs kilomètres à la sortie de la ville. Il me fait prendre des pauses en simulant l&#8217;action de boire. Je ne peux pas tout foutre en l&#8217;air et lui dire « salut » comme chez nous, j&#8217;attends et m&#8217;exécute. </p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/dsc_6211.jpg" alt="dsc_6211" title="dsc_6211" width="264" height="400" class="aligncenter size-full wp-image-304" /></p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/dsc_6217.jpg" alt="dsc_6217" title="dsc_6217" width="400" height="264" class="aligncenter size-full wp-image-305" /></p>
<p>Un peu plus loin, après une belle montée, qui n&#8217;en finit jamais, je croise une petite maisonnette qui fait office de café. On m&#8217;interpelle, j&#8217;aime cela et j&#8217;suis mort, alors je m&#8217;arrête. Coca, je n&#8217;ai que ce mot à la bouche. Et on me répond différemment, Pepsi, Thé, Non, Oui.<br />
Quand je demande une bouteille froide, là par contre, c&#8217;est difficile d&#8217;avoir autre chose que des interrogations pleins les yeux. Je m&#8217;amuse avec eux. Les patins font à chaque fois le même effet ! On prend des photos, on veut me marier à chaque fois que je me pause, dans une ambiance d&#8217;enfantillage, mais que font ces gens ? </p>
<p>Je repars. Monter, descendre. Le temps passe. Les bornes elles, semblent figées. Les 100mm sont lourds à transporter, à tirer, à grimper, à ramener. Je déteste tout. Ma vie, ce pays, le soleil et ses copains chaleurs, humidités et étouffements. Je déteste l&#8217;eau, qui part si vite, qui chauffe si vite. Je n&#8217;aime pas ma carte routière, qui me ment quand cela lui plaît. Enfin, je n&#8217;aime la montagne qu&#8217;une fois que je l&#8217;ai franchie, car une fois dedans, c&#8217;est une vraie catastrophe. </p>
<p>Après avoir joué aux montagnes russes pendant trois-quarts d&#8217;heures au moins, j&#8217;attaque une longue, dure, pénible et indescriptible montée. La route, dégarnie de végétation, bordée de maisonnettes, habitations ou commerces, porte bien le même nom, mais a totalement changé de visage. </p>
<p>C&#8217;est dans une vraie forêt que je m&#8217;élance. La route est pentue. Je dirais entre 7 et 9%. Elle se borde d&#8217;arbres gigantesques. Le plus surprenant, c&#8217;est le silence. Cela fait longtemps que je n&#8217;ai pas vu de monde sur la route. Parfois, je croise des montagnards, qui à deux sur une moto, vont à contre-sens de moi. Aurai-je oublié de préciser que je n&#8217;avance pas ? J&#8217;ai commencé à 6h du matin, il est, je ne sais même plus quelle heure il est&#8230; Je suis vraiment K.O., je n&#8217;ai qu&#8217;une hâte c&#8217;est que ce cauchemar finisse. </p>
<p>Le plus rigolo dans l&#8217;affaire, c&#8217;est que lorsque l&#8217;on souhaite fortement quelque chose, c&#8217;est souvent son contraire qui apparaît. Dans ma chute du col des nuages, j&#8217;ai dit : « Noooooooooon ! » Et puis j&#8217;suis tombé. Là, à chaque virage, à chaque arrêt, à chaque fois que je m&#8217;effondrais sous le poids de l&#8217;effort, la route continuait sans cesse, de monter, de grimper, de m&#8217;attirer, vers le haut. Le temps était chaud. Mes réserves d&#8217;eau et de nourriture étaient quasi nulles. Pas âme qui vive. Blair Witch vous connaissez ? Je me suis toujours dis que je n&#8217;aimerai pas être dans une telle situation. </p>
<div id="attachment_307" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_69641-300x225.jpg" alt="Projet Blair Witch...et désespoir" title="img_69641" width="400" height="264" class="size-medium wp-image-307" /><p class="wp-caption-text">Projet Blair Witch...et désespoir</p></div>
<p>Ce n&#8217;est pas le désert pourtant ici ??? Je suis rentré dans un domaine forestier. Seul les montagnard qui y travaillent y montent. Mais aucuns villages, commerces pendant près de 40km, je n&#8217;avais pas vu cela encore au Vietnam. Le désespoir arrive tout doucement. J&#8217;arrive à un stade, où à chaque virage quasiment, je m&#8217;arrête. Le ciel est bleu, limpide, le soleil, heureusement, est bien caché par les arbres. Le bitume est bien chaud. Souvent, je m&#8217;y suis assis, pour me reposer, non pas allongé, mais vraiment assis, pour récupérer. </p>
<p>Récupérer de quoi ? De monter à 6km/h ? D&#8217;être dans une forêt, seul, limite perdu ? D&#8217;avoir mal évalué les distances ? Plus le temps passe et plus je me dis qu&#8217;il va me falloir une sacrée paire de chance pour ne pas dormir à la belle étoile. </p>
<p>L&#8217;altimètre indique sans cesse des chiffres croissants. Ils ne croissent pas très vite, mais ça grimpe, au fur et au mesure des lacets, des virages, de la souffrance.  Le prochain en tous les cas qui me parle du Ventoux, je saurai quoi lui répondre. Que cela soit en bus, voiture, vélo ou à pied, on a tous connu ces moments, dans la montagne, où l&#8217;on penche la tête pour anticiper le virage et voir ce qu&#8217;il y a derrière. Quelle situation difficile !!</p>
<p>Au bout d&#8217;une heure de montée incessante, j&#8217;arrive enfin à mon premier plat. C&#8217;est un petit virage gauche. L&#8217;altimètre indique 1228 mètres d&#8217;altitude. En effet, j&#8217;ai joué pour le maillot à poids aujourd&#8217;hui, mais je ne pense pas être sur le podium tellement je fus affligeant. </p>
<p>Toutes les personnes que j&#8217;ai croisées, sur leurs motos, m&#8217;ont pour une fois semblées peu chaleureuses, lorsqu&#8217;ils me croisèrent. Mais une fois arrivé à ce fameux col, qui n&#8217;en était pas, puisque logiquement après la descente, montée, la rencontre de la journée m&#8217;apparaît, comme par miracle. </p>
<p>Un couple, âgé, s&#8217;arrête à ma hauteur. Le monsieur, me parle. Il comprend un peu le français et se lance donc dans les présentations : « Madame ma femme ; je parle un peu le français &#8230; » Et mon chrono qui tournait dans ma tête. Je me disais que ce n&#8217;était pas possible, que je rêvais. Je n&#8217;ai vu personne de la montée et là je tombe nez à nez avec un couple qui me propose de descendre un peu plus bas et boire un café ! J&#8217;hallucine donc.<br />
Mais encore par respect, je lui dis que je suis d&#8217;accord. Il se lance dans la descente et je le suis doucement. A peine quelques mètres d&#8217;effectués, le ciel si bleu et limpide qui couvrait ma tête s&#8217;est transformé en un rideau nuageux noir et grisâtre, engendrant de la PLUIE !<br />
Je pense que cela va cesser, mais plus je me dirige vers le sud et plus j&#8217;ai l&#8217;impression de faire face à un torrent de pluie. Mes affaires sont imprenables. Je n&#8217;ai donc plus le choix. Je vais devoir m&#8217;arrêter un peu pour faire un point roue et tenue ou carrément breaker, encore une fois. </p>
<p>Arrivé à la cabane, au fond à gauche du vingtième virage, j&#8217;étais trempé. Je m&#8217;étais arrêté pour enfiler ma veste jaune anti-pluie. J&#8217;ai oublié que la pluie en France, ce n&#8217;est pas le déluge, comme ici. Bref, j&#8217;arrive trempé à cet arrêt improvisé.<br />
Il y au moins quatre ou six hommes. Personne ne se pousse à mon arrivée. Il y a juste de quoi garer le SD entre des tables, des tabourets, une moto, des hommes. A ce moment, je comprends vraiment que l&#8217;étape est finie. Mais cela n&#8217;est pas le plus important. J&#8217;ai faim ! Et j&#8217;ai soif.<br />
Cette pause inattendue, m&#8217;apportera de quoi manger un peu et surtout de quoi boire, n&#8217;importe quoi, mais boire, car je n&#8217;avais plus d&#8217;eau. </p>
<p>Je me change, du moins pour le haut, pour ne pas tomber malade. En bas, je garde mon cycliste et les tongs, troquées contre les patins. A la table où mon couple âgé s&#8217;est installé, il y avait un type, qui parlait un peu anglais.<br />
Il fut le cobaye pour traduire. Puis, il me dit, tranquillement, que si je voulais, je pouvais descendre avec lui, en moto. Je demandais si avant Phan Thiet, il y aurait un village, un hôtel, des gens capables d&#8217;héberger ? RIEN ! NADA ! QUE DALLE ! </p>
<p>Il me fait une moue, qui ne m&#8217;inspire guère. Pourtant je dois le croire. Avant son invitation, j&#8217;étais en train de sortir des roues de pluies pour faire joujou dans la gadoue et la pluie diluvienne. Pensant bien sûr que seul le franchissement de cette descente m&#8217;aurait emmené à Phan Thiet et donc à un hôtel ! </p>
<p>Je m&#8217;inclinais face à son offre qui me parut des plus raisonnables. Je découvris au passage, une tradition locale ; trinquer à l&#8217;alcool de riz avec son voisins plusieurs fois. C&#8217;est en tout une bonne heure que nous avons passé dans ce cabanon.<br />
Mon premier Monsieur était passablement saoul et sa bonne femme aurait plus souhaité être loin de nous, plutôt que de supporter son attitude. Si seulement elle croisait une bande d&#8217;européens bourrés, je pense qu&#8217;elle ferait une bêtise ! </p>
<p>18h. Nous nous engageons sous le déluge. Question : comment faire pour mettre sur une petite 125cc, deux hommes, deux sacs de voyage avec des rollers et un SD ? </p>
<p>Facile, on improvise. On a harnaché les sacs à l&#8217;arrière, moi j&#8217;ai joué à collé-serré avec le chauffeur qui lui même était extrêmement bien collé à son guidon. Entre nous, le manche du SD que je tenais de ma main gauche. Rajoutons à cela une pluie diluvienne, qui interdisait d&#8217;ouvrir les yeux.<br />
A oui, j&#8217;ai oublié de préciser que j&#8217;étais en combinaison de roller en bas avec mes tongs et en haut, j&#8217;avais enfilé plusieurs couches, pensant lutter contre la nature. </p>
<p>C&#8217;est un ciel gris, noir, changeant, venteux et pluvieux que nous allons affronter. A chaque virage, je priais pour ne pas finir mes jours dans ce ténébreux décors (vu notre poids, la route, nos positions sur la moto&#8230;)<br />
Effrayant, non ? Et là encore, la route montait, descendait. Je n&#8217;étais pas au col tout à l&#8217;heure. Juste un mirage. Je ne peux même pas ouvrir les yeux, tellement la pluie est battante. Mère nature a parlé et elle n&#8217;est pas contente. </p>
<p>C&#8217;est seulement au bout d&#8217;une bonne vingtaine de minute, que nous nous arrêtons. Vingt minutes de route dégueulasse, on n&#8217;a pas du faire beaucoup de kilomètres. En tous les cas, je bénis ce moment où nous nous sommes arrêtés. C&#8217;est un vrai ouf de soulagement, car je commençais à avoir une crampe à la cuisse droite et vu notre position, impossible de bouger. </p>
<p>Je ne sais pas où on est. Un village ? Un bourg ? Une halte ? Mon sauveur, m&#8217;indique que quelques-uns viennent ici pour diner et dormir. Mais ce ne sont que des cabanes que je perçois dans la pénombre. Peu m&#8217;importe, l&#8217;important est d&#8217;être arrivé dans un endroit sec, entouré, aidé. J&#8217;entre avec mes affaires, trempées, dans une pièce où des hommes mangent.<br />
Je me pose dans un coin pour ne pas gêner, mais déjà, on m&#8217;invite, on me questionne, on me désigne. Je suis et resterai un étranger, je ne dois jamais l&#8217;oublier.<br />
Je dois passer par des phases qui me permettront ou non d&#8217;intégrer un groupe ou de rester dehors. Ce soir, je préfère de tout cœur l&#8217;intégrer. </p>
<p>L&#8217;hospitalité montagnarde. On me propose à manger, on m&#8217;indique où je peux me laver les mains. On me dit que je dormirai au grenier (des planches seulement) au milieu d&#8217;autres sous les moustiquaires. Il fait nuit dehors. Il est temps pour moi de savourer cette opportune hospitalité.<br />
Au menu ce soir, rencontres, rires, rollers, majong, sourires, regards, riz, entraide, humanité et un peu de poisson superbement grillé et délicieux. </p>
<p>Les jeunes ici sont vieux. Ils sont solides. De vrais gaillards. Les vieux quant à eux, ne le sont pas vraiment, mais ont déjà bien roulé leur bosse. On me présente mon hôte. Un vieux bonhomme sec comme une aiguille, qui me sourit et me serre franchement la main. </p>
<p>Il y a toujours trois questions qui reviennent en boucle lorsque je débarque quelque part :<br />
-mon âge.<br />
-si je suis marié.<br />
-d&#8217;où je viens. </p>
<p>Le temps de traduire, de rigoler, de manger, d&#8217;observer, l&#8217;heure passe. La fatigue arrive et il n&#8217;est que huit heure trente.<br />
Je sympathise avec des jeunes de 20 à 25 ans. Des forestiers, bien battis. Je fais sensation, lorsque arrive un sourd et muet. Au travail, un des membres de l&#8217;équipe est sourd et muet aussi. J&#8217;ai appris quelques « gestes ». Cela va bien m&#8217;aider car il semble qu&#8217;ils aient la même signification ici ou ailleurs. </p>
<p><img src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_6994-300x225.jpg" alt="img_6994" title="img_6994" width="400" height="264" class="aligncenter size-medium wp-image-308" /></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-297" title="img_7004" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_7004-300x225.jpg" alt="img_7004" width="400" height="264" /></p>
<p>Il est temps pour moi d&#8217;aller dormir. Je monte tôt au lit. Mes sacs sont défaits, la moitié de mes affaires sont trempées. A 22h, je m&#8217;effondre. A 2h du matin j&#8217;ouvre un œil. Il n&#8217;y a plus de bruits en bas de la maison.  Mais le vent dehors ainsi que les chiens font un bouquant d&#8217;enfer.  J&#8217;avais prévu de me lever à 5h, mais ce n&#8217;est qu&#8217;à 6h que je me réveilla. Je dormis d&#8217;une seule oreille, perturbé par l&#8217;étape vécue et par l&#8217;étape qui doit arriver. </p>
<p>Je rêve, de vivre plus de journées comme cela, qui apprennent tant. Je m&#8217;endors à la campagne, avec des êtres humains rien de plus. </p>
<p><em>(à suivre&#8230;)</em></p>
<p><em>par Goyan</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/04/06/5e-etape-dalat-gia-bac-120km/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>9</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dalat&#8230;Dernière station avant Phan Thiet</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/04/01/dalatderniere-station-avant-phan-thiet/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/04/01/dalatderniere-station-avant-phan-thiet/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2009 22:57:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stephane K</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte]]></category>
		<category><![CDATA[Roller]]></category>
		<category><![CDATA[visite]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=284</guid>
		<description><![CDATA[Dalat, 1er avril 2009 Après mon arrivée avant-hier après midi et près de 18H de bus, j&#8217;ai pu m&#8217;adonner à de magnifiques balades et profiter de ce que les français étaient venus chercher ici : de la fraîcheur. Cette ville à été « découverte » par le français Alexandre Yersin, certaines rues ici porte son nom encore, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Dalat, 1er avril 2009</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Après mon arrivée avant-hier après midi et près de 18H de bus, j&#8217;ai pu m&#8217;adonner à de magnifiques balades et profiter de ce que les français étaient venus chercher ici : de la fraîcheur. Cette ville à été « découverte » par le français Alexandre Yersin, certaines rues ici porte son nom encore, ce qui est assez rare pour le souligner. Il y a beaucoup d&#8217;anciennes villas françaises, ce qui montre le fort intérêt que les colons ont eu pour cet endroit. Sa situation géographique étant «exceptionnelle », ils ont même établi des cultures maraîchères qui prospèrent toujours actuellement.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="aligncenter size-medium wp-image-288" title="img_6246" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_6246-225x300.jpg" alt="img_6246" width="225" height="300" /></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><span id="more-284"></span></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">La ville de Dalat en elle même n&#8217;est vraiment pas attrayante. Beaucoup de bruit, des immeubles construits n&#8217;importe comment, aucune harmonie dans l&#8217;urbanisme, immédiatement, cela rompt le charme d&#8217;une ville qui à cette situation.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">J&#8217;étais venu ici, dans l&#8217;idée de retrouver l&#8217;esprit qui m&#8217;avait beaucoup touché à Darjeeling en Inde. Mais manifestement, ce fut une erreur de vouloir comparer ces deux villes. Seule leur histoire est similaire, mais leur situation actuelle est vraiment différente. Anyway. Comme dirait l&#8217;autre, si un endroit vous rebute, c&#8217;est que vous n&#8217;êtes pas allé chercher l&#8217;essentiel ou que les choses intéressantes vous ont échappé. Car il y en a toujours, il y a toujours des choses à voir, pour nous qui sommes étrangers.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><span style="text-decoration: underline;"><strong>La gare de Dalat</strong></span></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Hier donc, je me dirige, avec deux anglaises rencontrées dans mon hôtel, vers l&#8217;ancienne gare de Dalat. La marche est un peu longue, mais cela permet de faire vite le tour de cette « petite » ville. Nous sommes obligés de longer le lac, situé au cœur de la cité. Celui-ci à de vieilles allures effectivement d&#8217;un village des Alpes, avec au loin les montagnes qui se dessinent, une brise rafraîchissante qui vous parcourt le visage. Il y a même pour les amoureux, des balades possibles sur le lac, avec des pédalos en forme de cygne &#8230; kitsch à mourir.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">En nous dirigeant vers le sud est, nous nous perdons une fois, puis nous trouvons, cachéau détour d&#8217;une route, ce petit bâtiment jaune, qui n&#8217;est autre que l&#8217;ancienne gare de Dalat, maintenant quasi désaffectée. Nous y entrons vers 13h, il n&#8217;y a personne à part nous trois. L&#8217;intérieur, le hall de gare, ressemble plus à un musée, qu&#8217;à un hall de gare, c&#8217;est cela qui est attrayant. L&#8217;aile droite, qui devait servir à l&#8217;attente des passagers ou à une autre fonction, est maintenant devenue une boutique. Dans le hall principal, trône de superbes fauteuils et canapés en cuirs ; ainsi qu&#8217;une voiture, estampillé Nations-Unies ! Puis il y a le guichet, toujours en fonctionnement, puisque la gare propose le voyage suivant : 8km pour rallier le village de Trai Mat. Le départ est à quatorze heures. Nous avons une petite heure d&#8217;attente donc.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="aligncenter size-medium wp-image-290" title="img_6044" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_6044-300x225.jpg" alt="img_6044" width="300" height="225" /></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">J&#8217;en profite pour visiter une vieille locomotive qui marchait au charbon. Ici, contrairement en France, rien n&#8217;est interdit, pas de barrière, pas de chaine on peut faire ce que bon nous semble, dans la limite du raisonnable bien sûr. Je vais même marcher sur les rails, ce qui me rappelle le temps où avec Thomas et Hugo, nous marchions sur ces même type de rails, dans le 13ème arrondissement, du temps où derrière la BNF, il existait encore tout le monde du rail ; ce quartier si cher à Léo Malet à été complètement détruit, vive les promoteurs immobiliers !</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Le trajet dure une petite demi heure. Nous en profitons pour contempler doucement la campagne. La zone qui borde le chemin de fer, est remplie de cultures, ici, tout y pousse quasiment. On voit les vietnamiens de la campagne, ces montagnards, qui cultivent « leurs » terres diront nous ; celle du gouvernement plus exactement ; l&#8217;envers du décor. C&#8217;est en tous cas une charmante campagne qui se dévoile à nous, beaucoup de vert, en pente et non en terrasse comme en Inde. Nous essuyons une méchante averse, mais nous sommes protégés, c&#8217;est vraiment la première fois que je goute à la pluie ici et pas mécontent que cela ne m&#8217;arrive pas sur la route.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Nous descendons dans le village de Trai Mat. L&#8217;intérêt principal de cette destination est sa pagode, importante pour la région. Lorsque nous disons pagode, il faut surtout s&#8217;imaginer un site religieux, dédié. Il y a toujours un temple attenant. Les pagodes ne sont pas systématiques, pourtant elles sont vraiment très imposantes et très belles.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Rien de ce que j&#8217;ai vu dans l&#8217;art religieux ne m&#8217;aurait préparé à ce décor. Ici, un travail d&#8217;enrichissement des lieux est systématique. Il y a beaucoup de couleur. C&#8217;est comme de la faïence, découpé en de multiples morceaux et apposés, afin de représenté une forme, un dragon par exemple sur une colonne. Toute la pagode est ainsi décorée.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Concernant le temple, il y a plus de simplicité que dans la pagode. Les lieux sont toujours semblables. Avant de rentrer, se déchausser. Passer les portes qui lorsqu&#8217;elles sont ouvertes, font entrer la lumière. Une grande salle vous accueillent. De forme rectangulaire, elle abrite en son sein, tout au fond, une représentation du Bouddha, assis. Devant lui, de l&#8217;encens qui brûle, pour les croyants. Sur les côtés, en hauteur, des représentations de la vie du Bouddha ornent les murs. Nous pouvons monter au premier étage et ainsi contempler la campagne environnante. C&#8217;est un lieu calme ici et surtout il y a vraiment peu de touristes. Rien à voir avec l&#8217;ambiance vécu à Hanoi pour voir de tels lieux.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Après être rentré à Dalat, je me balade seul, à la découverte du marché. Les marchés m&#8217;impressionnent ici et feraient rougir nos petits marchés de quartier à Paris. Moi qui n&#8217;ai pas connu Les Halles de Baltard, j&#8217;ose avancer sans crainte, que les marchés ici, fonctionnent probablement de la même manière. Pour celui de Dalat, il faut s&#8217;imaginer un énorme cube, bien moche en extérieur, mais tellement prenant dedans. Sur deux étages, il y a de tout. Le plus impressionnant, c&#8217;est bien sur le marché de la nourriture. Il y a des bouchers, des poissonniers. Il y a des tables de découpe. On vend de tout. Encore une fois, ce sont les femmes qui sont aux commandes ici ! Il y a aussi de la friperies à l&#8217;étage, les fruits et légumes au rez-de-chaussée, ainsi que le coin des épices, du riz, il y a même des restaurants. Une ville dans la ville. Partout, c&#8217;est le même système. De petits commerçants qui tiennent leur coin de boutique. On se faufile dans de toute petites allées. On est en contact avec tous, les odeurs, les gens, les regards &#8230;</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="aligncenter size-medium wp-image-289" title="img_6123" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_6123-300x225.jpg" alt="img_6123" width="300" height="225" /></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Le soir venu, je m&#8217;éloigne de l&#8217;hôtel, pour trouver un coin plus sympa que ce que les guides recommandent. Je grimpe un peu donc et arrive rapidement vers une rue où il n&#8217;y a que des vietnamiens dans les restaurants. Bingo. Personne ne parle anglais et je vois apparaître sur les pancartes « Com » ou « Pho » (Riz ou soupe). Je m&#8217;asseois à une table dans un restaurant et je commande un succulent riz au travers de porc. 25 000 Dongs &#8230;</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">En rentrant à l&#8217;hôtel, un motard m&#8217;aborde, gentillement. Il se présente comme étant un Easy rider. C&#8217;est un groupe de motard, qui propose aux touristes de visiter la région. Ils sont très équipés, ont des programmes imprimés avec des prix fixes. Puis surtout des livres d&#8217;or à vous montrer si vous n&#8217;êtes pas convaincus ! J&#8217;avais songé, pour m&#8217;évader un peu à louer une moto à l&#8217;hôtel. 6$ la journée, mais je ne connais pas la région, je réfléchis vite, le bonhomme me plait, il sourit ne me brusque pas et je sens que je peux lui faire confiance ; je baisse le prix de 4$ et il me donne rendez-vous à 8h30 devant mon hôtel demain matin. Le trip coutera 18$ la journée &#8230;</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">-</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Le programme paraît chargé. Je n&#8217;ai pas tout noté, mais je prend à boire tout de même avec moi on ne sait jamais. Précaution.<br />
La moto de mon guide qui s&#8217;appelle Thuong, est une honda, une 125CC. Elle paraît plus confortable pour faire de la route qu&#8217;un vulgaire scooter. Il me casque la tête et nous filons vers l&#8217;aventure.
</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Premier arrêt, une pagode, dans la périphérie de Dalat. Je commence à reconnaître le style vietnamien. A l&#8217;entrée du site, des statues représentant Siddhartha, des dragons, des Bouddhas. L&#8217;intérieur est joli, on y voit plusieurs Bouddhas. Rapidement j&#8217;en sors, prenant de cours mon guide qui s&#8217;était pausé à un café.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Avant de repartir, il me montre une butte en face de la pagode. Il m&#8217;explique que c&#8217;est un ancien cimetière, ils sont en train de déplacer les ossements &#8230; pour construire un stade de Foot ! Je lui explique que nous avons fait la même chose à Paris il y a longtemps, mais que c&#8217;était pour des raisons d&#8217;hygiènes et non sportives.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Un peu plus loin, nous nous arrêtons vers un bâtiment religieux qui semble être une église catholique, mais qui n&#8217;en est pas une. C&#8217;est un temple Cao-daiste. C&#8217;est une religion propre au Vietnam, qui semble avoir pris le meilleur un peu partout. Le plus grand temple est basé à 80km de Saigon, au nord-ouest. Ici, c&#8217;est un modeste temple, le gardien vient d&#8217;arriver nous avons de la chance. Il y a de tout à l&#8217;intérieur, je teste une cloche d&#8217;assez belle facture et reste étonné par le bruit qu&#8217;elle procure.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Nous reprenons la route, je profites de cette superbe lumière, matinale, pour contempler la nature. Ici en montagne, il y a des lumières introuvables plus bas. Des couleurs propres à la montagne. Même si la région n&#8217;est pas très haute, elle en vaut le détour pour la qualité de sa campagne. Au détour d&#8217;un virage, nous tombons sur des troupeaux de vaches, tenues par leur berger, vaches à l&#8217;allure indienne plus que vietnamienne.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="aligncenter size-medium wp-image-291" title="img_6813" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_6813-225x300.jpg" alt="img_6813" width="225" height="300" /></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Puis, mon chauffeur me dépose en pleine nature. Il me propose de faire l&#8217;ascension d&#8217;une grosse butte et de profiter du panorama. Je m&#8217;exécute immédiatement car je me régale d&#8217;une telle aventure. Il n&#8217;y a personne autour de moi, juste la nature et moi. Un petit sentier permet d&#8217;accéder au sommet d&#8217;une butte dégarnie d&#8217;arbres. La vue est en effet imprenable d&#8217;en haut. On domine Dalat et tous les alentours. Une multitude de nuage semblent courir d&#8217;une direction à une autre. On entend le vent souffler intensément. Les hautes herbes ploient sous sa force et le paysage change à chaque instant. Les couleurs sont vives et puissantes, bleue, vert, jaune. On regrettera le passage et la trace de l&#8217;homme qui vient ici pour sûrement s&#8217;amuser, dépose et laisse ses déchets, lamentable.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Je redescend comme convenu un bon quart d&#8217;heure après. Je prend une mauvaise voie semble-t&#8217;il car je ne vois pas mon chauffeur sur la route. Je m&#8217;élance donc à pied, sur cette magnifique route de montagne, qui tantôt monte, tantôt descend, tantôt serpente, tantôt est longue et belle &#8230; Je marche une grosse demi heure, je fais demi tour puis il apparaît comme par magie.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">L&#8217;avantage de ce système c&#8217;est que l&#8217;on est vraiment libre de faire ce que l&#8217;on veut. Pas trop de contraintes. L&#8217;inconvénient, c&#8217;est qu&#8217;on risque de se perdre, mais avec un peu de lucidité, on s&#8217;y retrouve toujours. Le prochain arrêt sera réservé aux visites des cultures. C&#8217;est une roseraie où l&#8217;on s&#8217;arrêtera en premier. On peut voir les vietnamiens en trains de couper et sélectionner les pousses.<br />
Plus loin, c&#8217;est une culture de café que l&#8217;on visitera. Mon guide m&#8217;explique que depuis la fin de l&#8217;embargo américains dans les années 90, le Vietnam à pu rejoindre l&#8217;OMC et à pu commercialiser plus facilement avec l&#8217;extérieur.
</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Pour finir la matinée, nous nous arrêtons dans une culture de Warm. C&#8217;est verre à soie sont prodigieux. La soie est une des marchandises importante liée à l&#8217;Asie. La production se fait ici, essentiellement, car la température y est optimum. Trop chaud ou trop froid, les bestiaux n&#8217;y survivraient pas ou ne pourrait pas manger les plantes, puis produire.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">C&#8217;est chez des paysans que nous débarquons à chaque fois, leur maison est leur usine de fabrication. Ils ne semblent pas gênés par les flux des touristes, au contraire de moi qui ait un peu de mal à pénétrer chez eux ainsi. Mais ils ne demandent rien, ils travaillent simplement&#8230; Ainsi dans un coin de la maison, se tient de grandes nasses, empilés sur un ensemble. Dedans, sont stockés des dizaines de verres à soie. Au moment de mon passage, ils les recouvraient de feuillage, afin qu&#8217;ils puissent grignoter et produire de la soie. Je n&#8217;ai pas retenu les chiffres, mais cela semble impressionnant.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Après cela, pause déjeuner. Nous sommes à la campagne et mon guide m&#8217;emmène dans une petite gargotte. Nous prenons une soupe chacun à un prix imbattable : 15 000 Dong la soupe. De plus elle fut excellente et bien garnie. Après cette courte pause, nous chevauchons la moto à nouveau pour nous arrêter un peu plus loin seulement.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Thuong garde sa moto, le temps que je m&#8217;apprête à découvrir une spécialité de la région : une cascade. Le parking est sur les hauteurs de cette splendeur naturelle. Mais déjà, on entend le bruit qu&#8217;elle provoque. Un petit escalier est aménagé permettant aux visiteurs de descendre plus bas contempler de plus près cela. C&#8217;est donc une grosse balade d&#8217;une demi heure que je me propose. J&#8217;escalade des roches énormes, je saute à droite à gauche, j&#8217;arrive presque en face d&#8217;elle, c&#8217;est magique. J&#8217;aperçois un pêcheur, un sac plastique transparent lui recouvrant le corps et pêchant avec un petit fil à pêche. Je reviens sur mes pas et trouve un passage dans les cavités qui me permet d&#8217;approcher au plus près les chutes d&#8217;eaux. Je suis seul et non équipé. Je m&#8217;aventure là ou la roche est trempée. Mais j&#8217;en ai assez pour savourer cet endroit si incroyable.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="aligncenter size-medium wp-image-285" title="img_6390" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_6390-300x225.jpg" alt="img_6390" width="300" height="225" /></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="aligncenter size-medium wp-image-286" title="img_6429" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_6429-300x225.jpg" alt="img_6429" width="300" height="225" /></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Je remonte heureux comme un gamin de m&#8217;être aventurer dans un tel lieu. Je continue ma visite en me dirigeant à gauche vers un énorme temple bouddhiste. Les marches sont imposantes et le temple l&#8217;est lui aussi. Personne à l&#8217;intérieur. Cinq statues énormes m&#8217;attendent. On sent bien qu&#8217;elles sont modernes, mais le kitsch laisse la place à l&#8217;étonnement tant elles sont énormes. Le lieu et calme encore une fois, un vrai havre de paix ; seul les discussions de vieilles femmes assises à l&#8217;ombre vient nous signaler une présence humaine.<br />
J&#8217;aperçois dans le jardin deux énormes Bouddha, vraiment la représentation divine ici est particulière, mais prenante.
</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="aligncenter size-medium wp-image-287" title="img_6475" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/img_6475-300x225.jpg" alt="img_6475" width="300" height="225" /></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Avant de repartir, je rejoins Thuong, il était assis à une boutique-maison, d&#8217;habits traditionnels d&#8217;une minorité ethnique. Je m&#8217;assois avec eux et tout de suite on me propose d&#8217;acheter des foulards et autres tentures. Je décline rapidement et poliment, mais je reste ébloui par la beauté des pièces qu&#8217;on me propose. Je me renseigne sur les prix &#8230; puis je cède. J&#8217;en prend une afin de contribuer à l&#8217;économie locale. Les produits sont fabriqués à la main, un vraie tissage, avec une machine artisanale.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Plus loin, nous débarquons dans une usine proposant la même chose à la différence que la qualité est nettement moins bonne puisque ce sont des machines qui conçoivent. Nous pénétrons à plusieurs sur leur lieux de travail. On retrouve les vers à soie, à la fin de la chaine de production en somme.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Il est l&#8217;heure de rentrer.<br />
La balade à duré toute la journée, nous avons sillonné de magnifiques routes de montagnes au bitume parfait. Je ne suis pas mécontent de mon trip en moto. Même si j&#8217;aime bien faire les choses de mon propre chef, cette fois-ci je me rends compte que je n&#8217;aurais pas vu le quart de ce que l&#8217;on m&#8217;a proposé en une journée entière.<br />
La gentillesse de mon guide et la liberté laisser au touriste permet vraiment de savourer cette journée. Au contraire de beaucoup d&#8217;endroits que j&#8217;ai fait ailleurs, ici, aucune pression n&#8217;est exercée pour acheter à tout prix lors des multiples arrêts. A votre bon cœur, M&#8217;sieur, Dames &#8230;<br />
J&#8217;inscris un mot dans son livre d&#8217;or en espérant que cela pourra l&#8217;aider.<br />
Je rentre fatigué et couvert de coups de soleil mais heureux et comblé de ma journée.
</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="aligncenter size-medium wp-image-293" title="getattachment21" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/04/getattachment21-300x225.jpg" alt="getattachment21" width="300" height="225" /></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Demain, retour à la route. Cela fais maintenant une semaine que je ne fais RIEN. J&#8217;ai une longue étape en perspective, rejoindre Phan Thiet me coutera beaucoup d&#8217;efforts, mais j&#8217;ai vraiment à coeur d&#8217;y arriver.</p>
</blockquote>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Par Goyan.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/04/01/dalatderniere-station-avant-phan-thiet/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>10</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Hoi An to Dalat.</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/03/31/hoi-an-to-dalat/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/03/31/hoi-an-to-dalat/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 23:45:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stephane K</dc:creator>
				<category><![CDATA[Roller]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[visite]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=266</guid>
		<description><![CDATA[  Dimanche 29 mars 2009 Bus de nuit pour Dalat, départ de Hoi An. La route continue, je suis dans un bus qui va me permettre d&#8217;économiser du temps, de l&#8217;énergie et du moral. Comme promis, si je pensais qu&#8217;une situation n&#8217;aurait pas été gérable, je montais dans le premier bus venu (enfin si on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote style="TEXT-ALIGN: justify">
<div class="mceTemp mceIEcenter">
<div class="mceTemp mceIEcenter"> </div>
</div>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Dimanche 29 mars 2009</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Bus de nuit pour Dalat, départ de Hoi An.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">La route continue, je suis dans un bus qui va me permettre d&#8217;économiser du temps, de l&#8217;énergie et du moral. Comme promis, si je pensais qu&#8217;une situation n&#8217;aurait pas été gérable, je montais dans le premier bus venu (enfin si on veut car trouver des bus ici, c&#8217;est passer par plusieurs agences de voyages afin de comparer et surtout prier &#8230;).</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Passé le col des nuages, j&#8217;ai vite compris à quel point cela aurait été quasi impossible de monter à Dalat ; j&#8217;ai parcouru en 1h30, environ 11km, ce qui en fait une moyenne vraiment pas productive du tout. Quand on sait que le col des nuages n&#8217;est qu&#8217;à « 500 » métres d&#8217;altitude et que Dalat est à plus ou environ 1500 mètres, le calcul fut donc vite fait. Je regrette bien sûr de ne pas y monter en patin, mais cela aurait une débauche d&#8217;énergie trop importante et sûrement de longues, très longues heures de « poussage » et non patinage, car il ne faut pas rêver, en montagne, avec du 100 mm sous les pieds, un bagage de 20kg à pousser, cela ne s&#8217;appelle plus du patinage, mais de la marche.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="aligncenter size-medium wp-image-274" title="img_5976" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/03/img_5976-300x225.jpg" alt="img_5976" width="300" height="225" /></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><span id="more-266"></span></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Je ne sais pas encore à cette heure-ci si je descendrai en SD de Dalat. Mais je n&#8217;ai pas envie de jouer avec la nature, elle m&#8217;a déjà laissé passer le col, je n&#8217;y croyais pas d&#8217;ailleurs, cessons de jouer avec, donc. Pour l&#8217;heure, c&#8217;est une autre aventure qui m&#8217;attend, moins trépidante certes mais tout aussi difficile. Je roule donc au sein d&#8217;un bus qui est censé rejoindre Dalat dans 18h (plus je pense). J&#8217;ai 12h à faire jusqu&#8217;à Nha Trang, puis de là, je changerai de bus pour faire de 8h à 14h la connection jusqu&#8217;à la montagne.<br />
Le parcours que j&#8217;ai choisi d&#8217;écourter est pour moi nettement moins intéressant que le reste. Vous allez crier au vol bien sûr, car ce n&#8217;est pas moins de 700km environ que j&#8217;écourte volontairement, mais Danang m&#8217;a vacciné contre les villes inutiles et le profil de chaque étape aurait été très long &#8230; et très sinueux ; donc quasi irréalisable.<br />
Pour finir avec ce point tactique, je me suis rendu compte qu&#8217;effectuer plus de 100km par jour est quasi impossible. Il faut pour cela rouler fort, longtemps et ne pas avoir de pépins ou d&#8217;imprévus de route. J&#8217;ai de longue étapes de prévues au Cambodge et en Thaïlande, il sera probable d&#8217;en couper quelques unes pour surement plus profiter, comme je viens de le faire, de Hoi An.
</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Hoi An</strong></span></p>
<p>Je viens de passer quatre jours mémorables à Hoi An, mémorables pour plusieurs raisons :<br />
-la rencontre avec Didier fut décisive,<br />
-la ville est vraiment attrayante et charmante,<br />
-j&#8217;avais besoin de repos après l&#8217;aventure entre Hué et Danang<br />
-et surtout, le plus important, il est nécessaire, lorsque les rencontres arrivent, de se faire plaisir avec ces nouvelles personnes, de prendre le temps, de vivre simplement.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Je pourrais vous racontez mon séjour de différentes manières :<br />
-vous décrire la ville, rues par rues, coins par coins ;<br />
-vous comptez mes jours, simplement, mais cela est moins intéressant ;<br />
-au travers des pitreries faites avec Didier, vous comptez quelques blagues rigolotes comme : « Same, Same, but Different » &#8230;<br />
-à vrai dire je ne sais pas trop par où commencer, il y en a tellement, alors je vais faire à l&#8217;improviste comme d&#8217;habitude.
</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Hoi An est une petite ville. Elle est excentrée à l&#8217;est de la route principale qui relie le pays du nord au sud. Son profil est plutôt rond. Le sud de la ville est régie par la rivière qui la borde sur un axe ouest-est, le vieux quartier est là tout prêt. Le nord de la ville, c&#8217;est un peu la périphérie, une ville banale, de campagne, pas très importante, c&#8217;est son quartier historique qui lui vaut le détour. A noter qu&#8217;à l&#8217;est de la ville, à 5Km, il y a une plage, je n&#8217;y suis même pas allé, d&#8217;abord parce qu&#8217;il faisait trop chaud, mais surtout parce que je n&#8217;aime pas trop trainer dans ce genre d&#8217;endroit et que j&#8217;avais bien mieux à faire dans le centre.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Mon hôtel, un hôtel de routard (!), 10$ la nuit (peut pas trouver moins cher là-bas) est situé sur le bord de la rivière. Je n&#8217;irai pas à comparer cette ville avec Venise, mais imaginez la rivière comme un « gros » canal, d&#8217;un côté comme de l&#8217;autre de petites maisons, façades jaunes décrépis, beaucoup de restaurant attrayant. Ensuite, des rues en parallèles de la rivière font office de quadrillage. Elles sont reliés les unes aux autres par de petites rues et ruelles qui fait communiquer l&#8217;ensemble. Tout cela dans une ambiance très ancienne, car il n&#8217;y a pas de buildings à Hoi An. Il n&#8217;y a quasiment pas de voitures (aucunes, sauf des taxis et les cars à l&#8217;extrémité de la vieille ville), par contre, il y a quelques motos qui font la circulation. Heureusement, plusieurs heures dans la journée, la ville en interdit l&#8217;accès pour calmer les touristes.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><span style="text-decoration: underline;">Situation</span></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Mon hôtel donc, situé tout à l&#8217;est de cet ensemble, donné sur la rivière. J&#8217;étais proche du pont Cam Bam. Dès que j&#8217;en sortais donc, il me suffisait de tourner à gauche et de marcher pendant dix minutes, plein ouest, le long de la rivière. Nul besoin d&#8217;aller plus au nord, voir les vieilles maisons où les boutiques, mon ami Didier, lui était au bout de la route, juste avant le pont Japonais.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Mon premier contact avec la ville fut par le biais du marché. Dès que je traversais la première rue en sortant de l&#8217;hôtel, j&#8217;arrivais sur un axe qui débutait par cet endroit pittoresque, caractéristique de la région, le marché. De part et d&#8217;autre, à droite, à gauche, des commerçants de toutes parts. Inutile de vous imaginer une table, deux traiteaux comme chez nous. C&#8217;est une myriade de commerçants, qui vous attendent ici. Non pas qu&#8217;ils soient entassés les uns sur les autres, tout cela est rempli d&#8217;harmonie, mais il faut juste voir par là que tout espace est judicieusement occupé.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">On y voit de tout dans ce marché, plus spécialement les produits frais, tels que légumes et autres fruits. Les panières sont remplies et donnent envie de tout acheter. Un peu plus au fond à gauche, plus proche de la rivière, on trouve logiquement le marché aux poissons. Historiquement, Hoi An fut un port commerçant important. La tradition de pêche existe donc toujours.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Bien sûr, encore une fois, ce sont les femmes que l&#8217;on retrouve aux commandes ici, elles vendent et ne cessent de vous interpellez à chaque passage :  « Eh, You, come in my shop ! » &#8230; Le ciel de cette rue est couverte de toile, en plastique, tendue afin de se cacher des morsures du soleil. Ici, ce sont les petites gens qui travaillent, des personnes âgées, parfois handicapées physique, et quelques adolescentes qui aident.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Au bout de ce premier univers, qui hume fortement et dangereusement pour qui n&#8217;est pas habitué, un deuxième univers s&#8217;ouvre à vous. Les quais et leurs cafés touristiques, commencent ici. Ils apparaissent là, mais ne sont pas de larges avenues typiquement européennes, vides et inutiles. Là, c&#8217;est un endroit comme un autre pour continuer à vendre tout types de produits, des babioles principalement. Des femmes principalement bien sûr, mais on aperçoit quelques hommes par ci par là. A droite, les cafés-restaurants branchés pour touristes, pullules. L&#8217;urbanisme est identique, une immense salle, très haute de plafond, contenant une dizaine de tables, avec au fond une petite salle et de suite, la cuisine pour la préparation. A l&#8217;étage, l&#8217;appartement de la famille qui gère le commerce. En terrasse, avancées sur le trottoir quelques tables pour aguicher le client.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Il y a comme cela plusieurs restaurants, une bonne dizaine, les uns plus chers que les autres, mais souvent pour les occidentaux. C&#8217;est une vraie petite ville de bord de mer français, typique. Pourtant nous sommes au Vietnam. Passer plusieurs patés de maisons, on trouve sur la droite, divers commerces, souvent des boutiques de souvenirs proposés pour les touristes. La spécialité de la ville est le vêtement fait sur mesure. Mais on trouve de tout ici. On peut même acheter des bijoux.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Un bloc est quand à lui spécialisé pour la restauration de rue pour touriste et pas cher. C&#8217;est une étendue de tables, les unes après les autres remontant vers le nord. Ce sont de vraies rangées. Chacune appartient à un chariot, chaque chariot est géré par une « Miss ». Chaque chariot permet de faire une cuisine rapide et pas cher. Chaque table est l&#8217;occasion de faire de nouvelles rencontres, de tous horizons. En continuant le long de la rivière et en approchant du pont qui relie la petite île à la ville, nous approchons de l&#8217;endroit où j&#8217;ai rencontré Didier pour la première fois.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><span style="text-decoration: underline;">Didier ou l&#8217;office du tourisme d&#8217;Hoi An :</span></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">C&#8217;est devant une petite galerie d&#8217;artiste, qu&#8217;il traine ses guêtres à Hoi An. C&#8217;est là où on peut le voir. C&#8217;est ici, sa seconde famille. Hier, pour l&#8217;anniversaire de la libération de la ville, elle lui avait préparé un bon repas, de famille, auquel il était convié comme faisant partie, de la famille. La galerie est géré par un vieux Monsieur et sa Dame. Puis comme partout, le reste de la famille n&#8217;est souvent pas très loin. Ici, il y a deux petits chiens, tout microscopiques, qui égayent un peu la rue.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="aligncenter size-medium wp-image-282" title="img_58691" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/03/img_58691-300x225.jpg" alt="img_58691" width="300" height="225" /></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"> </p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-279" title="img_59751" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/03/img_59751-300x225.jpg" alt="img_59751" width="300" height="225" /></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">C&#8217;est là, chaque jour, que j&#8217;étais sûr de rencontrer Didier donc. Cet incroyable personnage, à jeter son ancre dans cette ville, il y a maintenant 7 semaines. Depuis, il aide de son mieux les touristes perdus, ou permet des transactions avantageuses pour ceux qui savent ce qu&#8217;ils veulent. Il fait tout en somme. Chaque jour, il rencontre des personnes différentes. Aujourd&#8217;hui par exemple, mangeant chez Miss Than (il était un peu obligé, de peur d&#8217;être désobligeant m&#8217;a t-il confié), nous avons rencontré un couple de français, qui souhaitait louer une moto et partir à Hué par le col des nuages. Pas de soucis leur répondit-on en cœur.<br />
Je leur contais mon aventure en roller, leur affirmant la beauté de leur initiative et Didier leur confirmait qu&#8217;il pouvait leur trouver les motards adéquates (les Easy Riders) pour un prix défiant toute concurrence. De plus, il se proposait de leur faire acheter quelques articles sur mesures. En somme, voici la définition de Didier : un service rapide de qualité et surtout, sur mesure. C&#8217;est une vraie agence de tourisme à lui tout seul. A trainer ainsi depuis 7 semaines en ville, il finit par connaître la plupart des commerçants. Impossible pour lui de se déplacer, sans dire bonjour à quelqu&#8217;un ou qu&#8217;on lui envoie ce fameux &laquo;&nbsp;bonjour&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Hello&nbsp;&raquo;. Et quand bien même ils ne se connaissent pas encore, pas de soucis, en moins de temps qu&#8217;il ne faut pour le penser, Didier rentre en contact avec n&#8217;importe qui, fille, garçons, vieux jeunes &#8230; Un vrai bonheur, simple, si humain&#8230;</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">C&#8217;est ainsi que mes journées se passaient donc. Je sortais de l&#8217;hôtel, allais m&#8217;enquérir de ce qu&#8217;il faisait, déjeunions ensemble dans des gargottes où nous étions les seuls européens. Après avoir déjeuné, un petit tour au bistrot où à la galerie pour ce reposer. Connaissances ou internet l&#8217;après midi, aux heures les plus chaudes. Puis vers 18h, retour à la cantine, chez miss Than, pour diner, faire des rencontres, et parler pendant des heures. Elle est pas belle la vie ?<br />
La ville historique :</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Et la ville me direz-vous ? L&#8217;attraction principale, le pourquoi les gens viennent à Hoi An ? Qu&#8217;en est-il de ces fameuses vieilles maisons chinoises, non détruites durant la guerre ?<br />
J&#8217;ai effectivement fait mon « pèlerinage », dès mon premier jour. J&#8217;ai payé ma contribution à la reconstruction, par le billet d&#8217;un ticket coutant 75 000 Dongs, lequel est resté plus dans ma poche qu&#8217;autre chose.<br />
En fait, je n&#8217;ai pas vraiment profiter du côté culturel de la ville. Je me suis baladé certes, mais on a vite fait le tour de ce petit hameau. Les vieilles maisons, sont remplis de familles prêtes à réciter convenablement leur texte pour parfaire au trip touristique. Costumes traditionnels, maisons traditionnelles, groupes de touristes traditionnels, bruyants et énervants &#8230;<br />
Très vite, j&#8217;ai préféré me balader seul, à travers la ville, afin de mieux ressentir l&#8217;esprit villageois de la cité, plutôt que de suivre à tout prix les conseils du Lonely planet que tout le monde à en main.<br />
Il n&#8217;y a pas que Didier qui était touchant dans ce village. Tous les gens autour de lui, des locaux était touchants.
</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><span style="text-decoration: underline;">Personnages divers de la ville :</span></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">A commencer par sa « petite  fille ». Une jeune fille des rues, une gavroche, une gamine qui traine, dans les pâtes des occidentaux, afin de satisfaire aux envies de son ventre. La version officielle est qu&#8217;elle est rejeté dans sa famille. Elle doit avoir quinze ans, ne vas pas à l&#8217;école et n&#8217;a pas de travail (contrairement à beaucoup des jeunes de son âge qui bossent).<br />
A chaque soirée passée avec Didier, elle était là. Il l&#8217;a un peu pris sous son aile, mais ne soyons pas dupes, elles doit voir beaucoup d&#8217;autres touristes afin de pouvoir vivre sa vie &#8230;<br />
Cette gamine est incroyable, elle parle anglais, elle l&#8217;a appris dans la rue. Elle connaît la ville comme sa poche bien sûr et dès qu&#8217;elle veut vous trouver, elle vous tombe dessus. Un vrai petit démon. Une vraie anguille, imprévisible, difficile à amadouer. Elle est sauvage, mais pas pour autant méchante, bien au contraire. On sent qu&#8217;il lui manque quelque chose qui commencerait par un grand A.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Il y a ensuite les rabatteuses des tablées de restaurant. Des gamines, ou des vieilles, vous avez le choix. La plupart bafouille l&#8217;anglais, mais certaines arrivent à se débrouiller suffisamment. Ces enfants des rues, ont une vie difficile. Elles quittent vers 22h, quand elles ont commencé vers midi, pour le mieux. Elles semblent travailler 7jours/7. Pour autant, elles ont toujours le sourire, toujours la pêche pour attraper le moindre client qui passe, leur montrer le menu, interrompant leur repas si nécessaire.<br />
Malgré ce tableau sombre, on ne sens pas de tristesse au fond d&#8217;elles. Surement de l&#8217;amertume et encore. Comme raconté, il n&#8217;y a pas de violence ici. Bien sûr, ce n&#8217;est pas une place pour des adolescentes de cet âge. Cette vision des choses, beaucoup de gens à Paris devrait la voir, repenser leurs conditions de travail par exemple. Je sais qu&#8217;on me lit, j&#8217;en profite pour l&#8217;écrire. Certains devraient avoir honte, chez nous de se plaindre pour un rien, ou de se plaindre tout court !
</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Les Xe Om sont légions dans la ville. Pourtant, ce n&#8217;est pas le créneau le plus intéressant pour se faire de l&#8217;argent. Le cri de guerre de ces « guerriers » est le suivant : « Motobike ! Go to the beach » Impossible de ne pas y couper. Ils passent leur journée leur cul posé sur leur moto et attendent que le temps passe. S&#8217;ils se font recaler plusieurs fois par jour, au même endroit et par le même type de clients; ils n&#8217;en perdent pas moins leurs sourires et leurs joies de vivre ici. Didier leur à même conseillé de filer à Danang, pour ramener les clients ici, mais ils ont toujours refusé, surement que la ville leur plait trop, à eux aussi.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Il y a ensuite les touristes rencontrés sur la «route ». A chaque fois ce fut une occasion unique de converser enfin avec des voyageurs. Rien à voir avec l&#8217;ambiance de Hué ou de Hanoi où les routards ne se parlaient même pas entre eux. En quatre jours, j&#8217;ai rencontré avec Didier une italienne, un américain, un australien, deux français, une anglaise et un israélien.<br />
Il y avait sûrement plein d&#8217;autres nationalités à rencontrer, mais pour si peu de temps, c&#8217;est vraiment pas mal. A chaque fois donc, c&#8217;est le même scénario qui se répéta.<br />
Nous nous présentons chacun, moi comme un jeune gars qui traverse le pays en roller et lui comme un routard qui a bien roulé sa bosse et qui veut monter un restaurant de cuisine franco-vietnamienne. A tous les coups, l&#8217;assistance est comblée et nous en profitons pour savoir ce que nos interlocuteurs ont dans le coffre ! C&#8217;est ainsi, des heures durant que nous avons rencontré des gens totalement différents, mais ayant une chose en commun : le partage.
</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">En somme pour faire plus simple, Hoi An, c&#8217;est un peu le petit village gaulois d&#8217;Astérix. Sans vouloir endosser le rôle d&#8217;un personnage particulier, on peut facilement y voir les traits de la créativité de Goscinny dans les méandres de cette petite ville de campagne vietnamienne. On parlait même avec Didier, de la possibilité pour lui de devenir maire de la ville, tellement il devenait reconnu &#8230; Imaginez notre éclat de rire commun, lorsque l&#8217;on s&#8217;est rendu compte de l&#8217;absurdité de nos paroles.<img class="aligncenter size-medium wp-image-272" title="img_5871" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/03/img_5871-300x225.jpg" alt="img_5871" width="300" height="225" /></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="aligncenter size-medium wp-image-273" title="img_5870" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/03/img_5870-300x225.jpg" alt="img_5870" width="300" height="225" /></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Giao et Annie m&#8217;ont « rejoint » il y a peu. J&#8217;ai pu enfin voir des visages connus. Parler français et surtout roller avec des amis. Cela m&#8217;a permis un certain réconfort. Giao n&#8217;est pas venu les mains vides, il m&#8217;a rapporté l&#8217;appareil photo numérique de Pierrick (merci à lui décidément il m&#8217;a dépanné beaucoup de chose pour ce voyage) mais surtout il m&#8217;a fait la surprise de me ramener un petit pot de Nutella ! Là j&#8217;ai craqué, c&#8217;était trop d&#8217;émotion. En plus avec la chaleur, il était tout coulant, un vrai régal.<br />
Ce matin, nous avons fait le trip jusqu&#8217;à MySon tous les trois. Nous avons booké un tour, partis à plusieurs dans un mini bus. Nous sommes allé visiter ce site touristique Cham qui est plus en état de ruines, par la faute des américains et de leurs bombardements, que parce que la nature l&#8217;aurait abimé.
</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="aligncenter size-medium wp-image-280" title="img_58932" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/03/img_58932-225x300.jpg" alt="img_58932" width="225" height="300" /></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><img class="aligncenter size-medium wp-image-269" title="img_5900" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/03/img_5900-300x225.jpg" alt="img_5900" width="300" height="225" /></p>
<p>C&#8217;est un petit site distant de 70km du village. Nous avions le départ à 5h du matin. A cette heure ci il fait quasiment jour. Nous sommes donc arrivés sur le site une bonne heure après. Nous étions parmi les premiers. Personne, pas un bruit d&#8217;humain. Par contre, la nature elle bourgeonnait. C&#8217;était un vrai régal, d&#8217;entendre ces cris d&#8217;oiseaux, de cigales, de singes (?) à travers la forêt. Il n&#8217;y a vraiment pas grand chose à voir là bas. C&#8217;est plus pour l&#8217;endroit que nous y sommes allés. C&#8217;est vraiment réconfortant d&#8217;être dans de tels lieux. De plus à cette heure ci il y fait très doux, c&#8217;est vraiment agréable. Passées quelques photos, nous sommes redescendus avec un peu de fatigue au village.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Hier soir, c&#8217;était vraiment un moment unique à Hoi An. Pour participer à la manifestation consistant à éteindre les lumières pendant une heure à partir de vingt-heure trente, heure locale, la ville avait couplé à cela, la commémoration de la libération de la cité des américains. Ainsi, à l&#8217;heure dite, il faut s&#8217;imaginer, une ville entière baigné dans le noir et qui laissait scintiller des milliers de bougies, tenues pour la plupart pas des enfants ou des personnes âgées. Pas d&#8217;euphorie particulière, juste une atmosphère, une ambiance. Le pont était rempli, car sur la rivière, des centaines de bougies flottaient, dans leur petite feuille de papier en forme de pétale. Une belle ambiance festive, comme lors de certains soir d&#8217;été en France, dans des petits villages, où les gens se retrouvent et sont juste heureux d&#8217;être là, simplement.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><strong><span style="text-decoration: underline;">Edit</span></strong></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Je viens d&#8217;arriver en début d&#8217;après midi à Dalat, la Darjeeling vietnamienne, mais sans le thé.<br />
J&#8217;ai bien eu raison de couper l&#8217;étape en prenant un bus.<br />
Mon premier bus, le sleeping bus fut vraiment horrible, une horreur, j&#8217;étais encore dans les places du fond. J&#8217;avais plus le sentiment d&#8217;être dans un manège de la foire du trône que dans un bus de nuit longue distance. J&#8217;avais à côté de moi un couple de norvégien, super sympa et deux vietnamiens. Pas beaucoup de place donc.<br />
Heureusement, le trajet ne dura que « 12h » sur le créneau de nuit. Ce qui alléga le trajet, même s&#8217;il fut difficile.<br />
La connexion à Nha Trang fut plus difficile, j&#8217;ai du attendre une demi heure dans un café. Un autre bus est arrivé à 7h30, puis nous avons patienter ¾ d&#8217;heures, sans qu&#8217;on nous dise rien car un jeune est venu bricoler des fils électriques &#8230;<br />
Le trajet fut donc très longet très animé. La route, était vraiment mauvaise et j&#8217;ai bien eu du nez de ne pas tenter l&#8217;ascension en patin. De Phan Rhang j&#8217;aurais au moins mis deux jours au grand minimum. J&#8217;ai pu observer la route sur tous le parcours. Très peu d&#8217;espace, beaucoup de trafic et des bas côtés complètement ravagés. Pas mal de tronçons de la route en travaux, ce qui veux dire beaucoup de trous, de cailloux, de ralentissements &#8230; Rien à voir avec les belles portions que j&#8217;ai pu faire dans le nord.<br />
L&#8217;ascension enfin était interminable, au début le pourcentage était raisonnable, longue route mais pas trop de dénivelé, mais certaines portions était interminables et surtout très très pentues, un vrai calvaire.
</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Je pense que je vais rester deux jours ici car même si la ville n&#8217;est pas très belle, une ville de montagne c&#8217;est toujours une belle chose à voir.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">-</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Merci à Didier de m&#8217;avoir fait partager autant de bons moments, c&#8217;était vraiment super, j&#8217;espère le revoir plus tard sur la « route ».<br />
Merci à Giao et Annie, pour leur soutien et Giao promis à Paris, je te revaudrais la chandelle de l&#8217;addition !!! <img src='http://blog.pucroller.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
</blockquote>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Par Goyan</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/03/31/hoi-an-to-dalat/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>8</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les photos sont arrivées</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/03/28/les-photos-sont-arrivees/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/03/28/les-photos-sont-arrivees/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 14:27:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jennifer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=239</guid>
		<description><![CDATA[Photos prises dans le Col des Nuages par Bill, le cycliste US]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;">Photos prises dans le Col des Nuages par Bill, le cycliste US</span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-254 aligncenter" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/03/28-03-09-bis3-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-255" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/03/28-03-091.jpg" alt="" width="640" height="480" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/03/28/les-photos-sont-arrivees/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>4e étape : Danang &#8211; Hoi An (repos)</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/03/26/4e-etape-danang-hoi-an-repos-et-visite/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/03/26/4e-etape-danang-hoi-an-repos-et-visite/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 11:15:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jennifer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=228</guid>
		<description><![CDATA[Mercredi 25 mars 2009, 21h30, HOI AN Etape 4, repos et visite.   NUIT A DANANG La nuit passée à Danang fut assez horrible. L&#8217;hôtel que j&#8217;ai été contraint d&#8217;accepter était bruyant comme ce n&#8217;est pas possible. J&#8217;entendais tout : les tongs des gens, les uns tapant chez les autres pour aller discuter&#8230; Heureusement pour moi, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Mercredi 25 mars 2009, 21h30, HOI AN</p>
<p>Etape 4, repos et visite.</p>
<p> </p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">NUIT A DANANG</span></strong></p>
<p>La nuit passée à Danang fut assez horrible. L&#8217;hôtel que j&#8217;ai été contraint d&#8217;accepter était bruyant comme ce n&#8217;est pas possible. J&#8217;entendais tout : les tongs des gens, les uns tapant chez les autres pour aller discuter&#8230; Heureusement pour moi, j&#8217;étais très fatigué de ma journée et j&#8217;ai donc pu m&#8217;endormir sans aucun souci.</p>
<p>La ville de Danang -4ème du pays- est une ville tentaculaire, assez hideuse, sans charme et très bruyante. Une bonne grosse ville en somme.</p>
<p>Lorsque je suis arrivé hier soir, j&#8217;ai été accueilli par la pluie. De plus, ayant abordé le centre ville dans la pénombre, je n&#8217;ai rien vu, excepté un énorme Bouddha blanc assis en position du lotus, mais il était bien trop loin de mon point d&#8217;arrivée pour que je puisse m&#8217;arrêter.</p>
<p><span id="more-228"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Ayant choisi, un peu par hasard mon hôtel, je me fis immédiatement signifier que je ne pourrais y rester qu&#8217;une nuit (tant mieux ! ) car il y aurait une fête le lendemain&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Je pensais aller visiter le musée d&#8217;art Cham mais je pense que ça sera pour une prochaine fois car j&#8217;ai de moins en moins envie de rester dans cette ville. Il y a beaucoup de lumières dans les rues. Les immeubles ont des panneaux publicitaires. Un des plus grand pont est scintillant de lumière. C&#8217;est impressionnant, mais pas très attrayant !</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois ma douche prise et constaté les « dégâts » sur mon corps suite à ma chute, j&#8217;ai fait quelques étirements.</p>
<p style="text-align: justify;">Vu qu&#8217;il était presque 20h, il me fallait vite trouver un restaurant pour casser la croûte et me ressourcer un peu. A peine sorti de l&#8217;hôtel, je tombe sur un petit restaurant de rue. Il fait l&#8217;angle. La vendeuse est derrière son petit stand, assise sur son tabouret. Devant elle, un petit chariot où tout un nécessaire est là. A sa droite, une immense marmite, chauffante, qui contient un bouillon. Autour de cet attirail, deux ou trois tables et quelques petits tabourets. A peine deux clientes. Je m&#8217;installe auprès d&#8217;elles, simplement. On s&#8217;échange quelques mots et la vendeuse me tend le bol. Une des clientes me prépare le reste, me tend les baguettes et c&#8217;est parti. J&#8217;arrive enfin à m&#8217;extirper des sentiers battus pour occidentaux. La soupe me suffit, j&#8217;achète un peu d&#8217;eau et rentre à l&#8217;hôtel, saisir ma journée sur le PC et dormir.</p>
<p> </p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">NOUVELLE JOURNEE</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je me suis réveillé assez facilement vers 9h30 du matin. Mon programme de la journée est assez simple, rejoindre Hoi An, situé à 35km du centre de Danang.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien que la fille de l&#8217;hôtel voulait me mettre dehors vers 8H, ce n&#8217;est qu&#8217;à 11h15 que je descends mes affaires de la chambre. J&#8217;ai pris mon temps, car j&#8217;avais besoin de récupérer d&#8217;hier.</p>
<p style="text-align: justify;">Au niveau de la chute, je n&#8217;ai pas grand chose. J&#8217;ai râpé un peu la fesse, mais ce n&#8217;est rien. Par contre, je ressens une douleur au niveau du coccyx. Logique, vu la vitesse à laquelle j&#8217;ai tapé le sol. Espérons que ça passe avec un peu de repos.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai remarqué également, qu&#8217;en grimpant en canard pendant une heure et demie, une belle ampoule est apparue sur le plat du pied gauche, à l&#8217;intérieur. Sinon il reste toujours la blessure dans la main mais qui n&#8217;est pas très importante.</p>
<p style="text-align: justify;">En arrivant de nuit sous la pluie, quelques roulements ont commencé à se gripper mais logiquement, ça devrait se remettre en place avec un peu de roulage.</p>
<p style="text-align: justify;">Le temps de faire le check out et de vérifier mes affaires (je constate qu&#8217;un des bambous s&#8217;est brisé dans la chute mais les fixations ont bien tenu le coup!).</p>
<p> </p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">EN ROUTE</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je m&#8217;envole de l&#8217;hôtel vers 11h45.</p>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup, en me lisant, s&#8217;apercevront qu&#8217;à cette heure-ci, il est quasiment impossible de rouler, comme je l&#8217;ai vécu précédemment. Mais le ciel est couvert et la pluie d&#8217;hier a, semble t&#8217;il, adoucit un peu les températures. Avant de partir, j&#8217;achète dans le Bakery d&#8217;en face, deux croissants et un petit gâteau pour bien commencer la journée &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"> Sachant que je roule à environ 20km/h et que j&#8217;ai 35km à faire, j&#8217;escompte atteindre Hoi An en moins de deux heures. La route est assez simple, puisque plein sud.</p>
<p style="text-align: justify;">Généralement, à chaque fois qu&#8217;il y a des étapes simples en kilométrage, il y a toujours quelque chose qui cloche ailleurs !</p>
<p style="text-align: justify;">Ici, la règle n&#8217;a pas failli puisqu&#8217;une bonne partie de la route fut mauvaise. Beaucoup de grattons, des bas-côtés inutilisables pour d&#8217;éventuelles pauses car remplis de cailloux, rendant les commerces inaccessibles et une route rétrécit, ce qui augmentait les risques de collision.</p>
<p style="text-align: justify;">Le vent a joué un peu en ma défaveur, mais rien à voir avec l&#8217;autre fois.</p>
<p style="text-align: justify;">A peine sorti de Danang, je ne voulais pas rouler fort. Je voulais faire l&#8217;étape tranquillement pour ne pas me forcer à rouler seulement. Je faisais du 20km/h environ et mon rythme cardiaque était aux alentours de 135 bpm. De plus, je sentais que je n&#8217;avais pas les jambes pour rouler fort comme j&#8217;ai pu le faire hier soir, après la descente.</p>
<p style="text-align: justify;">Entouré d&#8217;une myriade de scooters, dans la nuit, j&#8217;ai roulé le plus fort que j&#8217;ai pu pour arriver le moins tard possible à l&#8217;hôtel. J&#8217;avais de bonnes sensations, un faux plat descendant donc favorable et quasiment pas de vent, avec une belle route bien lisse. J&#8217;arrivai à trouver une belle position, assez fléchie, en abaissant le centre de gravité du SD au maximum.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré la présence des nuages, impossible de ne pas sentir qu&#8217;il fait assez chaud. La preuve en est lorsque je m&#8217;arrête encore dans une station service et que je constate que mon tee-shirt est littéralement trempé.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois encore, j&#8217;arrive, me pose et intrigue les gens. Cette fois-ci, c&#8217;est deux adolescents, qui sont en train de regarder la télévision, attendant leurs clients. Ils doivent avoir la vingtaine. Je ne leur parle pas. Juste un geste pour désigner un tabouret. Je m&#8217;installe auprès d&#8217;eux, en silence, puis attends que mon corps se calme. Mon ampoule me fait mal et m&#8217;empêche d&#8217;aller vite.</p>
<p style="text-align: justify;">Question nourriture, je n&#8217;ai pas faim, ni très soif à vrai dire. Je pense que mon corps commence à s&#8217;habituer aux efforts et au pays. </p>
<p style="text-align: justify;">Je prévois de ne rester qu&#8217;un petit quart d&#8217;heure et, pendant ce laps de temps, tous les clients qui viennent prendre une poignée d&#8217;essence me regardent stupéfaits. Ils parlent un peu avec le jeune qui leur rempli leur jauge. Je ne sais pas ce qu&#8217;ils se disent, mais c&#8217;est rigolo.</p>
<p style="text-align: justify;">Au loin, de l&#8217;autre côté de la petite route, je sens aussi des regards. Des hommes, assis au café, me regardent depuis le début, c&#8217;est sûr. Je suis l&#8217;attraction. Mais tout cela se passe tranquillement, personne ne vient m&#8217;embêter. Je me suis réfugié à la station service, point barre.</p>
<p style="text-align: justify;">Pensez-vous qu&#8217;il est normal que le jeune de la station service, fume sur son lieu de travail ? Ah ah, moi j&#8217;ai rigolé en voyant cela. Une innocence certaine, un risque mesuré&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Tout comme ces fous de la route qui, en tongs, conduisent leurs engins de mort avec un bout de plastique sur la tête.</p>
<p style="text-align: justify;">Des choses inconcevables chez nous ! </p>
<p style="text-align: justify;">Passé mon quart d&#8217;heure, je m&#8217;envole de nouveau sur cette route mauvaise en priant pour que mon ampoule ne me torture pas trop. Je n&#8217;ai plus de jambes ni envie de rigoler avec tout le monde. Pourtant, le mécanisme des sourires va reprendre le pas et je vais me laisser bercer par ce flot incessant encore une fois.</p>
<p style="text-align: justify;">La route a ce charme qui permet à celui qui l&#8217;emprunte de voir des choses inaccessibles pour les autres. Quelques gosses sortant de l&#8217;école m&#8217;ont rejoints en vélo, tout sourire&#8230;</p>
<p> </p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">ARRIVEE A HOI AN</span></strong> </p>
<p style="text-align: justify;">La route ne fut pas très longue jusqu&#8217;à la ville. C&#8217;est vers 13h30, dans la grisaille et un peu de chaleur, que j&#8217;arrive à Hoi An.</p>
<p style="text-align: justify;">Très vite, j&#8217;aperçois les premiers touristes de la ville qui, sur un vélo ou à pieds, me croisent.</p>
<p style="text-align: justify;">Personne ne fait attention à moi. C&#8217;est affolant de voir à quel point ils semblent perdus dans leur monde.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;approche du centre et mon hôtel est rapidement trouvé,  contrairement à hier.</p>
<p style="text-align: justify;">Ici, ville classée au patrimoine mondial de l&#8217;UNESCO, le centre ville n&#8217;a pas connu l&#8217;essor des buildings.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est donc dans une petite maison, néanmoins assez profonde, que je pose mes affaires. Le bout de la maison donne sur la rivière qui délimite la ville. Un beau cadre, même si je n&#8217;ai pas de fenêtre dans ma chambre, ce qui est un peu classique ici.</p>
<p style="text-align: justify;">Le temps de me doucher, ranger mes affaires et constater qu&#8217;il n&#8217;est que 14h30, je me décide à m&#8217;aventurer dans cette petite ville.</p>
<p style="text-align: justify;">La ville fut épargnée par les divers bombardements qui en ravagèrent d&#8217;autres. C&#8217;est pourquoi d&#8217;authentiques vieilles maisons en font maintenant sa réputation.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;achète un ticket à l&#8217;office du tourisme. Cela permet de visiter plusieurs sites différents mais pas tous. Puis je commence à me balader doucement tranquillement, observant ces groupes de touristes ou ces couples faisant un peu comme tout le monde, empruntant un vélo dans une ville qui n&#8217;en a pas besoin, brandissant leurs appareils photos à la moindre occasion, traînant dans les boutiques de souvenirs, qui sont légions ici. Very funny !</p>
<p style="text-align: justify;">Les rues sont donc bordées de boutiques, vendant des chapeaux, des lampions de toutes les couleurs. C&#8217;est aussi la spécialiste du vêtement sur mesure.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sud de cette ville, où réside tout ce petit monde, est un petit rectangle pas très long.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon premier arrêt ce fera au marché. Un marché quasi identique à celui trouvé à Hué sauf qu&#8217;il lui manque beaucoup d&#8217;authenticité. En effet, ici tout semble fait pour allécher les touristes. Une ville un peu trop aseptisée par endroits.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;arrive à trouver ce que je suis venu chercher au marché : un petit étal où manger. Quelques clients locaux, personne ne parle Anglais à part les petites vendeuses alentours qui ne déclament que la même rengaine : « Eh Sir, come in my shop »&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Je m&#8217;assois auprès d&#8217;une famille et je goûte à la spécialité locale, un Cau Lau (pas sûr de l&#8217;orthographe). C&#8217;est un bol avec de grosses pâtes, de fines tranches de viandes, un peu d&#8217;herbes et de bouillon, bon appétit !</p>
<p style="text-align: justify;">Je n&#8217;achète même pas à boire tellement c&#8217;est bon. Ça passe tous seul. Le seul hic, c&#8217;est que c&#8217;est petit. Mais à force, on s&#8217;habitue à manger peu ici.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois ce bon bol avalé, je m&#8217;en vais dans les petites artères de la ville. Je ne cesse de croiser des touristes mais, tout comme la cité, ils semblent assagis et calmes. Rien à voir avec les troupeaux rencontrés à Hué. Je marche quelques minutes, déambulant en face de temples et de boutiques multiples, mais sans y rentrer. J&#8217;aurais bien assez de temps pour cela demain vu la taille de la ville.</p>
<p> </p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">RENCONTRE AVEC DIDIER</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au détour d&#8217;un carrefour, je me fais interpeller par un gars bien sec, accoudé à une moto et qui me lance : « Eh bien il est perdu le petit Français ? »</p>
<p style="text-align: justify;">Il est aussi blanc qu&#8217;un cachet d&#8217;aspirine, a un bandana sur la tête et des Oakleys bien opaques pour cacher son regard.</p>
<p style="text-align: justify;">Je m&#8217;approche de lui et nous faisons connaissance. Je lui explique mon voyage et il accroche tout de suite. Il retire ses lunettes pour que nous puissions discuter. Il traîne en face d&#8217;une boutique de tableau et semble vivre ici. </p>
<p style="text-align: justify;">Il s&#8217;appelle Didier, il a 47 ans et est sur la route depuis plus de 20 ans. J&#8217;ai passé environ deux heures avec lui, sur son bout de trottoir, en face de chez ses amis. Cela fait presque deux mois qu&#8217;il est au Vietnam.</p>
<p style="text-align: justify;">Il compte ouvrir une affaire ici, il s&#8217;y sent bien. Hoi An est pour lui un très bel endroit. J&#8217;acquiesce.</p>
<p style="text-align: justify;">Comment le décrire ? C&#8217;est un homme pas bien grand -ma taille environ- tout sec, une barbe de quelques jours, le teint rosé par un soleil violent, les cheveux longs jusqu&#8217;à la nuque, l&#8217;air d&#8217;un soixante-huit tard bien vivant !</p>
<p style="text-align: justify;">Il a un parlé qui me plait et cela semble réciproque.</p>
<p style="text-align: justify;">Il tourne à la bière et ne cesse d&#8217;interpeller les groupes qui défilent devant lui. Il commence à connaître les gens ici et les gens le reconnaisse.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous parlons donc, faisant connaissance. On parle de tout et de rien, on prend le temps.</p>
<p style="text-align: justify;">En parlant du temps, celui-ci commence à se dégager mais pas de soleil violent en perspective.</p>
<p style="text-align: justify;">Hoi An est un vrai petit village et au bord de cette rivière, on se croirait sur une riviéra française.</p>
<p style="text-align: justify;">Un australien vient parler avec lui. C&#8217;est le moment pour moi de continuer mon bout de visite. On se donne rendez-vous un peu plus tard, pour manger ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas très loin, j&#8217;aperçois sur une grande place, face à la rivière, un groupe de jeunes, jouant au foot pieds nus. Ils semblent forts, physiquement. Chez nous, nous aurions dit courageux. Le pays est mal classé pour la FIFA mais c&#8217;est un vrai engouement pour les vietnamiens. D&#8217;ailleurs, j&#8217;ai oublié de dire qu&#8217;à Lang Co hier, le patron qui m&#8217;a tenu compagnie, m&#8217;a cité la moitié de la composition de l&#8217;équipe de France de football de 1998 et connaît les meilleurs joueurs français actuels. Une passion donc.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un vrai petit charme que cette ville. Pas de bruits, une rivière calme et paisible qui, des deux côtés de ses rives, contient de belles façades de maisons.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une petite ballade, je rejoins, comme convenu, mon « compagnon » de route d&#8217;un jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est 18h30, mais la nuit est déjà tombée ici. Pourtant, les maisons bordant la rivière, possèdent toutes quantités de lampions, tous plus beaux les uns que les autres. Ainsi, l&#8217;on peut voir différemment cette partie de la ville. Un peu plus loin, Didier m&#8217;emmène manger dehors. Non pas dans ces petits restaurants de rues prisés des locaux mais dans une sorte de cantine, où de longues rangées de tables parallèles attendent les touristes. De chaque côté de la rangée il y a, d&#8217;une part, ceux qui font à manger et d&#8217;autre part, ceux qui rabattent les clients pour manger. La plupart des rabatteurs sont des enfants, ils ont entre 15 et 20 ans mais vous assurent en avoir le double.</p>
<p style="text-align: justify;">Je goûte à une autre spécialité locale. Des sortes de raviolis vapeur qui n&#8217;en sont pas en fait. Succulent !</p>
<p style="text-align: justify;">Puis nous changeons de table, allons un peu plus loin (une demi heure après tout de même), où nous commandons des springsrolls (nems frits pour nous), excellent aussi. </p>
<p style="text-align: justify;">Entre temps, nous parlons sans nous arrêter, entre voyageurs, nous évoquons des souvenirs de routards et, même s&#8217;il est plus âgé que moi, je sens que le contact passe très bien !</p>
<p style="text-align: justify;">Alors qu&#8217;à Paris, j&#8217;aurai expédié ces petits plats ridicules, je me rends compte qu&#8217;ici au moins, je prends le temps de dîner, de savourer ce que je mange, de prendre le temps de parler avec un « inconnu » mais qui semble partager beaucoup de choses avec moi.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sens que je vais me plaire ici. C&#8217;est un petit havre de paix comparé à l&#8217;infernale Danang.</p>
<p style="text-align: justify;">Je pense que je vais rester au moins deux jours. Non pas qu&#8217;il y ait deux jours de visite. Mais sûrement deux jours de contacts et de connaissances très intéressantes à y faire.</p>
<p> </p>
<p><em>Par Goyan</em><em></em></p></blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/03/26/4e-etape-danang-hoi-an-repos-et-visite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>16</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Troisième étape : Hué – Danang (105km).</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/03/25/troisieme-etape-hue-%e2%80%93-danang-105km/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/03/25/troisieme-etape-hue-%e2%80%93-danang-105km/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2009 00:24:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stephane K</dc:creator>
				<category><![CDATA[Roller]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=221</guid>
		<description><![CDATA[Ma journée commence tôt. Lever à 5h30, sans réveil. Est-ce l'excitation ou la motivation ? J'aime le ciel à cette heure ci. La journée commence et les premières couleurs pointent leur nez. On n'entend pas encore les myriades de klaxons également. Une bonne douche, puis je descend payer ma chambre. J'ai un petit problème de liquidité, alors je sors rapidement pour aller chercher de l'argent. Moi qui pensait trouver des rues vides, comme à Paris, lorsque vous vous levez vers 6h du matin. Ici, les gens mangent déjà tous. Ils sont assis sur leur petit tabouret et déguste une soupe bien matinale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Mardi 24 mars.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Ma journée commence tôt. Lever à 5h30, sans réveil. Est-ce l&#8217;excitation ou la motivation ? J&#8217;aime le ciel à cette heure ci. La journée commence et les premières couleurs pointent leur nez. On n&#8217;entend pas encore les myriades de klaxons également. Une bonne douche, puis je descend payer ma chambre. J&#8217;ai un petit problème de liquidité, alors je sors rapidement pour aller chercher de l&#8217;argent. Moi qui pensait trouver des rues vides, comme à Paris, lorsque vous vous levez vers 6h du matin. Ici, les gens mangent déjà tous. Ils sont assis sur leur petit tabouret et déguste une soupe bien matinale.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><span id="more-221"></span></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Je décolle de l&#8217;hôtel à 6H30 du matin. Mon objectif est double. Je souhaite rallier Danang, qui est à une centaine de kilomètres de Hué ; puis je souhaite passer le fameux col des nuages, qui délimite le pays en deux, sans assistance bien sûr. J&#8217;ai tout fait pour partir le plus tôt possible. Je suis convaincu qu&#8217;après être rodé les étapes plates pourront être franchies sans soucis, pour les autres on verra.  A l&#8217;heure où je m&#8217;engage, les rues et la route principale, sont bondées de monde. Il y a foule et ça se voit. Faut-il que je parte vers 5H du matin pour ne trouver personne ? Les horaires sont vraiment décalées ici.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Mon premier souci vient du fait que le GPS n&#8217;est pas assez rechargé. Je perd donc mon instrument de mesure, mais j&#8217;ai pu constater que sur les premiers kilomètres, je roulais aisément à environ 25-28km/h sans sourciller et que mon rythme cardiaque était compris entre 155 et 160bpm. Merci à la température matinale qui ne m&#8217;a pas encore écrasé.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Je ne sais absolument pas ce que je vais rencontrer sur cette étape. J&#8217;ai beau avoir vu le profil sur Google Earth à Paris, je n&#8217;en garde qu&#8217;un souvenir mitigé et sûrement faussé. Je pique donc plein sud, en croisant les doigts pour que ma vitesse soit toujours aussi rapide.<br />
La route est toujours aussi belle, tant le revêtement que les paysages alentours. Pour la première fois, ma ligne d&#8217;horizon est composée de montagnes s&#8217;approchant petit à petit. Contrairement à la première où la largeur de la route était excellente, ici, il faut jouer avec le bas côté. En fait c&#8217;est plus une piste cyclable qu&#8217;autre chose, mais cette portion est guidée par une voix-une voix. Pas de quoi faire le fanfaron avec les camions en tous les cas. Le rituel des sourires recommence et à chaque fois, c&#8217;est un régal. Ici une vieille dame, assise derrière sa fille sur la moto, qui me fixe doucement du regard, me voyant patiner. Là une enfant, tenant la main de sa mère, me pointant du doigt, mais se ravisant lorsqu&#8217;elle comprit qu&#8217;elle était la seule à le faire, aurait-elle rêvée ? Tous les deux roues, surmontées de couples ou d&#8217;amis, me font des signes d&#8217;encouragements, ils ne savent peut être pas ce que j&#8217;endure, mais savent sûrement que cela ne doit pas être des plus commode comme moyen de locomotion. Grâce à eux, le temps passe plus vite, les bornes s&#8217;enchaînent plus facilement et surtout, j&#8217;ai l&#8217;impression de comprendre pourquoi je suis ici : vivre des choses invivables à la maison, sur nos routes. Chaque village traversé est l&#8217;occasion de voir à quel point je peux attirer le regard des gens rapidement. Lorsqu&#8217;un groupe d&#8217;hommes tapent le carton, ils ne me voient pas d&#8217;abord, mais un des leurs les alerte et c&#8217;est ainsi une dizaine de têtes, de regards, de sourires, de doigts qui se pointent sur moi et qui tantôt m&#8217;encouragent, tantôt me disent « hello » simplement. Tous le monde joue le jeu. Vieux, jeunes, femmes, enfants, hommes, policiers (pour le peu que j&#8217;en ai vu !).
</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Mes premières difficultés du jour seront orchestrées par deux petits cols de rien du tout, mais dont les panneaux indiqueront 7% de grimpette. Très vite, je dois pencher le SD pour pouvoir patiner plus facilement. Les premières pentes font très mal, l&#8217;allure faiblit très rapidement, c&#8217;est horrible. Heureusement, elles ne durent pas longtemps et après un re-plat, je redescend le même pourcentage, aidé du SD et des freins qui me permettent une descente en toute sécurité. La route est parsemée de faux plats montants, de longues étendues plates, le temps est doux, il commencera à devenir lourd dans une heure ou deux. Pas ou très peu de vent. Conditions optimales, la preuve c&#8217;est que j&#8217;avance bien. Comme quoi partir tôt est la meilleure solution, inutile de pleurer sur son sort surtout si l&#8217;on part à 9h.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Ma première pause se fera sans le savoir environ deux heures après être parti. Comme d&#8217;habitude je n&#8217;ai rien mangé et mon ventre commence à grogner. Mes jambes avancent moins vite et il est temps pour moi de grignoter quelque chose. Je m&#8217;enfonce dans un village, la dernière boutique semble proposer des soupes. Je m&#8217;approche de la patronne, aucun sourire, aucune phrase d&#8217;accueil, mais où suis-je tombé ? J&#8217;insiste pour me faire servir une soupe. Elle arrive illico presto sur la table. J&#8217;ai droit à un splendide bout d&#8217;os à moelle avec le plus gros morceau de gras du monde ! Mais vu que j&#8217;ai faim, je ne fais pas la fine bouche surtout qu&#8217;elle ne semble pas être tendre. La chaleur commence à être prenante. Vers 8h30, l&#8217;entracte est fini et le premier acte commence. Il faut être prêt pour ne pas souffrir. Je me repose une bonne demi heure, le temps de manger, boire et boire encore, de faire le plein d&#8217;eau surtout et de me reposer un peu. Une fois la soupe finit, j&#8217;ai le malheur de faire quelques étirements à l&#8217;aide d&#8217;une barre, installé près de l&#8217;étal des gâteaux, quand je vois la patronne, sourcillant, venant vers moi d&#8217;un air de dire « il est interdit de faire cela, je ne suis pas contente » ; bien sur elle ne dit rien mais son regard me disait tout ! Je tentais une explication mais très vite j&#8217;abandonnais, regagnant mon tabouret et ma soupe. Ce n&#8217;est qu&#8217;au moment de l&#8217;addition, qu&#8217;elle se débrida un peu. J&#8217;aperçus un sourire, puis une tentative de communication. Comme quoi &#8230; Je sais en tous cas que j&#8217;ai bien roulé, j&#8217;ai fait environ 40km et c&#8217;est bien encourageant.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Une bonne demi heure plus tard donc, je me rengage sur la route. J&#8217;ai troqué le casque contre mon tee-shirt trempé enveloppant ma tête pour ne pas prendre d&#8217;insolation qui me casserai en deux. Après avoir fait 500 mètres, je me rends compte que je vais devoir marcher un peu dans de la caillasse. Il y a des travaux sur la route. Je franchis un vieux pont au pas car avant et après ce n&#8217;est que sable et cailloux. Heureusement que j&#8217;avais fais le break avant.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Pendant cette deuxième partie, je tente de rouler le plus longtemps et le plus loin possible. Tentant de fuir le soleil à tout pris, impossible de lui échapper, alors je me console en écoutant un peu de musique et en répondant aux sourires des passants. J&#8217;arrive sur une ligne droite longue de plusieurs kilomètres. Juste avant, sur ma gauche, j&#8217;apercevais la mer. Pour la première fois je pouvais la voir. A droite, ce n&#8217;était que beauté, tout de suite après la route, des champs de rizières et au fond, plus au fond, des montagnes, pas très hautes, mais qui baignaient la vue incroyablement.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Il est 10h00, impossible d&#8217;aller plus loin. Il fait vraiment très chaud. Sur ma longue ligne droite donc, je n&#8217;aperçois pas un coin d&#8217;ombre, c&#8217;est horrible. Au loin, je vois la chaleur se dégageait du sol, comme dans un mauvais film. Je croise des enfants, des écoliers, il y a de tout sur la route. Puis, j&#8217;aperçois enfin un salut une station service, vide. Je m&#8217;y engage rapidement et me retrouve enfin à l&#8217;ombre. Je débarque devant la famille propriétaire, je pose le SD, et m&#8217;installe auprès d&#8217;eux. Ils m&#8217;accueillent facilement et sont vraiment très curieux de me voir débarquer ainsi, mais avec le sourire. Je met environ 10 minutes à reprendre mon souffle et surtout à arrêter de transpirer, de perler ! Cette situation est pénible, mais reflète bien les températures extrême de la région à cette période de l&#8217;année.<br />
Je reste une demi heure avec eux, le temps de prendre quelque chose à boire, à manger. Bien sur on me demande mon âge (c&#8217;est une manie chez eux) puis on tente de savoir d&#8217;où je viens et où je vais. On s&#8217;étonne de me voir engagé dans une telle étape car les locaux semble savoir qu&#8217;entre où nous sommes et Danang, il y a un terrible col ! A chaque nouveau client, l&#8217;occasion de me présenter. Le garçon quant à lui, touche tout. Il doit avoir la vingtaine. Il prend mon ipod, mes lunettes de soleil, mon casque &#8230; C&#8217;est rigolo, surtout qu&#8217;il fait tourner les objets à sa petite sœur et à son père. Le plus intéressant est lorsqu&#8217;il découvre les roues. Il n&#8217;a de cesse dès lors de les toucher et de les faire tourner. Bien sur il touche le SD, le fait tomber, bref, s&#8217;éclate. Quant à moi, j&#8217;observe sans rien dire. Je tente de rendre quelques sourires, mais très vite, je les laisse faire ce qu&#8217;ils veulent car je suis bien trop exténué par la chaleur pour vouloir interdire quoi que ce soit à quelqu&#8217;un (surtout qu&#8217;ils ne sont pas bien méchants). Je constate également qu&#8217;ils ont tous de méchantes cicatrices au niveau des mollets et plus encore vers la cheville. Dues à de vilaines chutes en motos. A 10h30, je lève le camp. Je sais qu&#8217;à 15km, il y a une « grande » ville où je pourrai manger et me reposer avant le col (je ne sais pas à cette heure ci à quoi m&#8217;en tenir d&#8217;ailleurs).
</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Puis c&#8217;est reparti pour une grosse demi heure de route. Chaque pause permet de se retrouver, de faire le plein d&#8217;énergie, de faire baisser la température du corps qui était montée à un niveau tellement haut, que continuer quelques minutes de plus eut été très dangereux. Mais je connais mon corps et sait m&#8217;arrêter quand il le faut.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">J&#8217;arrive à ma troisième pause de la journée, sur les coups de onze heures du matin, dans le village de Lang Co. Au bout d&#8217;une longue ligne droite (décidément), j&#8217;aperçois sur les côtés beaucoup de commerçants restaurateurs. Je m&#8217;arrêterais au premier qui m&#8217;inspirera, surtout de ses pancartes indiquant riz ou soupe. Bingo, quelques mètres plus loin donc, je tombe nez à nez avec une petite dizaine de vietnamiens qui m&#8217;invitent à venir dans leur restaurant, le tout en anglais. Je n&#8217;en demandais pas plus. Je me pause donc ici, sachant que cela sera  la vraie pause déjeuner de la journée. Je suis assaillis de question, dans un bon anglais cette fois. Quelques jeunes essayent les patins, c&#8217;est très rigolo de voir l&#8217;attrait qu&#8217;ils peuvent avoir sur les adolescents. L&#8217;un d&#8217;entre me gratifie d&#8217;un aigle que moi même je n&#8217;aurai pas pu faire. Un autre fait un mètre et se rassoit, pourtant la sensation lui a fait tellement plaisir qu&#8217;il avait un sourire énorme. Un dernier tente et s&#8217;en va avec mes patins quelques minutes, il finira par terre à cause des dalles glissantes et mis à part des prises de carres trop internes, il se débrouillait pas si mal !</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Je commande un bon riz avec du poisson, spécialité locale. A côté de moi, arrive un couple hollandais, avec leur guide, ils voyagent à moto. On ne parle pas, ça ne m&#8217;étonne pas &#8230; Mon plat arrive, le temps que tous les enfants aient quasiment disparu. Je me régale donc, tout en mangeant doucement. Le patron à 35 ans je suis un de ses seuls clients et fait tout pour me mettre à l&#8217;aise. Il s&#8217;assoit à côté de moi, me pause des questions, la belle vie. Il me dit qu&#8217;en face, il y a une plage, il veut m&#8217;y emmener. Je refuse poliment car je veux me reposer à l&#8217;ombre, marre du soleil ! Juste en face, il y a des français, âgés, qui viennent pour déjeuner ici. Pas de communication &#8230; Tant mieux je reste dans mon coin et eux dans le leur. La route nous sépare et nous avons chacun notre monde.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Je prévois de rester au moins jusqu&#8217;à 3heures, pour laisser passer la chaleur et surtout tenter de dormir un peu. Après avoir mangé, le patron m&#8217;invite à me pauser dans son hamac, cool ! Je m&#8217;endors au son des camions qui passent et de la musique passée à fond, jouée pour moi seul (musique US des années 70 !). Il n&#8217;y a personne ici. Juste le patron et moi. La famille doit être à l&#8217;intérieur. J&#8217;ai oublié de préciser que j&#8217;avais aperçu plusieurs fois des églises dans ces campagnes. Ici aussi il y en a une et le patron me précise qu&#8217;il est catholique et qu&#8217;il aime bien les français (mais pas les américains). Pendant que je me repose, je me fais des calculs rapides. On m&#8217;indique, que Danang n&#8217;est qu&#8217;à 40km. Le col des nuages sera l&#8217;obstacle de l&#8217;après midi. Impossible de savoir sa distance, son pourcentage, le temps passé. Tout ce que je sais c&#8217;est que cela va être très dur.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Le temps se gâte, les nuages approchent et je commence à avoir peur. Il est 14h30 et j&#8217;estime avoir suffisamment récupéré. Je ne veux absolument pas faire la montée sous la pluie, les nuages sont menaçants alors je lève le camp. Un des jeunes m&#8217;avait proposé (pour se faire un peu d&#8217;argent, ils ne perdent pas le nord) de me grimper en haut, mais j&#8217;ai refusé, fier comme je suis et surtout en tentant de lui expliquer ma démarche.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Je pars donc à 14h45. Au sortir du village, j&#8217;aperçois deux routes : la première est un tunnel qui coupe la route pour les camions et autres cars de touristes, plus rapide ; la seconde est la route naturel qui longe la montagne, plus longue, mais plus belle. Je ne sais vraiment pas ce qui m&#8217;attend, ça va être très dur c&#8217;est tout. Dès que les deux routes se séparent, je comprends vite que je ne vais pas trop être gêner dans cette ascension. Il y a très peu de monde qui transite par là, et c&#8217;est tant mieux ! Les premiers mètres d&#8217;ascensions ne sont pas très durs, la route est belle, bien lisse, et le paysage inspire à aller vite et bien. Je suis en pleine montagne, même si cela n&#8217;a rien à voir avec les altitudes des Alpes ou des Pyrénées, je sais que cette étape va être magique. Au bout de quelques lacets, je me pose. Ah! Les pauses, c&#8217;est bien ça permet de récupérer, de voir un peu du pays, de voir les camions passer, qui saluent et klaxonnent pour encourager, voir la mer et son bleu, les cascades qui défilent derrière soi, les verts des montagnes, si proches &#8230; C&#8217;est bien aussi pour ce rendre compte qu&#8217;il reste à chaque fois un sacré bout de chemin à parcourir !</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">L&#8217;ascension est donc très difficile, le pourcentage annoncé est de 8%, certains passages sont surement plus abruptes. Je suis souvent à l&#8217;arrêt et suis obligé de faire de multiples arrêt pour reprendre mon souffle et surtout constater que je transpire comme jamais. Pourtant, le soleil est caché, heureusement. Je retire mon tee shirt et ne garde que ma combinaison pour le bas. La route est dure, mais elle est belle. Je me motive à chaque arrêt, je regarde les paysages. Constate qu&#8217;on m&#8217;encourage et me rappelle le Ventoux. Je ne regarde pas trop à l&#8217;horizon, car les camions qui dessinent la route, c&#8217;est déprimant. J&#8217;arrive à voir des bornes kilométriques, qui décomptent mon passage, c&#8217;est pas brillant. Je n&#8217;ai pas pris beaucoup d&#8217;eau au village et je m&#8217;en vais. Je suis obligé de boire au compte goutte. Je transpire comme jamais, c&#8217;est affolant. Dès que je m&#8217;arrête, je perle sans m&#8217;arrêter. La route est si belle, je suis vraiment content d&#8217;y être et content surtout de la gravir. Le SD n&#8217;aide pas dans la montée, mais il va m&#8217;être utile pour la descente alors je le monte sans broncher. Je croise des mini staffettes transportant des européens, ils sont incroyablement surpris lorsqu&#8217;ils m&#8217;aperçoivent sur la route, pourtant, aucun n&#8217;ouvrira une fenêtre, aucun ne s&#8217;arrêtera, aucun ne me montrera ce que les vietnamiens me montrent, de la sympathie !</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Je croise même un troupeau de chèvre, plus haut, des travailleurs biens sûr, qui repeignent un peu les bas-côtés. Il y a très peu de monde sur cette route, c&#8217;est ce qui fait son charme aussi. J&#8217;ai rarement vu aussi peu de personnes. Le tunnel est bienvenue car maintenant, la route du col des nuages est quasi déserte. Un vrai bonheur. Pourtant, l&#8217;ascension reste difficile, voir inhumaine. Grimper en patin, cela reste plus dur qu&#8217;en vélo, c&#8217;est sûr, la vitesse pondérée ne doit pas excéder les 10km/h, j&#8217;ai bien fait de partir un peu plus tôt que prévu de ma pause. Les arrêts se répètent. Je n&#8217;arrive plus trop à trouver un rythme. Dès qu&#8217;un peu de plat se propose à moi, je m&#8217;arrête pour récupérer. Je souffle, je transpire, je bois et je repars. Quelques mètres seulement, mais au moins, je vais à mon rythme. Pas de chrono à défendre ici, pas de peloton à semer ou à rejoindre. Il n&#8217;y a pas de course, seulement l&#8217;envie de passer cet obstacle naturel et d&#8217;arriver à bon port par mes propres moyens.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Enfin, j&#8217;aperçois la fin de la montée. Les bornes m&#8217;indiquent ma position et je comprend que l&#8217;ascension fait environ dix kilomètres. Je m&#8217;approche de ce petit sommet, qui ferait rire n&#8217;importe quel cycliste aguerri mais qui moi, m&#8217;a permis de bien comprendre que la montagne reste un terrain difficile. Les derniers lacets sont plus faciles, surtout lorsque je regarde derrière moi et vois la distance parcourue. Je vois au loin l&#8217;anse de Lang Co où j&#8217;étais quelques heures plus tôt. J&#8217;ai avancé à pas de fourmi, mais j&#8217;y suis arrivé. Enfin, le col. Malheureusement, la fête va être vite gaché. Il y a tout un tas de marchandes, qui viennent de la ville, juste pour satisfaire les envies des touristes s&#8217;arrêtant pour prendre quelques photos. Quelques unes m&#8217;ont assaillis dès mon arrivée, sans aucun respect pour l&#8217;effort que je viens d&#8217;accomplir. D&#8217;ailleurs, est-ce qu&#8217;elles savent ce que je viens de faire ? Je comptais acheter à boire ici, mais leur insistance ne m&#8217;en donne même pas l&#8217;envie. Je serre les patins, vérifie mes axes, met un tee-shirt et le casque et m&#8217;engage dans la descente. Je suis arrivé au sommet à 16h30, j&#8217;ai donc mis une heure trente environ pour faire un peu plus de dix kilomètres.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">La descente se fait sur les chapeaux de roues. Je freine dès que possible, mais la vitesse est prise très rapidement. Sans le SD il aurait été impossible de la faire ! La route de ce côté ci est vraiment mauvaise, très gratonneuse par endroit. Tout comme lors de l&#8217;ascension, je fais un arrêt ou deux pour éviter d&#8217;endormir les jambes dans une position trop dangereuse. Le deuxième stop que je fais, je rencontres encore des marchandes. Celles-ci m&#8217;offre un bout de pastèque que je déguste tranquillement, refusant leurs demandes d&#8217;achats. Puis, je vois, dans le sens de la montée, un cycliste, avec des portes bagages. Ce n&#8217;est pas mon imagination car il s&#8217;approche.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Son nom est Bill, il est américain. Il stop à mon approche. Nous faisons connaissance au milieu des marchandes qui tentent de jouer leur coups. Nous n&#8217;y prêtons guère attention et discutons un peu. Cela fais deux mois qu&#8217;il est au Vietnam, il vit en Chine et aux USA et voudrait rejoindre le Tibet ! Il a la cinquantaine et paraît très gentil. Nous échangeons nos mails, il me prend en photo. Je le conseille sur sa destination et le rassure en lui disant que le col est tout près. Il me précise que c&#8217;est la première fois qu&#8217;il voit un patineur &#8230; Nous nous quittons après dix minutes en se souhaitant bonne chance mutuellement (plus de détails sur le site de Bill <a href="http://www.crazyguyonabike.com/doc/AsiaAgain">&laquo;&nbsp;Crazy guy on a Bike&nbsp;&raquo;</a> et sur sa <a href="http://www.crazyguyonabike.com/doc/page/?o=3Tzut&amp;page_id=105263&amp;v=1a">rencontre avec Goyan</a>).</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Après cela, je me replonge dans la descente, ça va vite, très vite ! Tellement vite, que dans un virage, je ne vois pas le piège de loin, mais il y a un léger dévers et à l&#8217;intérieur quelque chose de glissant (pluie ou gasoil ?), arrivant comme une balle, mes roues perdent l&#8217;adhérence et en deux trois mouvements, je me retrouve la fesse droite trainant au sol comme dans un mauvais rêve. J&#8217;hurle comme un fou pour conjurer la douleur de la chute. Le SD voltige un peu, mais ne s&#8217;éloigne pas trop de moi. De suite, deux personnes viennent à ma rencontre malgré l&#8217;éloignement de l&#8217;action. J&#8217;ai fait une bonne chute car à la vitesse où j&#8217;allais j&#8217;aurais pu me faire très, très mal. J&#8217;ai juste racler la fesse droite donc et perdu un peu de peau dans la paume gauche de la main, mais cela reste superficiel. J&#8217;ai eu plus de peur que de mal, vraiment. Une grosse peur, surtout quand j&#8217;ai compris que j&#8217;allais tomber.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Je reprends mes esprits rapidement, puis je redescend plus doucement, la main sur le frein. Il me reste que quelques kilomètres avant la fin. Je reste prudent et vers 5h j&#8217;arrive enfin à la fin de cette descente. Il me reste vingt kilomètres à faire. Le compte à rebours a commencé. Je me remet de ma chute et me console en me disant que c&#8217;est bientôt fini, mais la route va être plus longues que prévue. Le temps est doux mais le flot des voyageurs reprend son cours. La route devient surchargée, vélo, motos, voitures, camions, passants &#8230;<br />
Elle redevient plate heureusement mais l&#8217;objectif est encore loin. Les lumières ne sont pas allumées et la nuit approche. J&#8217;ai droit à un beau coucher de soleil dans mon dos. Devant moi, c&#8217;est la pénombre qui s&#8217;affiche. Je m&#8217;enfonce dedans le plus rapidement possible pour pouvoir rallier Danang au plus vite. Le temps passe vite, mais les bornes n&#8217;avancent pas. Je sens la fatigue de la journée, il me faut une énième pause. Je bois donc en me demandant combien de kilomètres il me reste à faire. Trop sûrement. La nuit est arrivée maintenant, ainsi que de gros nuages bien noirs. De gros éclairs, incroyables, font envisager le pire, il faut vraiment que je me dépêche.
</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">C&#8217;est vers 18h30 que j&#8217;arrive enfin dans le centre ville. La pluie a fait son retour et m&#8217;accueille dès mon entrée dans la ville. Je galère pour trouver l&#8217;hôtel mentionné, en fait il n&#8217;existe pas. Lassé, je m&#8217;arrête devant un hôtel où je pose mes sacs. J&#8217;en ai marre. Mais je n&#8217;ai pas le choix, alors je me rends.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">La journée fut impressionnante. J&#8217;ai bien compris qu&#8217;il y avait des limites à la pratique du roller associé au SD. Les étapes au delà de cent bornes ne seront pas réalisable et il va falloir que je repense celle de Dalat.<br />
Pourtant, je suis content de moi. J&#8217;ai réussi à faire mes cents bornes, à passer le col, à gérer la bouffe et la soif. C&#8217;était une étape très difficile, j&#8217;en ai conscience et ne serait pas prêt à recommencer.<br />
Ce soir repos et demain HOI AN.</p>
</blockquote>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Par Goyan</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/03/25/troisieme-etape-hue-%e2%80%93-danang-105km/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>12</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>HUE &#8211; Repos et visite</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/03/23/hue-repos-et-visite/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/03/23/hue-repos-et-visite/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2009 16:01:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Etienne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Roller]]></category>
		<category><![CDATA[visite]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=216</guid>
		<description><![CDATA[Dimanche 22 mars. Après une nuit passée dans un bus mémorable, j&#8217;arrive enfin à Hué, capitale «impériale» du pays. Les dynasties Nguyen s&#8217;y sont succédées jusqu&#8217;à la fin du règne inspiré par Bao Dai. Ho Chi Minh prit le pouvoir puis on connait la suite&#8230; De ville impériale, elle n&#8217;en a que le nom, car [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Dimanche 22 mars.</p>
<p>Après une nuit passée dans un bus mémorable, j&#8217;arrive enfin à Hué, capitale «impériale» du pays. Les dynasties Nguyen s&#8217;y sont succédées jusqu&#8217;à la fin du règne inspiré par Bao Dai. Ho Chi Minh prit le pouvoir puis on connait la suite&#8230;</p>
<p>De ville impériale, elle n&#8217;en a que le nom, car ce sont bien de vestiges dont nous pouvons parler aujourd&#8217;hui.<span id="more-216"></span></p>
<p>Après ma nuit passée dans ce sleeping bus, je suis arrivé dans un nid à touriste. Autant les guides de voyages utilisés peuvent te sauver la mise, autant parfois, ils t&#8217;emmènent là ou tu ne veux pas aller. Je suis donc dans une petite ruelle. Il doit y avoir au moins cinq hôtels et une centaine de touristes occidentaux, absolument pas le rêve donc. Une fois installé, je prends une douche bien méritée, puis m&#8217;allonge quelques instants &#8230; Deux heures plus tard, je me décide à aller me balader un peu. Il est environ treize heure et inutile de vous faire un dessin, il fait très très très chaud. Pourtant, je suis habillé en débardeur, casquette et short, bien décidé à en découdre avec cette fameuse cité interdite.</p>
<p>Hué est une ville ronde, séparée en deux par la rivière des parfums. Elle est reliée par deux ou trois ponts, l&#8217;un d&#8217;entre eux me rappelle étrangement le viaduc du pont de tolbiac, défunt viaduc qui fut démonté dans les années 90 pour laisser la place à l&#8217;avenue de France ; preuve du passage des Français par ici. Séparée donc par cette belle rivière (qui ressemble plus à un fleuve tellement elle est grande), la zone touristique est située au sud. La citadelle quant à elle est au nord. Il m&#8217;a fallu un bon quart d&#8217;heure pour y arriver (et autant pour échapper aux multiples demandes des XE OM ou autre cyclo-pousse).</p>
<p>Le tarif est unique de 55 000 Dong, site classé au patrimoine mondial de l&#8217;UNESCO. Dès l&#8217;entrée on sens l&#8217;attraction. Beaucoup de touristes, vietnamiens, français, allemands, américains &#8230; Beaucoup de groupes, quelques couples et quasiment pas de solos. J&#8217;achète une bouteille d&#8217;eau avant d&#8217;entrer, puis je fonce.</p>
<p>Vu que je n&#8217;ai plus d&#8217;appareil photos ni de guide, je me balade, seul, en me laissant guider par mes sens et surtout en tentant de m&#8217;extraire des sentiers battus. Cette citadelle qui est une ville dans la ville, comprend elle-même sa cité interdite, autorisée uniquement à l&#8217;empereur et les siens. Très vite, je m&#8217;aperçois d&#8217;une chose : c&#8217;est un complexe IMMENSE. Je m&#8217;étonne d&#8217;ailleurs que personne n&#8217;ait osé la comparaison avec un certain Versailles, bien qu&#8217;ici les palais et temples dépassent ceux du roi soleil. A cause du temps et des plaies des guerres, ce site est désormais en proie à la nature et aux touristes. Grâce à l&#8217;UNESCO et des consortiums étrangers (coréen), il y a des programmes pour préserver et remettre d&#8217;aplomb certains palais, mais tous ne sont pas lotis à la même enseigne.</p>
<p>Sur un axe nord-sud donc, dès l&#8217;entrée de la porte principale, on accède à un premier palais, où l&#8217;on peut voir le siège de l&#8217;empereur qui y faisait ses audiences. C&#8217;est une grande salle de forme rectangulaire, dotée de colonnes peintes d&#8217;animaux fantastiques, de couleurs rouge et jaune. Dans la salle attenante, au nord donc, il y a une maquette du complexe. C&#8217;est bien pour cela que j&#8217;aime voyager, me rendre compte qu&#8217;ailleurs aussi, il y a des choses incroyables, cette ville est formidable.<br />
Passé cette salle, une grande terrasse, baignée par le soleil étouffant, laisse supposer qu&#8217;il y avait un autre palais ici, mais disparu. De plus, en regardant vers le nord toujours, on peut voir au loin les limites de la ville, cernée par des murs. Puis, en regardant à l&#8217;ouest et à l&#8217;est on devine tout de suite l&#8217;étendue du site. Des petits temples, petits palais résidentiels y ont été ajouté, pour compléter l&#8217;ensemble. Maintenant, seule la végétation en est maître. Les quelques éléments qui sont restés debout, sont en piteux états pour la plupart, excepté quelques uns magnifiquement rénovés.<br />
Très vite donc, en me dirigeant le plus loin possible des groupes, je m&#8217;extirpe de cet axe fourni en touristes. Je pique à droite, à l&#8217;est donc.</p>
<p>Puis, plus de bruit. Seul le vent, soufflant et chantant, accompagné d&#8217;une lumière aveuglante. Pour qui aime s&#8217;isoler, gambader et surtout s&#8217;immerger sur des sites historiques, Hué est un choix de première classe. Une après midi entière ne suffirait pas à visiter le site. Les distances sont importantes. Chaque lieu est une nouveauté, même si les complexes sont similaires, l&#8217;intérieur est tout le temps innové, changé, repensé. Il y a des puits, des cours carrelées, des petits bassins où de beaux poissons devaient baigner. Il y a une zone, plein nord-est, qui servait de lieu de détente à l&#8217;empereur. J&#8217;ai réussi à trouver l&#8217;entrée de ce havre de paix, je ne sais comment, mais c&#8217;est sûr qu&#8217;il devait s&#8217;y plaire. La végétation a tellement poussée que marcher dans les herbes signifie enfoncer son pied jusqu&#8217;au mollet, sans exagérer. Comprenez que personne n&#8217;ose s&#8217;y risquer. Moi je m&#8217;amuse, je vais, je viens, je fuis les touristes et m&#8217;approche de la nature, au maximum.</p>
<p>Pourtant je m&#8217;aperçois qu&#8217;il n&#8217;y a pas que des touristes ici. Il y a des vietnamiens qui y vivent, car ils y travaillent. C&#8217;est un peu la cartoucherie du bois de Vincennes. Il y a un théâtre aussi ici, folklorique bien sûr, pour que les groupes qui viennent prendre leurs photos avec les locaux costumés (sic). Mais est-ce que tous les touristes qui viennent à Hué savent qu&#8217;il y a (au moins) deux éléphants ici ? J&#8217;ai pu me retrouver à cinq mètres de cet animal si fantastique. Je l&#8217;ai trouvé par hasard en déambulant à travers les artères de la cité. Personne alentour, que des perspectives bien cavalière, puis au détour d&#8217;un angle, au loin, je vois un de ces pachydermes dégustant majestueusement son herbe. Je me suis approché doucement. Bien sûr il était attaché par une chaine. Mais je ne voulais pas le déranger. Ainsi j&#8217;ai pu trouver un poste d&#8217;observation à deux pas de l&#8217;animal. Puis j&#8217;ai attendu. Je l&#8217;ai observer, tranquillement et lui me regardait. C&#8217;est un spectacle tellement rare et si beau. En fait, il y en avait deux. L&#8217;autre était un peu plus âgé. Vingt minutes plus tard, je les quittaient, assagis par ce spectacle d&#8217;une beauté incomparable, des éléphants, paisibles, sans dresseurs, sans voyeurs demandeurs, leur exigeant des pirouettes indécentes.</p>
<p>Je m&#8217;éloigne, arrivé au bout de cette citadelle, je monte sur ses hauteurs, garnies d&#8217;herbes, où personnes n&#8217;est venu ici depuis bien longtemps. Je domine les douves et le boulevard juste en face. Quelques pêcheurs, des vélo, des motos, toujours. Le bruit enfin. Je retourne en mon royaume, là où il n&#8217;y a personne. A tenter d&#8217;estimer la présence des touristes sur ce territoire, je pense qu&#8217;ils doivent rester sur 10% seulement. Le reste, ce n&#8217;est qu&#8217;espace, nature et silence.</p>
<p>En revenant sur le circuit, j&#8217;ai trouvé une petite cour, appartenant à un temple. Dans cette cour, il y avait un vieil arbre. Plus je m&#8217;approchais de cet arbre et plus un bruit strident et incroyablement fort. Je n&#8217;avais jamais entendu autant de cigales de ma vie. Elles dominaient le territoire d&#8217;une manière si forte que même le vent ne se faisait pas aussi bien entendre. Impossible de les voir. Elles se dissimulent si bien que nous ne pouvons qu&#8217;entendre et constater qu&#8217;ici est leur royaume, leur domaine. L&#8217; empereur et sa cour ont disparu, laissant la nature reprendre ses droits.</p>
<p>Après cette ballade en un autre temps, je regagne mon hôtel. Le soleil m&#8217;a vraiment épuisé et plus je m&#8217;en approche, plus je me sens fatigué. Le temps ici n&#8217;a rien à voir avec notre notion européenne. Les gens se lèvent très tôt et dès que la nuit approche, on sent qu&#8217;il va falloir aller se coucher ; de toute façon, je suis tellement fatigué que je ne demande qu&#8217;à dormir.</p>
<p>En rentrant dans cette zone, où il y a beaucoup d&#8217;hôtels, pas si bon marché que cela finalement, je vois énormément de touristes. C&#8217;est là que je me rends compte qu&#8217;il y a quelque chose qui cloche dans tous cela. C&#8217;est un quartier touristique, les touristes mangent entre eux, marchent entre eux, pourtant le Vietnam et là si proche &#8230; Et bizarrement, je fais comme eux. Je n&#8217;arrive pas, comme dans d&#8217;autres endroits, à me fondre avec la population, pourtant je sais qu&#8217;il ne faut pas grand chose en distance pour quitter ce nid de touriste. Mais je suis fatigué et je n&#8217;arrive pas à faire d&#8217;efforts ce soir.<br />
Je mange à deux minutes de l&#8217;hôtel, on me propose des pâtes, je ne peux refuser <img src='http://blog.pucroller.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> . Puis je rentre à l&#8217;hôtel, il est 8H30, je suis éreinté. Le voyage en bus ? La ballade en plein soleil ? Qu&#8217;est ce qui me fatigue ainsi ? La chaleur ? A 9H00 du soir, je dors comme un bébé, ko de fatigue, en ne pensant pas une seule seconde à décoller dès le lendemain pour la 3ème étape.</p>
<p>-<br />
Lundi 23 mars, Hué, repos.</p>
<p>Lever tard, vers 10H, j&#8217;ai donc dormi, 14H &#8230; j&#8217;avais vraiment besoin de me reposer n&#8217;empêche. Je me sens beaucoup mieux au réveil. Je profite du petit déjeuner inclus dans le prix de la chambre, j&#8217;avale une omelette avec une vache qui rit au milieu et déguste un excellent chocolat chaud.</p>
<p>Je ne sais pas encore ce que je vais faire de ma journée, pourtant il y en a des choses à faire dans cette ville, autres que la citadelle. Vu mes habits, je décide de me mettre en quête de tong et d&#8217;un short. J&#8217;ai laissé mes autres fringues dans divers hôtels, mais de toutes les façons, pour passer des journées à 35°c, mes vêtements auraient été trop chauds.</p>
<p>Dans la zone de l&#8217;hôtel, il y a quantité de boutiques de fringues, je rentre dans chacune d&#8217;elles et me renseigne sur les prix. Je trouve qu&#8217;ils sont un peu  cher et décide d&#8217;ouvrir mon guide qui m&#8217;indique un marché au nord, en traversant un pont. Ainsi, à peine sorti de mon petit déjeuner, je m&#8217;engouffre dans la fournaise matinale, car dès 10H30, il est impossible de ne pas suffoquer. C&#8217;est notre midi à nous en somme. Un petit quart d&#8217;heure de marche et je me retrouve dans la caverne d&#8217;Ali Baba.</p>
<p>Le marché de Dong Ba, est un énorme rectangle. Sans être très long, il réserve en son sein, de multiples parcours, pour celui qui n&#8217;en connait pas l&#8217;intérieur. A peine ai-je fait dix mètres, qu&#8217;une vieille marchande, munie d&#8217;un chapeau traditionnelle, m&#8217;attrape par le bras et m&#8217;indique son étal. Je suis attiré par quelques tee-shirt, mais n&#8217;ai pas envie de me faire prendre « au piège » dès le début. Je parle un peu avec elle, marchande et commence à comprendre les règles de ce marché. On nous annonce un prix, soit on l&#8217;accepte sans broncher, soit on décide de le faire baisser et donc de marchander. Muni d&#8217;un petit carton et d&#8217;un stylo, la discussion peut s&#8217;engager. Il faut être un peu culotté mais non malpoli pour pouvoir jouer à ce jeu qui les amusent beaucoup semble-t&#8217;il. Je promets à ma petite vieille de repasser, j&#8217;ai envie d&#8217;en voir plus.</p>
<p>Il existe de multiples ramifications dans ce marché. Il y a des grands axes et à chaque fois que l&#8217;espace le permet, un petit passage est crée pour communiquer avec un autre axe. Il existe des centaines de « boutiques » tenus par des femmes et des personnes âgées. Il y a de tout dans ce marché, c&#8217;est cela qui est extraordinaire. Je sens que je ne vais pas regretter ma ballade.</p>
<p>J&#8217;ai noté ainsi des vendeurs de : papeteries, bijoux, fruits et légumes, chaussures, chapeaux coniques et autres accessoires pour la tête, montres et copies de grandes marques, biscuiteries, fripiers pour femmes et hommes à l&#8217;étage, religieux avec encens et représentations du Bouddha, cigarettes,  cordages &#8230;</p>
<p>Il y a des coins au milieu du marché où les clients, passants et autres touristes comme moi peuvent venir manger. Je n&#8217;ai vu que moi d&#8217;ailleurs. J&#8217;ai croisé quelques groupes de français, qui se laissaient guider sur les allées adjacentes, mais ne pénétraient pas à l&#8217;intérieur du souk. Dommage pour eux, tant mieux pour moi.</p>
<p>Contrairement aux souks marocains, j&#8217;ai trouvé que ce marché baigné dans un calme inédit, les vendeurs et autres acheteurs n&#8217;élevaient jamais la voix (pas de crié), les transactions se faisaient dans un calme olympien. Seul les quelques « Eh, You ! » ou autres « Hello, come ! » venaient gâcher un peu l&#8217;ambiance, mais je pense que ces appels sont destinés autant aux européens, qu&#8217;aux locaux souhaitant faire des affaires. Ce un lieu incomparable, je ne pense pas qu&#8217;en France, nous ayons semblable bazar. Inutile de comparer le BHV avec cette « zone ». Pourtant, de par mes voyages, j&#8217;ai déjà vu des endroits semblables, au Maroc notamment, mais c&#8217;était nettement plus inaudible et surtout, beaucoup plus sale (avec tous le respect que je leur doit). Ce marché Vietnamien et tout bonnement incroyable.</p>
<p>Je décide de m&#8217;acheter des chaussures donc, des tongs pour ne pas mourir dans mes baskets. Imaginez un peu la scène :<br />
J&#8217;oblique à gauche alors que j&#8217;étais profondément engagé dans le marché. Je tombe nez à nez avec une allée de chaussure, à droite, à gauche &#8230; Les étals sont hauts de 3 mètres maximum, plus ils en mettent et plus cela fait joli. Il y a de tout, cuir, plastique, fausse marque. C&#8217;est l&#8217;heure de déjeuner et quasiment toutes les vendeuses sont installées dans leur box et dégustent soit du riz soit une soupe. Pourtant ça ne les empêche pas de retrouver la notion de la vente et dès qu&#8217;elles voient un client potentiel, elles arrêtent de manger pour « harponner ». Je suis donc dans cette allée, je discute avec la première marchande, mais elle ne me convinc pas. Je tourne le dos et regarde le stand d&#8217;en face. J&#8217;y vois deux trois articles plaisant. L&#8217;autre m&#8217;a oublié quand j&#8217;entends une voix qui m&#8217;incite à acheter. Pourtant, je n&#8217;ai personne en face de moi. Il faut le voir pour le croire. Imaginez une table où est installé plein de chaussure &#8211; classique &#8211; et tout autour, des tas de chaussures, installées à la verticale. Puis, sous la table, la vendeuse, couchée sur son stock, qui mange tranquillement et surtout qui s&#8217;isole un tant soi peu ! Je l&#8217;ai vu s&#8217;extirper, de son « trou », se déployer, et tenter de me vendre quelque chose. Elle m&#8217;a parlé cinq minutes, nous avons discuté le prix, puis, l&#8217;ayant baisser de 50%, je pris les tongs. Comme la taille ne convenait pas, elle a taté des dizaines d&#8217;articles pour me satisfaire, elle est même aller cherché au fin fond de son « trou » (qui doit être sa réserve) la taille convenable.</p>
<p>Cette histoire peut se répéter avec tous les marchands quasiment, tellement ils sont serviables et se rendent disponible. J&#8217;ai souvenir de pareil endroit en la médina de Fès, comme quoi on peut tout trouver au Vietnam.</p>
<p>Je me suis baladé deux grosses heures, voir trois sûrement, principalement pour échapper au soleil et surtout pour me retrouver avec les gens. J&#8217;ai vu des choses incroyables comme de vieilles personnes, transporter sur leurs plateaux des pousses de bananes, que moi même je n&#8217;aurai pas soulevé. Les femmes ont une énorme présence ici. Je ne vois pas beaucoup d&#8217;hommes, il faudrait que je comprenne pourquoi donc je ne les vois qu&#8217;au café en train de rigoler avec leurs potes &#8230;</p>
<p>Pour finir ma ballade, je repasse à mon point de départ. La vieille dame au tee-shirt est stupéfaite de me revoir, pensant que je n&#8217;allais jamais revenir bien sûr. C&#8217;est avec émotion qu&#8217;elle me prend pas le poignet, qu&#8217;elle m&#8217;installe et me propose d&#8217;autres articles. Je lui prends les tee-shirts comme convenu puis décide de rentrer, content de mon après midi.</p>
<p>Je retourne à l&#8217;hôtel vers 15H.<br />
Je regrette tous ces rabatteurs, qui te sautent dessus pour te proposer un tour en Xe om ou te proposent un hôtel comme ce fut le cas à ma descente du bus &#8230; Cela gâche un peu le tableau mais bon c&#8217;est comme cela.  Je passe la journée à contacter Elsa, qui me manque beaucoup. Enfin, je refais mon barda, vérifie les sangles et l&#8217;accroche du SD. Je me rends compte que la prévision de Michel était vraies, les freins ont dû bouger lors de la première chute, ce qui voudrait dire que j&#8217;aurais fait la deuxième étape avec un patin de frein collé à la jante ? Cela expliquerai mes galères ! Le soir approche, je vais diner tôt car je prévois un départ demain vers 6h du matin.</p>
<p>Je n&#8217;ai certes pas vu tous ce qu&#8217;il y avait à voir dans cette ville, mais je suis content de sortir des sentiers battus. D&#8217;ailleurs, sans guide et tout seul, il semble difficile de tout faire. De plus, je ne veux pas faire comme tous le monde, être accroc aux circuits pré-mâchés par les hôtels à petit budget, à entasser du touriste. Je veux garder ma liberté. Tous les touristes vous proposeront de belles photos de la citadelle ou bien des autres sites à visiter sur le net&#8230; Moi je me fais mes ballades, improvisées, je sais que je reviendrai de toute les façons, le temps ne presse pas !</p></blockquote>
<p>par Goyan</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/03/23/hue-repos-et-visite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Deuxième étape &#8211; La vieille dame au sucre</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/03/22/deuxieme-etape-la-vieille-dame-au-sucre-et-autres-rencontres-incrooyables/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/03/22/deuxieme-etape-la-vieille-dame-au-sucre-et-autres-rencontres-incrooyables/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2009 20:11:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stephane K</dc:creator>
				<category><![CDATA[Roller]]></category>
		<category><![CDATA[visite]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=207</guid>
		<description><![CDATA[Après avoir passé une journée  de repos à Haiphong et constaté que j&#8217;étais un des seuls étrangers, je m&#8217;élançais donc ce matin pour la deuxième étape de mon périple. Dès mon arrivée hier à l&#8217;hôtel, les règles avaient changé : la caisse devait disparaître et surtout mes sacs devaient s&#8217;alléger ! J&#8217;ai donc pris mon courage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Après avoir passé une journée  de repos à Haiphong et constaté que j&#8217;étais un des seuls étrangers, je m&#8217;élançais donc ce matin pour la deuxième étape de mon périple.<br />
Dès mon arrivée hier à l&#8217;hôtel, les règles avaient changé : la caisse devait disparaître et surtout mes sacs devaient s&#8217;alléger ! J&#8217;ai donc pris mon courage à deux mains et ai sacrifié quelques fringues, outils, sac à viande et surtout, j&#8217;ai découpé mes livres de voyages ! Honte à moi mais je n&#8217;avais pas le choix. En fin de soirée, après diner, j&#8217;ai bricolé à l &#8216;aide des tendeurs, mon sac et fait un test léger dans la chambre. Test satisfaisant, je m&#8217;endormais juste après dix heures et surtout après avoir discuté sur le net avec ma douce.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span id="more-207"></span><br />
<span style="text-decoration: underline;">Quand l&#8217;imprévu rythme les vacances</span></h3>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Levé à cinq heures et demi, j&#8217;ai un bon rythme. Une demi heure pour bien préparer les sacs, à six heures je suis en bas. Je m&#8217;apprête à refaire le montage, un des boys m&#8217;aide et paf! Tous les sacs par terre. On recommence doucement, repaf ! Je commence à transpirer et à me demander quoi faire. Heureusement, même si l&#8217;on ne parle pas la même langue, le jeune à l&#8217;idée de ramener du bambou.En effet, les barres où la caisse était fixée via une planche (paix à leur âme) sont maintenant vides, pas de retenus pour le sac si je lève trop le Skate Drive (SD). La troisième tentative fut la bonne, une pousse de bambou découpée à mes soins, le montage fait et je m&#8217;envole. Je les remercie et m&#8217;en vais aussi vite que possible pour ne pas perdre de temps. Il doit être sept heures et quart &#8230; Le temps passe vite parfois. Le sol est mouillé devant mon hôtel. J&#8217;ai hésité à sortir en noir ou en jaune (ndlr: roues &laquo;&nbsp;pluie&nbsp;&raquo; ou roues &laquo;&nbsp;sec&nbsp;&raquo;). Finalement, les roues &laquo;&nbsp;pluie&nbsp;&raquo; resteront dans le sac.<br />
Dix mètres plus loin, j&#8217;entends un méchant bruit comme : «frac, frac, frac&#8230; ». Je m&#8217;arrête et m&#8217;aperçois qu&#8217;une barre de bambou c&#8217;est bien mais que ça ne peut pas contenir le sac entier. Le sac, à cause du poids, touche la roue puisqu&#8217;il y a un vide. Deux solutions se posent à moi : soit je continue en croisant les doigts (je dois faire plus de cent bornes aujourd&#8217;hui), soit je rentre à l&#8217;hôtel qui n&#8217;est qu&#8217;à deux blocs et je tente de re-bricoler le tout quitte à perdre du temps.<br />
Je reviens donc, je demande d&#8217;autres bambous et on m&#8217;en ramène illico ; en plus de cela, on me donne deux planches qui sont parfaitement adaptées ! Encore un bon quart d&#8217;heure de bricolage et le tour est joué ! Mine de rien, ça fait deux heures que je suis levé, je n&#8217;ai fait aucun km et je commence à avoir faim. Je me pause rapidement en prenant un café au lait et un pain sans mie avec butter et jam et vers sept heure quarante cinq je pars.
</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">L&#8217;art de se perdre.</span></h3>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai sur le plan du lonely que j&#8217;ai conservé, noté que la direction était simple : deuxième à gauche, puis sixième à droite, puis la route est toujours la même plein sud. Une fois sorti de l&#8217;hôtel, la différence de portage est flagrante d&#8217;avec le premier jour. Je me sens plus libre, moins lourd et je prends plus de plaisir, même si les dix premiers kilomètres sont détrempés. J&#8217;arrive à monter à 22km/h, un rythme cardiaque compris entre 166bpm et 175 bpm maximum. Il fait assez bon, même si le taux d&#8217;humidité ici est impressionnant.<br />
Au bout de 30mn, j&#8217;ai un doute sur la direction, ma boussole m&#8217;indique plein nord, pourtant en demandant à un rond point (il y avait cinq possibilités) on m&#8217;avait assuré que c&#8217;était la bonne. Je redemande et les locaux me disent que je me suis trompé. Il a fallu écrire la ville voulu sur une affiche collée à un poteaux électrique pour que l&#8217;on puissent se comprendre. Les locaux sont friands de ce genre de rencontres, moi aussi.<br />
Vingt minutes après, un nouveau souci. J&#8217;arrive à une sorte de péage, plein de deux roues devant moi. On me fait payer l&#8217;accès. Je pense arriver sur une autoroute, en fait la route que je suis censé prendre doit rejoindre un gros axe. Deux minutes plus tard, je me retrouve dans un sas. Je pense que je me suis trompé, qu&#8217;ils vont tous travailler, puis j&#8217;aperçois une grille qui se ferme, puis de l&#8217;eau. Je regarde ma carte, je me suis égaré, une fois de plus. Je suis plus au sud que prévu. Je m&#8217;apprête à prendre un bac pour traverser un bras de rivière très grand sans pont alentours. Je suis entouré dans le sas d&#8217;une grosse cinquantaine de deux roues.<br />
Nous attendons dix minutes. Puis la grille s&#8217;ouvre. Une grosse pente nous mène au bac. Je suis super prudent car je ne veux rien perdre. Mais mon paquetage tiens bon. Pour stationner avec la caisse je n&#8217;avais qu&#8217;à laisser le SD debout. Là je suis obligé de le poser à terre. En l&#8217;équilibrant bien, aucun risque qu&#8217;il penche à droite ou à gauche, en théorie. Une fois la pente passée, il faut grimper sur une rampe qui fait partie de l&#8217;embarquation et qui permet aux véhicules d&#8217;accéder au bac. Malheur à moi, cette pente est en fait des tubes parallèles mais séparés par des espaces vides. Cette rampe d&#8217;accès est trempée. Mes premiers coups de patins viennent s&#8217;enclencher dans les espaces vides, une vraie situation galère. Heureusement un local vient me prêter un coup de main. Il soulève le SD, quant à moi je tente de ne pas m&#8217;enfoncer une fois de plus dans ces pièges.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Un autre monde.</span></h3>
<p> 
</p>
<p style="text-align: justify;">Qui suis je ? Qu&#8217;est ce que je fais là ? Quel âge j&#8217;ai ? L&#8217;homme qui m&#8217;a aidé parle anglais et me pose ces questions. Les autres, ils/elles me regardent mais ne m&#8217;embêtent pas, ils me respectent et me laisse tranquille. Nous passons un bon quart d&#8217;heure à traverser la rive. Un bateau avec le moteur nous pousse par le côté. Les gens me regardent et dès que nos regards se croisent, nous échangeons de francs sourires, sans plus, mais c&#8217;est tellement sincère, &laquo;&nbsp;bienvenue&nbsp;&raquo; est sur toutes les lèvres, mêmes si nous ne parlons pas. Je me demande combien d&#8217;occidentaux sont passés par ici. C&#8217;est un pur havre de paix. Personne autour de nous, c&#8217;est paisible. Je sais que je viens de me perdre, mais ce que je viens de vivre auprès de ces personnes est incroyable.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Rouler coûte que coûte.</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Une fois débarqué, je me rends compte qu&#8217;il est presque dix heure et que j&#8217;ai fait 25 km. Il faut que je rejoigne rapidement la grande route, car maintenant que je sais où je suis, je comprends pourquoi la route n&#8217;était pas si bonne qu&#8217;hier. Néanmoins, je n&#8217;ai cessé de traverser des micros villages et la route était bonne quand même. Les conditions sont difficiles, le soleil pointe son nez et il y a une brise constante venant du sud est,ma direction. Plus l&#8217;heure avance et plus cela devient difficile, voir impossible d&#8217;avancer.<br />
Je ne cesse de croiser des gens, de tous âges, tous sexes confondus, des paysans pour la plupart, mais sûrement heureux de leur vie paisible ici, j&#8217;ai reçu beaucoup de &nbsp;&raquo; hello&nbsp;&raquo;, de signes de la main et de sourires. Il est un signe de fatigue qui ne trompe pas : lorsqu&#8217;il n&#8217;est plus possible de rendre les bonjours amicaux qui te sont envoyés.<br />
Quand sourire, ou déplacer les muscles de son visage, devient impossible quand midi approche, ou bien faire un signe de la main, c&#8217;est alors qu&#8217;il est temps de s&#8217;interroger sur sa condition. Je me rends compte que je fais n&#8217;importe quoi : le soleil approche du zénith, je n&#8217;ai que mon casque sur la tête et des lunettes à verres transparents. Pas de casquette, la nuque non protégée, les yeux exposés. J&#8217;approche d&#8217;une ville, j&#8217;aperçois des centaines d&#8217;étudiants à vélo, c&#8217;est une foule dense et continue qui ne s&#8217;arrête pas, pendant plusieurs kilomètres, c&#8217;est vraiment impressionnant. Ils ont tous un chapeau, un parapluie, ou un survêtement et se protègent ; et moi comme un c.. je roule tête nue quasiment, face aux coups de poings du soleil. Je reste K.O debout, tentant d&#8217;avancer à coup de patins résignés. Il est temps de breaker.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">La vieille dame au sucre.</span></h3>
</p>
<p style="text-align: justify;">Il me reste 15km avant la jonction, midi approche. Ce n&#8217;est pas très loin, je me convainc de continuer coute que coute et de m&#8217;arrêter là bas pour un bon break. Je passe de tous dans mon esprit pour lutter, avancer, me battre. Mon combat semble inutile tant ma préparation matinale n&#8217;avait pas envisagé si grande chaleur. Je roule sur une petite route, bien, lisse, assez large, à ma droite une rivière, du vert partout, à gauche, successions de maisons et de commerces de tous genres. J&#8217;ai l&#8217;impression de rouler sur une route des Herbiers, pas grand monde, le calme &#8230;<br />
Le soleil tape fort, il cogne. Pas besoin d&#8217;aller dans le sud marocain pour comprendre cela. Je fais vraiment n&#8217;importe quoi et je m&#8217;en veux, mais plus je m&#8217;arrête et plus il est difficile de repartir, tous le monde connaît cela.<br />
A ma gauche, un peu d&#8217;ombre, à ma droite soleil à volonté. Une fois, deux fois, plusieurs fois, je vois passer en me léchant les babines, des coins de terrasses ombragées, mais je ne m&#8217;arrête pas. Il faut continuer, avancer, grapiller quelques mètres pour réduire la distance, si infime  soit elle. Puis je craque. Je dois rouler à 15km/h, c&#8217;est abominable. La pratique du SD fais mal aux bras. Je change constamment ma façon de prendre le guidon. Je le lève, le redescends. Mes ischios jambiers me font mal, je sens que ça frotte à l&#8217;intérieur des patins. Super &#8230;<br />
Je craque donc. Je fonce sur ce coin d&#8217;ombre. En fait je débarque chez des gens (inutile de vous imaginez une belle maison de la banlieue parisienne ou provinciale) qui mène leur vie tranquillement. Je me pose sur le béton, le SD couché, je prends ma tête dans mes mains et savoure ce rafraichissement opéré par l&#8217;ombre naturelle. Il fait une chaleur à mourir. J&#8217;ai perdu trop de temps ce matin. Me voilà dans une drôle de situation. Alors que je médite sur mon sort, je vois passer des jeunes qui, me découvrant, me font des signes. Je peux enfin leur répondre, timidement.<br />
Puis apparaît une dame, très âgée. Son fils, à qui j&#8217;ai du dire bonjour en arrivant, lui a demandé quelque chose. Elle apparaît devant moi donc, au moins quatrevingt ans. Un verre d&#8217;eau dans la main, un bol de sucre dans l&#8217;autre, s&#8217;accroupissant juste devant moi comme si nous nous connaissions depuis toujours, puis me tend le tout. Je reste ébahis et met quelques secondes à comprendre la situation que je vis. Elle me parle, je n&#8217;y comprends rien, je suis groggy, mais j&#8217;acquièsce. Je lape la cuillère de sucre, tel un chien l&#8217;aurai fait. Puis elle reste là, à veiller sur moi conservant cette position classique, permettant aux petites gens d&#8217;économiser leurs forces de la meilleure des manières.<br />
Elle attend que j&#8217;aille mieux, puis quelques minutes plus tard, se lève et retourne à ses occupations. Quant à moi, je reprends confiance et des forces, j&#8217;attends un peu, tentant de comprendre comment de tels actes peuvent ils être possible, loin de tout, si simplement. Je me lève enfin, puis vais les saluer, sincèrement. Ils me regardent à peine, ils sont incroyables.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Les 3 hommes du restaurant.</span></h3>
</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois sorti de cette route digne d&#8217;une carte postale, j&#8217;arrive à mon embranchement. Je n&#8217;ai rien mangé, sauf un coca, un bol de soupe vers neuf heure avec des nouilles et de la viande mais impossible de savoir ce que c&#8217;était (!) et quelques biscuits ; j&#8217;ai faim ! Je débarque dans un restaurant qui ressemble plus à un café, mais sans comptoir. Il y a marqué COM &amp; PHO. J&#8217;exulte.<br />
J&#8217;interpelle trois bonshommes qui me confirment que je peux avoir à manger. Je suis livide, tiens à peine debout à cause de la chaleur et ne demande qu&#8217;à m&#8217;asseoir à l&#8217;ombre. Je m&#8217;installe alors, puis je désigne un bol de riz sur la table de trois autres personnes. On m&#8217;apporte un riz nature puis je commence à manger, à savourer.<br />
Deux minutes plus tard, je suis invité à la table de ces personnes. On me guide en mettant un liquide dans le riz, puis on m&#8217;offre du poisson qu&#8217;ils partageaient. Depuis ce matin, je rencontre des gens, de vrais gens. Là encore, même si la parole n&#8217;y ai pas, les actes de bontés sont présentes à cent pour cent. Nous tentons de parler, ils ont la quarantaine, boivent de la vodka vietnamienne et fument pour leur plaisir. Je suis arrivé ici vers midi et quart. Ils me laissent une bonne demi heure après.<br />
Incroyable mais vrai, ils me paient le riz, certes c&#8217;est un bol de riz, mais je ne les connais pas et ne les reverrai surement jamais plus de toute ma vie. Il n&#8217;y a qu&#8217;à la campagne que l&#8217;on peut voir cela, vraiment. Je resterai l&#8217;hôte des tenanciers pour une autre bonne demi heure laissant passer un peu de chaleur et m&#8217;allongeant sur le lit installé dans la salle. Par contre, je refais vite mon sac car si je veux assurer ma place dans le bus de Ninh Binh ce soir, il faut que je roule coûte que coûte !</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Souffrir et souffrir.</span></h3>
</p>
<p style="text-align: justify;">Les trois prochaines heures vont être infernales. Le vent est très violent, ma vitesse n&#8217;excède pas les quinze, dix huit Km par heure. Un gros vent de face m&#8217;empêche de décoller. En ayant rejoint la grosse route, j&#8217;ai retrouvé les camions, même s&#8217;ils sont moins nombreux que sur la section Hanoi-Haiphong. Beaucoup de monde sur ces routes donc, c&#8217;est incroyable.<br />
Chaque poussée est calculée, chaque souffle est pensé, il faut économiser tout, avancer, mais ne pas se résigner. Les conditions sont tellement dures que je me convaincs que je vais y arriver. A deux heure de l&#8217;après midi, il me reste soixante dix kilomètres à faire, impossible ! Mais je me dis et me répète que tant qu&#8217;il y a de la vie, il y a de l&#8217;espoir ! J&#8217;avance, péniblement, j&#8217;ai des dizaines de points pour avancer, me guider, me tirer  tous ces vélos sur la route, ces deux roues, ces quelques voitures &#8230; Certains sont mes compagnons de route, tentent de me divertir en me posant les mêmes questions, mais avec des sourires différents. J&#8217;ai des escortes parfois, pleins de jeunes qui me courent après, roulent avec moi, quelques secondes. La route, c&#8217;est un univers vraiment à part, mais tellement enrichissant.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Un couple âgé.</span></h3>
</p>
<p style="text-align: justify;">Encore une pause. J&#8217;en ai marre. J&#8217;avance pas. Il fait trop chaud, même si ça commence à décroitre. Je me pose cette fois-ci dans une toute petite échoppe de route. Dès que je vois des sodas mis en place, j&#8217;y fonce, mais je choisis mes patrons. Ici, c&#8217;est un couple d&#8217;une soixantaine d&#8217;années. Ils sont vraiment trop mignons. La femme était dans son hamac avant que j&#8217;arrive. Je prend un coca et le vide rapidement. L&#8217;homme tente de me parler, puis voyant que je n&#8217;y comprenais rien, pris une craie et traça un semblant de carte au sol. Il m&#8217;indiquât un raccourcit pour aller là où je me dirigeais. Puis comme la dame au sucre, cessa de me parler et regarda la route, comme il a l&#8217;habitude de faire. Il me laissa en paix. Les enfants vinrent à ma rencontre. Malgré la proximité de la route, ce fut un vrai havre de paix pour moi durant ces quelques minutes.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Une moto, une providence.</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Une fois reparti, je m&#8217;engage sur la route avec plus de fraîcheur. Je sais que cela va être très dur, il me faudrait rouler quatre heures d&#8217;affilées à quinze à l&#8217;heure pour être dans les temps. J&#8217;y crois, pas vous ? Toujours les même conditions, voir pire, le vent se lève et devient plus dur. Je fais de mon mieux mais la fatigue arrive, le moral est bas &#8230;<br />
Puis un motard vint à ma hauteur. Il me pose les questions habituelles, je réponds poliment, pensant qu&#8217;il va me laisser comme les autres, plus tard. Eh bien non. Il est resté avec moi, roulant au pas quasiment sur cinq bornes. Plusieurs fois, il me demanda de monter avec lui, comprenant que ma destination était vraiment trop loin. Je déclinais l&#8217;invitation, d&#8217;abord parce que je tenais à réaliser mon défi, puis ensuite parce qu&#8217;avec le SD impossible de monter à deux sur la moto. Au bout de plusieurs demandes, mes calculs furent vite fait. Il me proposa de me raccourcir et de me laisser trente bornes avant Ninh Binh puisqu&#8217;il habite à Nam Binh. Au bout du compte je me suis dit pourquoi pas ?<br />
Refuser ainsi, ce n&#8217;était pas très poli. Je lui laissa sa chance donc. On stoppa et d&#8217;un coup il prit le SD et le monta à l&#8217;arrière de la moto. Bien équilibré et ficelé, il tint majestueusement. Et hop en cinq minutes je me suis retrouvé l&#8217;arrière d&#8217;une 125CC HONDA, mon casque de vélo sur la tête et le sentiment d&#8217;avoir fait le bon choix.<br />
A moto au Vietnam, on roule à 50 à l&#8217;heure pas plus. Bien sur, le chauffeur m&#8217;a bien berné car il savait qu&#8217;il allait m&#8217;amener à destination, hospitalité oblige &#8230; Je ne pouvais refuser, une fois monté. Le vent était impressionnant. Même à moto, nous souffrions. Je pouvais néanmoins observer la campagne, les gens, plus facilement. Nous avons croisé une sortie d&#8217;usine, au moins un demi millier de vélo, IMPRESSIONNANT !!!<br />
La route est superbe, le bitume excellent. Les campagnes ne sont pas dévisagées par des machines agricoles. Dans les rizières, il n&#8217;y a que l&#8217;homme (ou plutôt la femme), quelques buffles et du vert à perte de vue !!<br />
J&#8217;observe les deux roues que nous croisons. Tantôt en tong, tantôt avec un petit casque de vélo, tantôt à trois dessus, on voit de tout là bas, c&#8217;est vraiment dingue et plaisant. J&#8217;ai même vu deux chiens, dans des cages conçues pour les poules accrochées derrière une moto. Alors mon SD, ça ne devait pas lui faire peur.<br />
En tous cas, cette personne m&#8217;a bien sauvée la mise. Je sais que j&#8217;ai raccourci l&#8217;étape de moitié, mais je m&#8217;en fiche. Il faut laisser la place à l&#8217;imprévu. C&#8217;était la première personne à me proposer cela, parmi les centaines que je croisent chaque jour. J&#8217;ai refusé maintes fois, mais elle est restée. Cela m&#8217; a permis de ne faire qu&#8217;un avec « le peuple ». Encore une fois, je me rends compte de ma chance de ne pas être là où sont les autres. Je redoute d&#8217;ailleurs le sud avec son flot de touristes. C&#8217;est à coup sûr une belle région et les gens y sont extrêmement accueillants.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Retour à l&#8217;occident.</span></h3>
</p>
<p style="text-align: justify;">Il me pose à l&#8217;hôtel où j&#8217;ai rendez-vous pour prendre mon bus. Je le remercie en lui payant l&#8217;essence pour le retour et le remercier. Je vais prendre une douche bien méritée. Il est six heure. Je rencontre Louis, un français vivant à Montréal qui est né au Maroc, a vécu en Inde &#8230; Nous « dinons » ensemble et papotons le temps que mon bus arrive vers neuf heure.<br />
Je suis dans mon bus pour Hué. Nous sommes une grosse vingtaine dans un bus pourri, sur des couchettes pourries. Comme par hasard, je me tape celle au fond juste là où il ne  faut pas. Nous sommes quatre complètement entassés. Je pensais mettre mes bagages dans le coffre, tu parles, juste en bas de nous, et tu démontes tout le SD, sans raler s&#8217;il te plait ! Le rabatteur est exécrable et le chauffeur un vrai pilote à faire gerber n&#8217;importe quel voyageur sensible. Cette nuit va être dure.<br />
Cette journée fut pleine d&#8217;enseignements. Je sais que les grosses étapes ne seront pas réalisables. Mais on verra le moment voulu. Il est temps de dormir ou plutôt d&#8217;essayer.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">[Edit]</span></h3>
</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis arrivé à Hué sain et sauf. Il est neuf heure du matin, un soleil de plomb frappe la ville. Le trajet fut médiocre, mais j&#8217;ai mérité mon transfert. Les places équivalaient à un sarcophage. Plusieurs fois je me suis réveillé, car mon voisin de gauche me tapait du coude en plein visage et en ronflant s&#8217;il vous plait. Mais je ne me plains pas, même si les conditions furent âpres, une fois encore, j&#8217;ai eu l&#8217;opportunité de voir un visage différent, un Vietnam authentique, dur mais vrai.<br />
Heureusement que j&#8217;ai déjà un peu roulé ma bosse. Le bus nous débarque comme des malpropres (pas d&#8217;annonces, pas d&#8217;information, aucune aide) sur le terre plein d&#8217;un hôtel. Une bonne dizaine de rabatteurs/vautours nous attends. Ils chassent pour les hôtels petits budgets de la ville.</p>
<p style="text-align: justify;">Calmement, je descends mes cinq paquets défaits. Je les poses dans un coin en déclinant poliment mais fermement les deux pauvres gars qui tentent une approche avec moi. Je trouve un coin d&#8217;ombre et j&#8217;entame le montage du sac. Je check sur la carte, l&#8217;hôtel voulu n&#8217;est pas très loin. Je monte donc les sacs sur le skate drive, les patins dessus également. En moins de cinq minutes, j&#8217;avais trouvé l&#8217;hôtel désiré. Un repaire de touristes un moment de répits. Au moins on est sur d&#8217;avoir un peu de qualité sans être dans un palace. Je vais sûrement aller me balader, mais il fait très chaud. Je n&#8217;aime pas trop cette ambiance, où il y a tellement d&#8217;occidentaux au mètre carré, que l&#8217;ambiance en devient malsaine.<br />
Je me rends compte que personne ne s&#8217;efforce de parler Viet ici. Je n&#8217;ai pas appris grand chose en une semaine, mais les quelques jours passés à la campagne m&#8217;ont appris deux trois notions.<br />
En ce qui concerne les étapes, je sais qu&#8217;il me faudra partir très très tôt maintenant, car dès 8 heure du matin, il fait déjà chaud. Peut être est-ce dû à notre situation sur le globe, mais je pense que si j&#8217;entamais une étape vers 5h, cela me permettrait d&#8217;être tranquille.<br />
Balade donc aujourd&#8217;hui et repos.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Par Goyan</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/03/22/deuxieme-etape-la-vieille-dame-au-sucre-et-autres-rencontres-incrooyables/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>17</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Haiphong &#8211; Journée de repos.</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/03/20/journee-de-repos/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/03/20/journee-de-repos/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2009 11:09:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jennifer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Roller]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[circulation]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte]]></category>
		<category><![CDATA[état d'esprit]]></category>
		<category><![CDATA[population]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=192</guid>
		<description><![CDATA[Après la très dure étape d&#8217;hier, je vais me reposer à fond aujourd&#8217;hui (ça commence bien je me suis levé vers 9H30). Je n&#8217;ai donc pas réussi à rejoindre la baie d&#8217;Along, mais c&#8217;est sans réel regret. La concentration touristique et le temps extrêmement mauvais dans la région ne m&#8217;incitaient pas à me crever pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Après la très dure étape d&#8217;hier, je vais me reposer à fond aujourd&#8217;hui (ça commence bien je me suis levé vers 9H30).<br />
Je n&#8217;ai donc pas réussi à rejoindre la baie d&#8217;Along, mais c&#8217;est sans réel regret.<br />
La concentration touristique et le temps extrêmement mauvais dans la région ne m&#8217;incitaient pas à me crever pour rallier coûte que coûte cette ville. Hier, j&#8217;avais d’autres préoccupations.<br />
Mais j&#8217;ai assez dépeins mon étape et j&#8217;aimerai proposer quelques réflexions sur le Vietnam intérieur.</p>
<p><span id="more-192"></span></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">LA ROUTE</span></strong></p>
<p>Tout le monde m&#8217;avait parlé des mêmes difficultés : impossibilité de pratiquer; les voitures (il n&#8217;y en a vraiment pas tant que cela); les camions routiers; les deux roues sont comme fous sur la route, il n&#8217;y<br />
a pas de bas-côtés alors c&#8217;est extrêmement dangereux …</p>
<p>Que de déceptions, vraiment! Je n&#8217;ai rien vu de tout cela sur ma première étape. Et pourtant, si vous regardez sur une carte routière, j&#8217;étais sur un tronçon très important. Quasiment une autoroute pour eux. Une bonne nationale pour nous, à la différence que chez nous, les voitures roulent deux fois plus vite, sans mentir. Je me suis déjà fait plus peur, à vélo à me faire frôler par des bagnoles roulant à presque 90 m/h en France.</p>
<p>Ici les vitesses sont modérées, pour plusieurs raisons.<br />
Les véhicules sont soit très lourds, soit peu maniables (un deux roue avec un gros chargement par exemple).<br />
De plus, la lisibilité de la route est différente de chez nous car, dès qu&#8217;il y a un carrefour, un véhicule peut aller n&#8217;importe où, c&#8217;est la joie de la découverte.</p>
<p>Il faut dissocier la pratique de la route urbaine et la pratique sur les routes hors zone urbaine.<br />
En ville, la route est un vrai terrain de jeu. J&#8217;aime cette notion car c&#8217;est ainsi que je vois ma pratique à Paris. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de règles, qu&#8217;ils font n&#8217;importe quoi ou qu&#8217;ils sont inconscients.<br />
Croyez-moi ou pas mais, depuis mon arrivée, je n&#8217;ai vu aucun accident !<br />
Il doit y en avoir, mais pensez-vous vraiment qu&#8217;au prix que coûte un vélo, un scooter ou bien une voiture, ils puissent se permettre de conduire n&#8217;importe comment ?<br />
Impossible!<br />
La faible vitesse pratiquée (40/50 maxi en ville) leur permet une anticipation meilleure et une réactivité implacable.<br />
A noter que leur marque de freins est excellente car sans eux, impossible de naviguer.<br />
Un vrai terrain de jeux par exemple. Les feux rouges sont rehaussés d&#8217;un compteur, annonçant le passage autorisé.<br />
Lorsqu&#8217;à un carrefour nous souhaitons tourner à gauche par exemple, nous nous engageons le plus loin possible et attendons… Eux ont trouvé une belle parade. Pour éviter de perdre encore plus de temps, ils s&#8217;engagent immédiatement à la corde, provoquant un beau cafouillis, mais tout le monde s&#8217;en sort à la fin !</p>
<p>Pour ce qui est des routes en dehors des villes, les règles sont un peu différentes. Les camions sont les vrais prédateurs et se sont eux qui régissent un peu tous le monde.<br />
A la différence des villes où la concentration de motos et autres scooters est tellement impressionnante qu&#8217;elle arrive à faire plier n&#8217;importe quel autre usager pour pouvoir faire ce qu&#8217;elle veut (puisqu&#8217;elle se retrouve en position de force ! ).</p>
<p>Pour aller d&#8217;un point A à un point B sur la route, les règles deviennent un peu plus normale.<br />
La seule difficulté apparaît à un carrefour où, là, tout le monde fait un peu ce qu&#8217;il veut. Mais comme partout ailleurs, le plus fort gagne.</p>
<p>A noter que je n&#8217;ai eu aucun problème avec les routiers. Ils se sont tous décalés le mieux possible dès qu&#8217;ils m&#8217;ont vu de loin.<br />
Si j&#8217;ai été frôlé une fois ou deux, c&#8217;est en arrivant sur Haiphong. Mais ils n&#8217;avaient pas le choix car deux camions roulaient de front. Mais le copilote avait toujours un sourire ou un geste de sympathie.<br />
Alors qu&#8217;en Inde les camions tentent d&#8217;écraser tout le monde; ici ils sont plus avenants.<br />
Il m&#8217;est arrivé de forcer des passages avec le skate drive.<br />
Je ne saurai jamais ce qu&#8217;ils pensent en me voyant, mais je crois deviner de l&#8217;incompréhension et surtout de la crainte. Ils ne savent pas à quelle vitesse je vais, qu&#8217;est ce donc que ce moyen de transport.<br />
Ils me respectent, c&#8217;est sûr.<br />
Lorsque sur la route je croise plein de bicoque ou de tout petit village; ou bien que je double des jeunes à vélos, ils ne me voient pas tout de suite. C&#8217;est seulement après quelques secondes que leurs visages s&#8217;ébahissent, qu&#8217;ils me montrent du doigt et alertent tout leur proche. Les femmes avec leur bébé m&#8217;observent avec joie et tentent de leur expliquer je ne sais quelles explications farfelues. Un gars avec des chaussures qui roulent, poussant quelque chose sur une roue, habillé en jaune&#8230; Un vrai délire !</p>
<p>Que cela soit en ville ou sur la route, il y a une chose à laquelle nous ne sommes pas habitués, nous autres occidentaux, c&#8217;est la frénésie et les décibels engendrés par les klaxons. C&#8217;est tout simplement inaudible, la puissance engendrée par ces engins. De vraies cornes de brume. Chez nous, elles ne sont utilisées que très rarement, mais ici c&#8217;est à chaque endroit, dès qu&#8217;ils le peuvent. Mais aucune agressivité ne ressort de cette action.<br />
En France, le message aurait été le suivant :<br />
« Purée qu&#8217;est ce qu&#8217;il fout sur la route ce fou-là ? Je vais te l&#8217;expédier sur le bas côté…eh, casse-toi, espèce de fou furieux, dégage de la route (texte édulcoré bien sûr). Puis s&#8217;en suit un violent coup d&#8217;avertisseur sonore et quelques insultes&#8230;»<br />
Ici, le texte est sacrément différent :<br />
« Tiens, regarde, drôle de gars que celui-là…un coup de klaxon pour le prévenir de notre arrivée…eh, vas-y encourage-le, salut-le ! »</p>
<p>Pour finir sur la route.<br />
La praticabilité de la route n&#8217;est pas interdite aux rollers et autre vélo.<br />
Arrêtons de croire qu&#8217;il n&#8217;y a que sur nos belles routes de France, bien gratonneuses pour certaines, que l&#8217;on puisse rouler de ville en ville !</p>
<p>Tous types de véhicules transitent ici, alors pourquoi pas des rollers.<br />
Le rouleau d&#8217;asphalte est excellent. Le seul inconvénient pour moi est mon poids. A vélo, traîner près de 30 kg est compréhensible, mais en patin, les pousser, ça en devient ridicule !<br />
Donc oui, il est possible de rouler facilement ici, puisque le réseau le permet.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>LES GENS D&#8217;ICI</strong></span></p>
<p>Difficile de parler des autochtones, alors que je n&#8217;arrive même pas à aligner deux mots avec eux. La barrière de la langue est très frustrante. Mais cela ramène à des choses simples que je ne vivrai pas si j&#8217;arrivai à parler avec eux.</p>
<p>Comme partout, il y a différentes couches de population. Pas de caste sociale ici mais des différences tout de même.<br />
Pourtant nous sommes dans un pays communiste donc les règles doivent être bien différentes.<br />
Les signes extérieurs de richesses ne sont pas légions, mais on peut deviner facilement qu&#8217;un scooter puisse coûter plus cher qu&#8217;un autre ; qu&#8217;une femme est habillée plus aisément que d&#8217;autres ; que l&#8217;habitat est plus diversifié que d&#8217;autres (j&#8217;ai aperçu hier deux maisons avec des écrans plasma que je ne pourrai pas me payer ! ).</p>
<p>La vie semble être simple : des étals de rues qui proposent de la nourriture préparée devant vous alors que vous êtes assis sur un tabouret en plastique, haut de &#8230; 40cm ?! On a pratiquement les fesses au sol.</p>
<p>Il y a très peu de voitures, je l&#8217;ai rappelé. Mais l&#8217;explosion des deux roues motorisées inquiète. Non pas que cela soit plus folklorique de les voir tous en vélo, mais leur vie est simple aussi parce qu&#8217;en circulant à vélo, ils l&#8217;appréhendent mieux.</p>
<p>Question nourriture, je n&#8217;ai pas percé encore tous les secrets de cette cuisine. Je vois beaucoup de bols, des baguettes, de riz&#8230; Sans être un cliché bien sûr, c&#8217;est naturel ici.<br />
Je reste impressionné par les « pauvres » qui se déplacent à vélo, chargés comme des mules devant et derrière. Ils arrivent à transporter des choses incroyables. C&#8217;est leur vie. Quelle leçon de vie !<br />
Alors que notre système protecteur nous enferme dans un carcan, nous ne pouvons pas prendre d&#8217;initiative…ici, les gens se débrouillent du mieux qu&#8217;ils peuvent.</p>
<p>J&#8217;ai vu des femmes, d&#8217;une trentaine d&#8217;années, travailler pieds nus sur un chantier, à transporter des sacs, à attendre le passage de routier, sac plastique renfermant des petits pains (sans mie), etc.<br />
Les éboueurs que j&#8217;ai croisés, étaient des femmes, avec une petite brouette, quelques balais. Ça bosse dur, vraiment ici.</p>
<p>Il y a une grosse différence de mentalité par rapport à chez nous, concernant le travail et la notion de l&#8217;effort.<br />
Bien sûr, les conditions de travail sont dures et mes remarques ne sont pas faites pour valoriser ces situations qui touchent durement les femmes mais je souhaite juste en faire un constat, rien de plus.<br />
Après, tirez-en les conclusions que vous souhaitez.</p>
<p>Une chose qui m&#8217;a permit d&#8217;avancer hier. J&#8217;étais vraiment mal en point, le moral à zéro comme jamais.<br />
Puis j&#8217;ai aperçu des vélos lambda ; des vélos sans vitesse, crasseux, qui doivent peser 4 fois le poids d&#8217;un des vélos du Tour de France.<br />
En les apercevant, je me suis rappelé que c&#8217;était grâce à eux, qu&#8217;au détour de la fameuse piste Ho Chi Minh, les Vietnamiens réussirent à transporter, tout un arsenal militaire, démonté, afin de faire face aux Français et remporter une grande victoire !<br />
La notion d&#8217;humilité m&#8217;est donc réapparue pour me porter et tenter de vaincre ma fatigue et mon dégoût de ma situation.</p>
<p>Beaucoup de sourires, de questionnements aussi. Malgré un manque de communication, ils tentent souvent d&#8217;en savoir plus et sont toujours accueillants, par de nombreux sourires, des vrais. Ils ne sont pas blasés.<br />
On sent qu&#8217;ils profitent de tout, sans avoir grand chose finalement. La population est très jeune. Les plus jeunes semblent apprendre l&#8217;anglais, plus que leurs aînés.<br />
Les anciens, très respectés ici, ne font pas de vagues. Ils passent, traversent le temps à leur manière, discrètement, mais ils font partis du visage de la population.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas vu de mendicité ! C&#8217;est assez rare pour le souligner. Quelques mendiants au pied de temples, estropiés ou handicapés physique oui, mais rien de comparable avec les pays arabes, ou même quelques trottoirs parisiens.<br />
Pour vous dire, j&#8217;ai même vu un cul de jatte, à Hanoï, possédant un tricycle et propulsant son client à travers la ville !<br />
La tolérance vis à vis de l&#8217;autre est plus aisé que chez nous.</p>
<p>Hier soir, là où j&#8217;ai dîné, un restaurant un peu « chic », chinois, un tout petit bonhomme (6 ans ?) est venu quêter. Immédiatement, il a reçu de l&#8217;argent de la part des deux tables présentes et ne s&#8217;est même pas soucié de moi. En Inde j&#8217;aurai eu droit à de multiples jérémiades. Je n&#8217;ai pas besoin de parler vietnamien pour voir et comprendre que les gens ne se plaignent pas, sans être résignés, ils vivent simplement.</p>
<p>Sur la route, il y a énormément de cars de transit, sûrement à bas prix pour les locaux. Combien de cars, portant la notion Hanoi/Halong ai-je<br />
vu hier ? Dix, vingt, trente ?<br />
Une faiblesse chez nous, c&#8217;est le coût excessif du transport et surtout le monopole du train.<br />
Ici comme ailleurs, les gens vont, viennent, se déplacent, ils vivent ! Car, ne pas rester enfermé, c&#8217;est vivre à travers les autres.</p>
<p>Je suis dans un hôtel trois étoiles, à vrai dire je n&#8217;avais pas le choix (honte à moi je sais) car il n&#8217;y a rien d&#8217;autre ici. Même si je ne voulais pas dormir dans de tels endroits, je suis content d&#8217;y être venu car j&#8217;ai accès à une autre couche de la population. Ils sont habitués à être en contact avec d&#8217;autres étrangers (bien qu&#8217;ici il n&#8217;y en a pas du tout en fait. Normal, ils font tous les liaisons via Hanoi ! ).</p>
<p>Leur anglais est médiocre et chaque phrase que je demande est un vrai défi pour eux. Pourtant ils essayent et tentent d&#8217;établir un semblant de communication, à la différence de la campagne où, dès que l&#8217;on se limite, on arrête la conversation par un sourire sincère mais désolé.</p>
<p>Encore une fois, je suis content d&#8217;être là. Loin des touristes, des circuits classiques. Ce n&#8217;est pas la ville rêvée mais au moins tout y est. Simplicité et authenticité. Pardon, je n&#8217;ai pas dis Folklore et circuits touristique. On n&#8217;a que ce qu&#8217;on désire.</p>
<p>Tous les pays que j&#8217;ai visités semblent fonctionner de la même manière. Ici donc, tout est semblable à ce que j&#8217;ai pu vivre au Maroc, en Égypte ou bien en Inde. Le système reste le même. Seule la langue et les types de faciès changent.</p>
<p>Les rues sont bordées de commerce aussi différents les uns des autres. On trouve de tout, pas besoin de faire appel à sa mémoire pour savoir où est l&#8217;artisan du coin. Ici pas de boutique de fringues démesurée, qui a avalé, son ancien petit commerçant&#8230; Simple, la vie est simple.</p>
<p>Cela pose la question de l&#8217;économie forcément. Je ne suis pas spécialiste dans les domaines que je dépeins, mais l&#8217;économie, la sociologie, l&#8217;anthropologie, on la vie forcément en voyageant, sans en être spécialiste.</p>
<p>Ces commerces sont tenus par des familles, c&#8217;est leur vie. Leur maison.<br />
Alors est-ce à envier ? Je pense que la plupart me diront que non, moi même je ne sais que répondre à cette question, mais elle semble pertinente. Il faut de tout et aussi de juste milieu. Peut être est-ce trop excessif comme vie mais si on l&#8217;a ramène à certaines situations en France, je choisirai celle là. (Je ne vais pas me faire que des amis en écrivant cela).</p>
<p>Il fait très moche ici, il a plu ce matin. Je vais aller me balader sur le port (rien à voir avec la croisette à mon avis). J&#8217;ai le dos en vrac, les adducteurs bouffés, mais je sens que j&#8217;ai récupéré moralement. Hier j&#8217;avais envie de tout plaquer, jeter le skate drive et prendre le premier avion pour<br />
Paris.<br />
C&#8217;est cela voyager différemment. Se mettre les tripes au fond des chaussettes et voir jusqu&#8217;où on peut aller. J&#8217;ai avancé sur la fin, à la force de l&#8217;esprit.<br />
L&#8217;humidité est affolante, ma combinaison est encore trempée, ce n&#8217;est donc pas la matière la plus adéquate pour voyager ici.<br />
Il se met à pleuvoir, décidément, c&#8217;est pas de chance.</p>
<p>J&#8217;ai beaucoup écrit aujourd&#8217;hui. D&#8217;une part parce que j&#8217;avais le temps, mais aussi parce demain soir je n&#8217;aurais pas internet.<br />
J&#8217;ai acheté un billet de bus pour rallier Ninh Binh à Hué. Il ne me reste plus qu&#8217;à abattre 130km.<br />
Puis je quitterai le nord maussade pour rejoindre un centre plus ensoleillé ?</p>
<p>L&#8217;adaptation dans mes voyages est permanente. Je dois trouver de la corde pour le skate drive. Je vais jouer à l&#8217;ascète en me séparant de la moitié de mon paquetage.<br />
Tant que le skate drive est debout, je dois inventer, me débrouiller, pour avancer, et faire que ce voyage soit possible du début jusqu&#8217;à la fin.<br />
C&#8217;est trop simple de se dire que l&#8217;on va abandonner et monter dans un bus.<br />
Tant que je n&#8217;aurai pas tout tenté, je ne pourrai pas abandonner la route. Cela serait un manque de respect pour eux et pour vous qui me lisez.</p></blockquote>
<p>par Goyan</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/03/20/journee-de-repos/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>14</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Première étape.</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/03/19/premiere-etape/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/03/19/premiere-etape/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2009 18:48:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jennifer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Roller]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Chute]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte]]></category>
		<category><![CDATA[départ]]></category>
		<category><![CDATA[Skate-drive]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=184</guid>
		<description><![CDATA[Couché la veille vers 1h du matin, je me lève avec force vers 5h. En fait je me suis réveillé quasiment toute les heures, ayant peur de rater l&#8217;heure. Un court instant auprès de ma douce via le net, puis à 6h je décolle enfin pour de vrai. J&#8217;étais au 1er étage. Juste au sortir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Couché la veille vers 1h du matin, je me lève avec force vers 5h. En fait je me suis réveillé quasiment toute les heures, ayant peur de rater l&#8217;heure.<br />
Un court instant auprès de ma douce via le net, puis à 6h je décolle enfin pour de vrai.<br />
J&#8217;étais au 1er étage. Juste au sortir de ma chambre, un ascenseur m&#8217;attendait. A peine le temps de sortir le skate drive monté et paf, un sac à dos qui se jette par terre. Je commence déjà a transpirer alors que je n&#8217;ai rien fait&#8230;  Je suis en train de me rendre compte, que mes affaires sont extrêmement lourdes !<br />
Je les re-fixe avec l&#8217;aide d&#8217;un des gars de l&#8217;hôtel, une demie heure de perdue ! Dès que je peux, je m&#8217;enfuis -manquant d&#8217;oublier mon passeport- en priant que quelques mètres plus loin cela ne recommence pas.</p>
<p><span id="more-184"></span><br />
Mes premiers pas sont dédiés à l&#8217;ancien pont Paul Doumer. Il a récemment était complètement dédié à la circulation des vélos et deux roues qui sont maîtres au VietNam. Dès les premiers hectomètres, je sens que cette population à part, m&#8217;accepte immédiatement.<br />
L&#8217;aventure est lancée.</p>
<p>J&#8217;ai pour ambition de rallier HaLong Baye, à 160km. Rapidement, je me rends compte que je n&#8217;avance pas très vite. La route pourtant est excellente et au petit matin il y a peu de circulation.<br />
La route que j&#8217;ai emprunté -la numéro 5- est une deux voies avec, sur les côtés, une large bande faisant office de piste cyclable (10 fois leur taille pourtant) empruntée par les véhicules lents ou ceux qui veulent rouler à contre sens. Parfois, cet espace est très praticable ; autrement, c&#8217;est un mélange de petit graton et de gravillons.<br />
A noter que j&#8217;ai plus souvent roulé sur la route que sur la piste cyclable. Sauf vers la fin car je n&#8217;en pouvais plus.</p>
<p>Il me faudra 4h d&#8217;efforts, pour rejoindre une ville située à environ 55km d&#8217;Hanoi.<br />
De 7h à 9h j&#8217;ai roulé du mieux que j&#8217;ai pu. J&#8217;ai fait une pause coca d&#8217;un quart d&#8217;heure, puis je suis reparti.<br />
Vers 11h donc la faim m&#8217;assaillait. Dès que j&#8217;ai vu une opportunité (il n&#8217;y en a pas tant que ça finalement, surtout quand on roule si lentement), j&#8217;ai foncé tête baissée, vers ce restaurant ouvert. J&#8217;y ai mangé une soupe avec un plat de riz servi avec du boeuf et son gras.<br />
Arrivé dégoulinant de sueur, je me change en m&#8217;étirant car je ne me rends toujours pas compte du temps qu&#8217;il fait mais c&#8217;est dingue comme j&#8217;ai perdu de l&#8217;eau !<br />
Après avoir savouré un bon plat, je suis resté là-bas, attendant que la digestion fasse son travail. Je n&#8217;avais nul part où aller et leur restaurant était vide donc je ne gênais pas.<br />
Durant ces deux heures de pause, j&#8217;ai savouré le temps -perdu dans mes pensées- incapable de discuter avec eux à cause de la langue. Pourtant, ils sont nombreux à être venus me voir. Ils veulent savoir d&#8217;où je viens, quel âge j&#8217;ai, s&#8217;ils peuvent essayer les patins&#8230; Tout cela exprimé juste par les gestes, des gens simples, le sourire aux lèvres constamment. Ce n&#8217;est pas tous les jours qu&#8217;ils doivent voir des occidentaux comme moi !<br />
Le vrai Vietnam est ici, dans les campagnes, sur les routes &#8230;</p>
<p>Au sortir de ma pause il est 13h30, il me reste 40 km à faire et les jambes vont bien mieux, j&#8217;ai la patate. Par contre rebelote, mon sac tombe, je l&#8217;avais changé de place. Pas facile à manier la caisse, surtout lorsqu&#8217;elle est blindée ! Grosse affiche, tout le monde vient me voir ; on m&#8217;aide un peu, puis je repars rapidement, le sac sur le dos. Quelques minutes plus tard, je m&#8217;arrête pour le re-fixer sur la caisse. Erreur car un peu plus loin, le sac commence à tomber. Je conduisais le skate drive un peu plus haut que prévu et, en freinant pour éviter le sac, j&#8217;ai pilé. Vous connaissez tous ma chute aux France à Niort ? La même. Je suis passé au dessus du skate. Heureusement qu&#8217;il n&#8217;y avait aucun poids lourds derrière moi. Je me relève et, stupeur, toutes mes affaires sont éparpillées sur la route, la caisse bien fracturée, mon cuissard troué et une belle frayeur. Moi qui me sentait bien pour avaler les bornes. Je bascule toutes mes affaires derrière la glissière de sécurité, un vrai bordel. J&#8217;analyse, tente de rassembler la caisse, mais je vois bien qu&#8217;il manque des morceaux (elle est en plastique). Je sors mon scotch, tente de rafistoler mais impossible seul. Miracle, deux employés -de je ne sais quel métier- qui m&#8217;épiaient et ont dû voir la chute, viennent à mon secours. En 5 mn, la caisse était quasi refaite, à coup de scotch que j&#8217;avais heureusement ; mes affaires dedans et moi repartis.<br />
Comme disait ma Mère,cette caisse, elle tenait par l&#8217;opération du saint esprit.<br />
Depuis le début de l&#8217;étape donc, je me disais que j&#8217;étais trop chargé, vraiment trop chargé et me serai fait un plaisir d&#8217;arriver à destination pour virer quelques affaires, mais là, c&#8217;est la goutte d&#8217;eau qui casse tout !</p>
<p>Je repars le moral à zéro. Il fait de plus en plus chaud, j&#8217;ai perdu de l&#8217;énergie dans la chute, je le sais par expérience.<br />
Il me reste exactement 34 km à faire, soit une éternité. Les bornes ne passent pas, j&#8217;avance à un rythme indescriptible. Ce matin, ça allait encore, mais plus j&#8217;avance et moins j’arrive à dépasser les 18km/h !!! Je fais du 13, du 15, je désespère. J&#8217;ai beau pousser, je n&#8217;arrive pas.<br />
Les patins de freins ont dû se déplacer dans la chute, mais je ne veux pas prendre le risque de checker. J&#8217;ai dû faire au moins dix bornes avec le sac sur le dos. J&#8217;en peux plus, ça devient terriblement dur. Je me débrouille pour le remettre sur la caisse&#8230; C&#8217;est lourd, trop lourd. Les choses se gâtent avec un faux plat montant infinissable.</p>
<p>Dans les jeux vidéos d&#8217;arcade, le jeu de la voiture qui doit doubler et arriver aux portes avant l&#8217;heure, bah c&#8217;était ça ma journée. Tous le VietNam m&#8217;a doublé ! Mais souvent avec la récompense d&#8217;avoir de magnifiques sourires, gratifiés de « hello » encourageants. Les enfants sont fous dès qu&#8217;ils me voient. Ils sont en groupes, à vélo ou à pieds ; leurs sourires valent toutes mes peines passées sur la route ; ils me donnent plein d&#8217;énergie.</p>
<p>A 20km, le temps ne passe pas. Je multiplie les micros-pauses pour me relaxer le dos, les jambes, boire un peu, positiver.<br />
Je sors l&#8217;Ipod, arme ultime dans les moments critiques comme celui-là !<br />
Mon skate drive est trop lourd, inmaniable et surtout, bien abîmé. J&#8217;ai eu de la chance de pouvoir le rafistoler afin de finir l&#8217;étape, mais qu&#8217;est ce qu&#8217;elle est dure.<br />
J&#8217;arrive à 17H30 à Haiphong, grand port à 100km d&#8217;Hanoi. J&#8217;ai fait ma journée de taf : 7h17h.<br />
A cette heure-ci, les rues sont blindées de deux roues. Imaginez un occidental, en roller, avec un skate drive décomposé, au milieu d&#8217;une nuée de deux roues qui, à chaque passage, me jette un regard ou une salutation. J&#8217;exulte, c&#8217;est une juste récompense. Je suis accepté par la rue c&#8217;est énorme !</p>
<p>Je ne tarde pas à trouver mon hôtel -recommandé par le Lonely- il ne semble pas y avoir trop de choix ici.<br />
Je négocie la chambre à 15$. J&#8217;ai le net et le petit déjeuner. De toute façon, il n&#8217;y a que des hôtels comme ça ici.<br />
Je prends une méga douche, après de gros étirements. Je sors pour dîner. Aucun occidental. Je suis le seul. Mais où sont-ils ? Je n&#8217;en ai pas vus de la journée ! Non pas qu&#8217;ils me manquent mais ça fait vraiment bizarre de se retrouver seul, ainsi.<br />
Galère pour trouver un vrai restaurant, ils ne font que du riz et moi je veux un bouillon.<br />
Retour à la chambre pour dodo.</p>
<p>L&#8217;expérience vécue aujourd’hui va laisser des traces. Il va falloir que je répare la caisse ou que je la vire et fixe mon sac bleu dessus à l&#8217;aide des tendeurs. Il faut que je me débarrasse de plein de choses si je veux continuer. Hors de question de mettre 3h pour faire 30km tous les jours. Demain j&#8217;irai voir si une école voudrait des habits ou un truc dans le genre.<br />
J&#8217;ai adoré passer ma journée sur la route, même si c&#8217;était dur et même si j&#8217;ai chuté. Adoré, car l&#8217;authenticité était au rendez-vous.<br />
J&#8217;ai rencontré des centaines de visages en un jour, c&#8217;est dingue.<br />
Les gens de la campagne sont tous plus gentils et accueillants les uns que les autres. Rien à voir avec la ville. Et puis on se rend bien compte que tout le monde travail ici.<br />
J&#8217;ai pu observer de multiples métiers au cours de cette journée. Le vélo étant un outil indispensable pour travailler, transporter, se déplacer. J&#8217;ai croisé lors de mon dernier arrêt une personne âgée qui devait bien avoir 80 ans. Son vélo à la main, elle devait recueillir des choses sur la route pour gagner un peu d&#8217;argent.<br />
La notion de famille est extrêmement importante. Ils tiennent des affaires en famille, ils mangent en famille, etc.<br />
J&#8217;adore les ponts aussi, j&#8217;en ai franchi quatre ou cinq aujourd&#8217;hui. Ils sont très durs à franchir, mais une fois en haut, on peut se reposer et regarder autour de soi. Un des derniers ponts passés était au-dessus d&#8217;une ligne de chemin de fer, elle même perdue au milieu de rizières d&#8217;un vert éclatant.<br />
Le smog d&#8217;Hanoi a disparu. J&#8217;ai pu enfin apercevoir des couleurs ; et même des montagnes au loin. J&#8217;ai aperçu quelques chiens, aucun ne m&#8217;a attaqué ni aboyé dessus. Par contre, personne ne parle Anglais, c&#8217;est affligeant&#8230;autant que moi je ne parle pas vietnamien. Mais avec des gestes ou un stylo, on se comprend.</p>
<p>Concernant l&#8217;étape initiale, dès le matin je savais que j&#8217;aviserai à Haiphong, sans vraiment y croire.<br />
J&#8217;ai programmé avec gourmandise. Par contre, je n&#8217;ai pas eu peur de changer immédiatement mon programme afin de dormir au chaud, au sec et être un peu propre. De toute façon la baie d&#8217;Along, c&#8217;est le grenier à touristes, toutes les personnes d&#8217;Hanoi y sont allées.<br />
Pareil, je n&#8217;ai pas fais le Théâtre des marionnettes sur l&#8217;eau, avec grand regret. Mais quand j&#8217;ai vu le nombre de groupes à l&#8217;entrée –que des touristes- cela ne m&#8217;a vraiment pas incité à y aller.<br />
J&#8217;irai voir ces sites une prochaine fois peut-être et à une autre saison. Et surtout dans d&#8217;autres circonstances <img src='http://blog.pucroller.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  , car le brouillard persistant à Ha Long, non merci.<br />
Je vais récupérer demain, peut être aller à Cat ba, puis aviser pour la charge.</p>
<p>Repos bien mérité !</p>
<p>par Goyan</p></blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/03/19/premiere-etape/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>16</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pagodes à Hanoï</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/03/18/pagodes-a-hanoi/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/03/18/pagodes-a-hanoi/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 12:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Etienne</dc:creator>
				<category><![CDATA[visite]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte]]></category>
		<category><![CDATA[Hanoï]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=176</guid>
		<description><![CDATA[Il est midi ici. Ma dernière journée à donc commencé par de la ballade. Lever vers 7H30, j'ai très mal dormi car l'immeuble attenant à ma fenêtre semble regorger de chats errants qui la nuit ne cessent de miauler !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p align="JUSTIFY">Il est midi ici. Ma dernière journée à donc commencé par de la ballade. Lever vers 7H30, j&#8217;ai très mal dormi car l&#8217;immeuble attenant à ma fenêtre semble regorger de chats errants qui la nuit ne cessent de miauler !</p>
<p align="JUSTIFY">Ma première direction fut l&#8217;ambassade de France. Point d&#8217;arrêt de ma balade hier après midi. J&#8217;ai demandé à être reçu afin de présenter mon projet puis de demander des renseignements sur l&#8217;ancienne Hanoï. <span id="more-176"></span>J&#8217;ai pu présenter mon projet au Consul adjoint, M Philippe ALECH, qui m&#8217;a confirmé que mon périple était dangereux mais je lui ai affirmé que je m&#8217;estimais aguerris et que la route ne me faisait pas peur. A croire que tous le monde veut me décourager de partir.</p>
<p align="JUSTIFY">Une petite heure après, je me dirige à Pied vers la Pagode des Ambassadeurs, haut lieu du bouddhisme à Hanoï. En fait, ces lieux ne sont pas très grands, un lieu de prière relativement petit et les intendances autour semble bien plus grande. Rien à voir avec ce que nous avons pu voir avec Jamal au Sikkim en Inde (pas de moulin à prière par exemple, peut être est-ce du à un courant différent ?).</p>
<p align="JUSTIFY">Direction ensuite l&#8217;école des beaux-arts (fine arts school). Non loin de l&#8217;ambassade, c&#8217;est un quartier assez huppé. Je pénètre dans la cour aisément, pas de contrôle. Je suis face à un cours de peinture, des élèves peignent deux personnes posant l&#8217;une et l&#8217;autre habillées. Ils sont une dizaine, personne ne faisant attention à moi. Je me ballade un peu et constate que plus loin, il existe d&#8217;autres bâtiments. Je m&#8217;enfonce donc vers ces battisses ne donnant pas leur âges. Je rentre dans l&#8217;une d&#8217;elle, facilement, et au détour de cloisons (ces lieux me rappels la FAC d&#8217;arts plastiques), je tombe nez à  nez avec un cours de modelage, une jeune femme posant nue, je ne m&#8217;attarde pas, mais cela semble surréaliste, une ville dans la ville.</p>
<p align="JUSTIFY">J&#8217;aborde un groupe de jeunes qui attend. Je demande des renseignements sur l&#8217;âge des bâtiments. L&#8217;un deux parle un peu l&#8217;anglais et m&#8217;indique effectivement que certains d&#8217;entre eux sont de l&#8217;époque coloniale française. Serais-je au bon endroit ? Ma grand mère a telle foulé ces lieux ? Je n&#8217;en saurais pas plus, car le directeur ne semble pas être visible. Dommage, mais je ne force pas le destin et je m&#8217;apprête à partir. Souhaitant immortaliser ce lieu, je tente d&#8217;en prendre des photos, mais mon zoom fait des siennes et il m&#8217;est impossible de prendre des clichés. Je me rappelle maintenant qu&#8217;hier il est tombé de mon sac ; surement le choc. Pas de photos pour ce matin donc, tans pis. Mais je garde graver en ma mémoire ce lieux, hors du commun et baigné d&#8217;un calme incroyable.</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">Au sortir de l&#8217;école, je monte sur un Xe Om et demande à être conduit vers le nord, près du lac de l&#8217;ouest, un lac immense à même la ville, pour aller visiter deux pagodes historiques à Hanoi. 10Km nous séparent des deux lieux selon le conducteur. Frustré de ne pas pouvoir photographier ce lieu, j&#8217;y pénètre quand même, tout en achetant préalablement de l&#8217;encens pour faire des prières, comme il est courant de le faire ici. Je croise un groupe de français, mais je passe mon chemin, me baladant aisément en ce haut lieu, qui voit passer nombre de vietnamiens, tous plus âgés les uns que les autres. La Pagode n&#8217;est pas très grande, ainsi que le sanctuaire. A défaut de photographier, j&#8217;observe différemment et me comporte autrement que si j&#8217;avais avec moi ce tue-parole qui est l&#8217;appareil photo numérique. Sur les côtés de l&#8217;autel, à l&#8217;extérieur, se trouve un petit fourneau, prévu pour consumer des billets factices.	 L&#8217;occasion se présente d&#8217;échanger quelques mots avec une croyante qui m&#8217;explique que c&#8217;est pour honorer ses ancêtres qu&#8217;elle est là. Même si je n&#8217;ai pas vocation à croire en ces pratiques, je fais de même ayant une pensée pour mes proches.</p>
<p align="JUSTIFY">Encore un petit coup de Xe Om pour aller vers une autre Pagode réputée, celle-ci pourtant assez loin du centre. La Pagode Tay Hoc. C&#8217;est un assez beau lieu, il n&#8217;y pas un seul occidental. Je suis le seul. Est-ce la basse saison où bien les groupes sont-ils passés avant moi? Ici le principe reste le même. Prier et honorer. Pas de quoi s&#8217;attarder des heures, les sites sont petits, mais rester quelques minutes permet de savourer des moments de calme, inédit en la capitale, tant broyé par les scooters et autres motos dévorant le bitume. Au sortir du sanctuaire, plus de Xe Om, bon nombre d&#8217;étals et de marchands qui offrent à boire à manger, ce qui prouve la fréquentation du lieu, bien qu&#8217;à mon passage, il n&#8217;y ai eu personne.  A peine quelques mètres et je retombe sur un Xe Om, je marchande un peu pour retourner en ville. Je viens de dépenser beaucoup de Dong pour me déplacer. Mais vu ce qui m&#8217;attend, je préférais me balader tranquillement, surtout que lorsque l&#8217;on ramène cela à l&#8217;euro, c&#8217;est quasiment rien !</p>
<p align="JUSTIFY">La circulation grouille, je n&#8217;ai rien avalé depuis le petit déjeuner occidental pris à l&#8217;hôtel ce matin et je n&#8217;ai rien pris comme boisson. Je décide de rentrer faire un break mais hors de question de dormir comme hier. Je vais tenter de contacter l&#8217;amie de Giao pour voir si l&#8217;on peut réparer l&#8217;appareil photo. Puis j&#8217;irai voir le théâtre des marionnettes sur l&#8217;eau. Une chinoise croisée ce matin au petit déjeuner m&#8217;as dit que c&#8217;était très bien, mais que les places étaient limitées.</p>
<p align="JUSTIFY">Ensuite il me faudra rentrer pour préparer ma sortie de demain. Je dois tout remonter, je trouve que j&#8217;ai trop de poids, il se peut que je me sépare de quelques livre ici même !</p>
<p align="JUSTIFY">A ce soir donc.</p>
</blockquote>
<p align="JUSTIFY">par Goyan</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/03/18/pagodes-a-hanoi/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Hanoï &#8211; 2e jour de visite</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/03/18/hanoi-2e-jour/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/03/18/hanoi-2e-jour/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 07:30:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Etienne</dc:creator>
				<category><![CDATA[visite]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Hanoï]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=165</guid>
		<description><![CDATA[Après m&#8217;être promené toute la matinée, j&#8217;ai pu enfin goûter aux joies de ballades diverses et multiples à Hanoï ! Je suis donc allé à l&#8217;endroit le plus visité de la capitale dit-on: le mausolée d&#8217;HoChiMinh. C&#8217;est un lieu sobre et froid, d&#8217;ailleurs c&#8217;est un vrai frigo à l&#8217;intérieur. Il y a une dizaine de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p align="JUSTIFY">Après m&#8217;être promené toute la matinée, j&#8217;ai pu enfin goûter aux joies de ballades diverses et multiples à Hanoï ! Je suis donc allé à l&#8217;endroit le plus visité de la capitale dit-on: le mausolée d&#8217;HoChiMinh. C&#8217;est un lieu sobre et froid, d&#8217;ailleurs c&#8217;est un vrai frigo à l&#8217;intérieur. Il y a une dizaine de gardes typiquement soviets, qui surveillent le lieu. Mieux vaut ne pas dépasser la file et ne pas faire le pitre, ils ne blaguent pas là bas. Un touriste qui avait les mains dans le dos en train de faire la file d&#8217;attente, s&#8217;est fait sermonner. <span id="more-165"></span>La ballade autour du corps a duré une minute &#8230; ridicule donc ! Mais bon, cela fait partie du charme de la visite en touriste classique, d&#8217;ailleurs j&#8217;ai eu beaucoup de chance car par pur hasard je suis arrivé dans les premiers vers huit heures et demi du matin.</p>
<p align="JUSTIFY">Pour y aller j&#8217;ai pris un xe om (moto taxi), ils pullulent à Hanoï, et une course en centre ville coûte 20 000 D. C&#8217;est rigolo d&#8217;être derrière eux, mais ont a envie de conduire tellement il y en a de partout. Dommage, c&#8217;est plus bruyant qu&#8217;un vélo et plus polluant, mais faut croire qu&#8217;ils préfèrent.</p>
<p align="JUSTIFY">Avant cela, autour du lac Hoan Kiem, j&#8217;ai aperçu au petit matin pléthore de personnes (âgées de préférence), qui faisait une gymnastique typiquement « soviet », mais vraiment plaisante et ce à tout âge ! J&#8217;ai même croisé deux cours de badminton improvisés sur un trottoir officiel avec terrain délimité au sol. Les joueurs ont même fustigés une voiture pour touriste qui s&#8217;est garé juste en face de leur trottoir pour débarquer &#8230; des touristes.</p>
<p align="JUSTIFY">
<div id="attachment_166" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-166" title="Usage non conventionnel des trottoirs" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/03/endroit-incongru-pour-une-sieste-300x225.jpg" alt="Usage non conventionnel des trottoirs" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Usage non conventionnel des trottoirs</p></div>
<p align="JUSTIFY">Revenons à l&#8217;oncle Ho. Juste après être passé dans le frigo le plus populaire du Vietnam, petite ballade bien tracée autour de l&#8217;ancien palais présidentiel, de l&#8217;ancienne maison sur pilotis de l&#8217;ancien président, du musée officiel de l&#8217;oncle Ho &#8230; bref, vous l&#8217;avez compris, une zone entière dédié au ré unificateur du pays. Il y avait de tout en nationalités: européens, asiatiques, américains &#8230; Que des groupes, des personnes âgées pour la plupart, mais bon. Moi je déambulais aisément entre eux et me demandais vraiment ce que je faisais ici. J&#8217;y suis donc resté une petite heure, sans plus. Je suis repassé au check point retirer mon sac à dos.</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">Deuxième site que je me suis empressé d&#8217;aller visiter: le Temple de la Littérature. C&#8217;est un grand complexe, à la chinoise, comprenant plusieurs cours et jardins. Ils sont parsemés de tortues portant des stèles avec les noms de plusieurs lettrés. Le site a un certain charme, mais il est calé en pleine ville et il aurait mérité plus de calme environnant. En effet, on entend plus les scooters que les oiseaux ou autres animaux propices pour un tel lieu. Comme prévu dans le Lonely, c&#8217;est un vrai marché pour touristes. Au fond, tout au fond, des femmes en habits montagnards font des performances ; rien de bien émouvant. Idem, je ne reste pas trop longtemps, il manque quelque chose à  ce lieu, dommage.</p>
<p align="JUSTIFY">
<div id="attachment_167" class="wp-caption aligncenter" style="width: 235px"><img class="size-medium wp-image-167" title="La tortue, symbole de longévité" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/03/la-tortue-symbole-de-longevite-225x300.jpg" alt="La tortue, symbole de longévité" width="225" height="300" /><p class="wp-caption-text">La tortue, symbole de longévité</p></div>
<p align="JUSTIFY">En sortant je me pose un peu, je croise tout un groupe d&#8217;écolier (collège) qui me gratifie pour la plupart d&#8217;un HELLO vraiment chaleureux, l&#8217;un deux tente de parler quelques phrases et aussitôt une nuée de gamins s&#8217;approche de moi. Au bout de trente secondes ils sont rappelés à l&#8217;ordre et rentre dans le pas, mais repartent heureux et satisfait d&#8217;avoir parler à un « french boy » !</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">Petite halte dans un restaurant KOTO (KEEP ONE TEACH ONE), le principe est d&#8217;aider les enfants des rues en mangeant chez eux. Restaurant vraiment occidentalisé, un peu de calme disons. Je prends une portion de frite qui est vraiment bonne. Aussitôt digérée, je repars en marchant sur le chemin des ambassades, toute une zone de la ville où se concentrent les différents corps diplomatiques. Je passe devant l&#8217;Inde et bien sur la France. A l&#8217;heure où j&#8217;y suis, c&#8217;est fermé, je me promets de repasser pour rencontrer quelqu&#8217;un peut être intéressé par mon projet.</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">Pour attendre, je me laisse tenter par une soupe dans la rue. Depuis hier je ne cesse de croiser des gens mangeant sur de petits tabourets &#8230; intriguant. J&#8217;ai en face de moi deux employés d&#8217;une société US avec qui j&#8217;échange quelques mots mais rien de plus. Je sens la fatigue ça fait longtemps que je suis réveillé et que je marche mine de rien ! Après ce court déjeuner, je pousse ma balade vers le lac, puis vers l&#8217;opéra. Les distances sont importantes et les rues insipides. Je préfère reprendre un xe om et rentrer pour checker mes mails à l&#8217;hôtel ; et me reposer un peu&#8230; Ma sieste durera plusieurs heures ! Je me lève à 19h, sentant que ma journée est bel et bien finie. Je sais que j&#8217;en avais besoin alors je ne me reproche rien.</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">Vers 20h je sors, je vais dans un restaurant conseillé par le guide. Je me prends un plat de riz avec du poulet pour changer de la soupe. Le staff est une équipe d&#8217;enfant de 15 ans. L&#8217;endroit est cool car tous les touristes sont à l&#8217;étage, moi je suis seul en bas, échangeant quelques sourires avec ces enfants, rompus à l&#8217;exercice du fameux : « hello » et que sais-je encore !</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">La nuit change la physionomie de la rue. Les rues ne sont pas toutes pourvues d&#8217;éclairage public. C&#8217;est assez surréaliste de voir, dans une certaine pénombre des gens manger, discuter, nettoyer, alors qu&#8217;à deux mètres, une agence de voyage ayant pignon sur rue, a tout l&#8217;éclairage nécessaire. En journée j&#8217;ai pu voir ce même contraste: deux boutiques attenantes, l&#8217;une pour personnes aisées, et l&#8217;autre proposant des paquets de chips ou bien un ferrailleur ! Contraste saisissant.</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">En allant au restaurant, je suis tombé à un carrefour, avec un groupe d&#8217;américains, ayant envahi une petite boutique. C&#8217;était vraiment anormale de voir cette scène. Les rues ne sont pas comme ça ici. Certes il y a des groupes, mais j&#8217;ai l&#8217;impression que les touristes veulent reproduire leur mode de vie ailleurs ! Pourtant, je l&#8217;ai dit, bon nombres d&#8217;autochtones ne parlent pas anglais &#8230; Personnellement, cette vision du touriste m&#8217;a vraiment gêné, parce que j&#8217;ai peur d&#8217;y être inclus, sans que je le veuille, rien qu&#8217;à me voir habillé par exemple. Bien sur, il ne faut pas oublier que je suis dans la capitale, et que ce type de touriste, je ne les verrai pas vraiment partout, je l&#8217;espère en tout cas.</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">J&#8217;ai l&#8217;impression que les locaux n&#8217;ont pas vraiment besoin de « nous ». J&#8217;entends par là que leur vie est rythmée par autre chose que le tourisme, ça se sent. Beaucoup moins d&#8217;agressions, de sollicitations, de rabatteurs, que d&#8217;en d&#8217;autres pays que j&#8217;ai pu visiter.</p>
<p align="JUSTIFY">Pour revenir aux groupes, j&#8217;ai du prendre une décision ce soir, malgré mon envie. J&#8217;avais prévu d&#8217;aller visiter la pagode des parfums, à 60km au sud de Hanoi, mais pour cela, il faudrait que je paye un circuit, m&#8217;obligeant à aller me greffer à un groupe de touristes que je ne connais même pas ! La journée coute 17 à 20 $US, tout compris (selon eux), et monopolise toute la journée. Inutile de refaire le calvaire d&#8217;Assouan en Egypte. C&#8217;est surement beau mais je n&#8217;ai pas envie d&#8217;être transporté comme un mouton, au milieu d&#8217;autres moutons &#8230; je souffrirai déjà assez à Halong.</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">Je tente de joindre ma belle, mais avec le décalage, c&#8217;est très difficile, de plus mon téléphone ne veut pas me connecter avec elle &#8230; dur !</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">Demain j&#8217;irai faire la suite de la visite de la ville avec la pagode et le théâtre des marionnettes sur l&#8217;eau. J&#8217;ai hâte de rouler après demain. Les vrais vacances vont commencer, là pour l&#8217;instant, ce n&#8217;est pas moi !</p>
</blockquote>
<p align="JUSTIFY">par Goyan</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/03/18/hanoi-2e-jour/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Hanoï, Vietnam</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/03/17/hanoi-vietnam/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/03/17/hanoi-vietnam/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 18:41:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Etienne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte]]></category>
		<category><![CDATA[Hanoï]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=140</guid>
		<description><![CDATA[Je suis à mon hôtel, le City Gate Hotel, la nuit coute 15 $US. J'ai déjà commencé le marchandage car elle en coutait 18. Ma première journée au Vietnam ne fut pas très intéressante.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p align="JUSTIFY">Je suis à mon hôtel, le <em>City Gate Hotel</em>, la nuit coute 15 $US. J&#8217;ai déjà commencé le marchandage car elle en coutait 18. Ma première journée au Vietnam ne fut pas très intéressante.</p>
<p align="JUSTIFY">Après avoir passé quasiment toute une journée dans des avions et tout ce que cela amène comme désagrément (bon je ne vais pas commencer à me plaindre, car c&#8217;est vrai que je suis en vacances), j&#8217;ai pris la sage décision de prendre un taxi pour m&#8217;amener au centre de la capitale. En effet, plus d&#8217;une trentaine de kilomètres m&#8217;en séparait. Premier souci donc, lorsque je me dirige à la machine ATM pour devenir millionnaire (ici 2 000 000 de dong est environ équivalent à 100 euros), le serveur me dit que ma banque refuse &#8230; ça commence bien donc. <span id="more-140"></span>Je ne panique pas et en teste deux de plus, de vrais machines à sous, elles sont toutes alignées ; puis la délivrance arrive sous forme de billets de 500 000 D. La danse classique des rabatteurs m&#8217;incite à demander, comme conseillé dans mon guide <em>Lonely Planet</em>, un taxi de la compagnie AIRPORT TAXI, qui ne pratique pas de tarifs surtaxés et ne te trimbale pas deux heures durant dans la ville inutilement. La course est fixée à 250 000 D. Je monte à l&#8217;avant, pas de ceinture de sécurité, mon chauffeur s&#8217;appelle Lam et c&#8217;est tout ce que je saurais de lui car il ne parle pas plus anglais que je parle le vietnamien, ambiance &#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Sur le parcours qui nous mène à la ville, j&#8217;observe. La périphérie d&#8217;Hanoï est baigné d&#8217;un temps maussade et grisâtre qui me rappelle quelques villes au Maroc. La route qui nous emmène est une deux voie. La voie de gauche est pour les voitures, qui roulent environ à 50 km/h, celle de droite est pour les scooters. Les rares vélos ont une voie tout à droite séparée. Le bitume est pas mal, pas trop de souci apparent. Ça présage que du bon. On met donc une bonne heure pour faire la jonction. Mon chauffeur honnête m&#8217;emmène au bon endroit. Vu que je suis seul maintenant, plus de partenaire pour faire attendre l&#8217;autre avec les bagages,  je le fais attendre et vais m&#8217;enquérir de savoir s&#8217;il y a toujours des chambres, faudrait pas qu&#8217;il me laisse avec mes bagages en pleine rue. Il m&#8217;attend et je reviens deux minutes après avec quelqu&#8217;un de l&#8217;hôtel afin de prendre mes affaires.</p>
<p align="JUSTIFY">La chambre sent la moiteur, mais je ne fais pas le difficile. Premier contact avec un américain d&#8217;une quarantaine d&#8217;année. Cela fait neuf mois qu&#8217;il voyage avec sa femme, incroyable, on parle un bon quart d&#8217;heure puis je monte poser mes affaires. Je vide un peu et fais le tri, puis je m&#8217;engage dans la ville. Je marche en direction d&#8217;un restaurant, apparemment pas trop loin. Premiers contacts avec la rue, des petites boutiques, avec tout et rien, des gens qui mangent à même la rue sur des tout petits tabourets. Beaucoup de bruit en fait, car ils klaxonnent pour rien, mais la circulation n&#8217;est pas dangereuse, il faut juste être prévoyant. Il y a des fils électriques partout. De la poussière, mais la route semble bonne partout.</p>
<p align="JUSTIFY">
<div id="attachment_146" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-146 " title="Chambre d'hôtel" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/03/chambre_hotel-300x225.jpg" alt="Chambre d'hôtel" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">La chambre d&#39;hôtel</p></div>
<p align="JUSTIFY">En fait, mon hôtel est situé au nord d&#8217;Hanoï, dans la vieille ville, délimitée par une ancienne enceinte. Je suis à un bon quart d&#8217;heure à pied du vrai centre, mais pas trop loin non plus. Mon plan était de tenter de manger, puis d&#8217;aller me balader un peu. J&#8217;ai marché une bonne heure, au lieu de la demi heure de prévue, sans plan, sauf le tout petit du Lonely et stupeur, je me suis aperçu que j&#8217;étais à l&#8217;ouest de l&#8217;endroit voulu, et non pas au sud. Ce qui fait qu&#8217;à chaque carrefour je regardais des panneaux de rues qui ne correspondaient pas du tout avec l&#8217;endroit que je regardais sur le plan.</p>
<p align="JUSTIFY">La rue ici est composé de plein de personnes différente. Il y a celles qui tiennent leur boutique, celles qui transportent leurs boutiques (les fameuses femmes au chapeau conique, qui au bout d&#8217;une hanse pendue sur l&#8217;épaule, ont deux plateaux bien lourds), les transporteurs, en moto, cyclo ou taxi, qui guettent le moindre touriste typique, qui n&#8217;arrive pas à  se fondre dans la masse : moi ! (sac à dos, short, basket, un vrai cliché, d&#8217;ailleurs je me vois à quelques coins de rues, mais non ce n&#8217;est pas moi mais d&#8217;autres, nous sommes plusieurs !).</p>
<p align="JUSTIFY">
<div id="attachment_143" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-143 " title="Repas dans la rue" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/03/repas_rue-300x225.jpg" alt="Repas-dans-la-rue" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Scène quotidienne</p></div>
<p align="JUSTIFY">J&#8217;ai vraiment eu l&#8217;impression d&#8217;être tout ce que je ne voulais pas. Mais impossible de faire autrement pour l&#8217;instant. J&#8217;en ai croisé plein, en groupe ou en couple &#8230; Comptez sur moi pour que dès ma première étape, je me transforme en touriste-sportif et non en touriste passif ! <img src='http://blog.pucroller.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p align="JUSTIFY">Je n&#8217;ai rien vu d&#8217;Hanoï en fait, après avoir avalé un PHO à 30 000 D, je suis allé sur le net, dans un cyber couvert pas les cris beuglants de gamins qui se tapaient dessus sur des jeux en réseau &#8230; Une des premières sensations que j&#8217;ai eu, c&#8217;est que les locaux ne se soucient vraiment pas de moi ! Une chance me direz-vous &#8230; Je sais bien que ce n&#8217;est que le début et surtout que les villes et les campagnes sont différentes, mais pour l&#8217;instant, je trouve que cela se passe plutôt bien. J&#8217;ai basculé d&#8217;un continent à un autre, et je trouve qu&#8217;une ville reste une ville, une route reste une route et surtout  qu&#8217;il n&#8217;y a aucune crainte à avoir.</p>
<div id="attachment_147" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-147  " title="ERNI: Engin Roulant Non Identifié" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/03/drole_de_velo-300x225.jpg" alt="Vélo légèrement surchargé ..." width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">ERNI: Engin Roulant Non Identifié</p></div>
<p align="JUSTIFY">Avoir m&#8217;être fait réduire les tympans en bouillis pendant une heure, je m&#8217;acquitte de 3500 D pour trois quart d&#8217;heure de surf (!) et je rentre à l&#8217;hôtel dans l&#8217;espoir de prendre une carte. Je voulais me balader en ville pour pouvoir lutter contre la fatigue, puis ensuite, rentrer tôt. Mon premier passage dans ma chambre me fut fatale, je me suis affalé sur mon lit, puis plus rien. Je me suis laissé porter par la fatigue du vol, presque une nuit blanche et un décalage total ! J&#8217;ai dormi donc de 15h à 5h30 du matin, réveillé par ma douce qui, au téléphone s&#8217;inquiétait de mon silence.</p>
<p align="JUSTIFY">Maintenant je suis vraiment bien réveillé et prêt à affronter l&#8217;Asie !</p>
<p align="JUSTIFY">Pour l&#8217;instant, l&#8217;hôtel dort. Première bonne nouvelle aussi, je ne suis pas malade. Je continuerai à être vigilant <em>of course</em>, mais le PHO d&#8217;hier ne m&#8217;a pas abonné au WC (bien que j&#8217;ai bu le bouillon !).</p>
<p align="JUSTIFY">Aujourd&#8217;hui je vais visiter la ville et aussi m&#8217;acclimater avec ce qu&#8217;il me reste à découvrir.</p>
<p align="JUSTIFY">Mes affaires ne sont toujours pas déballées, je le ferai ce soir je pense. Il faut aussi que je trouve une prise universelle (car ici ce n&#8217;est pas compatible) et une boussole. Je suis en wifi dans ma chambre, connecté au réseau loveyou (faut le faire quand même). Les trois jours de repos ne seront pas de trop je pense.</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">Pendant que vous dormez, moi je vais me balader et visiter l&#8217;Asie.</p>
</blockquote>
<p align="JUSTIFY">par Goyan</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/03/17/hanoi-vietnam/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Vol Paris – Bangkok</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/03/17/vol-paris-%e2%80%93-bangkok/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/03/17/vol-paris-%e2%80%93-bangkok/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 13:43:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Etienne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Préparation]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[avion]]></category>
		<category><![CDATA[départ]]></category>
		<category><![CDATA[état d'esprit]]></category>
		<category><![CDATA[Roller]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=131</guid>
		<description><![CDATA[La première étape du voyage est en courte. Il va me falloir près de onze heures de vol pour rejoindre la capitale Thaïlandaise. Après un court stop, un autre vol m'attend afin d'atteindre Ha Noï. Une fois arrivé là bas, je vais prendre un taxi pour m'emmener directement en centre ville, à l'hôtel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p align="justify">La première étape du voyage est en court. Il va me falloir près de onze heures de vol pour rejoindre la capitale Thaïlandaise. Après un court stop, un autre vol m&#8217;attend afin d&#8217;atteindre Ha Noï. Une fois arrivé là bas, je vais prendre un taxi pour m&#8217;emmener directement en centre ville, à l&#8217;hôtel. J&#8217;ai fait un calcul rapide ; si j&#8217;arrive vers neuf heure et demi, le temps de sortir de l&#8217;aéroport, il sera facile dix heure et demi (une heure environ), il me faudra remonter le skate drive, encore une bonne heure dans un milieu hostile, l&#8217;aéroport. Enfin, il me faudrait compter sur deux bonnes heures pour rejoindre la ville en patin. Autant dire qu&#8217;il est préférable de jouer la sécurité, d&#8217;autant que le décalage horaire n&#8217;est pas favorable.</p>
<p align="justify"><span id="more-131"></span>Cette semaine précédent mon départ fut très animée. J&#8217;ai travaillé sept jours d&#8217;affiliés, avec cinq fermetures (je commence à 5h de l&#8217;après midi pour finir à minuit et demi environ). Je me levais vers dix – onze heure pour faire toutes mes démarches et tous mes achats afin de ne rien faire à la dernière minute. Je pense que je me suis vraiment bien organisé cette année, car entre le FONGECIF, la Bourse Paris Jeune Aventure de la Mairie de Paris, mon travail, mes « entrainements », et un peu de repos, le planning était vraiment surchargé. Ce qui prouve bien qu&#8217;une telle entreprise ne se prévoit pas du jour au lendemain, car il y a vraiment beaucoup à penser, à étudier, à planifier, à préparer &#8230; Ce matin, au petit déjeuner, avec Elsa, je me faisais la réflexion que j&#8217;étais dans une phase (mentalement) de pré-compétition. Il faut que le sac soit prêt, le corps reposé, l&#8217;organisation quasi-parfaite, … Ne rien oublier est primordiale, autant en compétition que lors d&#8217;un tel raid !</p>
<p align="justify">Malgré toutes les précautions prises, je ne sais pas vraiment dans quoi je m&#8217;aventure. Je veux dire par là que je ne sais, ou plutôt ne connait pas encore, les odeurs caractéristiques du Vietnam, de l&#8217;Asie, je ne connais pas les us et coutumes, ni la langue ; malgré une préparation optimale, c&#8217;est l&#8217;aventure qui m&#8217;attends pour ces prochains jours, avec un grand « A ».</p>
<p align="justify">Serait-ce l&#8217;âge ou l&#8217;expérience, je me sens vraiment serein par rapport à mon défi ; mais aussi par rapport à l&#8217;expérience que je m&#8217;apprête à vivre là-bas.</p>
<p align="justify">Pour moi, ce voyage est l&#8217;aboutissement d&#8217;une longue série de réflexions par rapport à ma personne, ma place dans la société, la manière dont je vois la vie, mes expériences sportives et culturelles. J&#8217;ai vraiment l&#8217;impression que si je n&#8217;avais pas voyagé durant ces dix dernières années, je n&#8217;aurais pas pu prétendre à m&#8217;envoler ainsi, loin de chez moi, de cette façon.</p>
<p align="justify">Parcourir le globe, par ses propres moyens est quelque chose de fabuleux, où l&#8217;on prouve que l&#8217;on peut être indépendant par rapport à une certaine idée d&#8217;un tourisme de masse. Une de mes principales philosophie de vie, c&#8217;est de mériter ce que l&#8217;on souhaite voir ou découvrir. Cette notion du mérite est valable pour tous les jours, pas simplement lorsque l&#8217;on voyage à l&#8217;étranger, chez des « étrangers », ce qui finalement nous rend nous même étranger. Mais elle s&#8217;applique dès lors que l&#8217;on tente de sortir d&#8217;un quotidien, d&#8217;une bulle, que nous créons pour avoir du confort.</p>
<p align="justify">Rien n&#8217;est acquis dit-on, pourtant, la non remise en question de notre place, en société, ne nous permet  pas réfléchir sur nous même, de comprendre les autres et leurs différences. Être voyageur, c&#8217;est accepter <em>de facto</em> la différence fondamentale qu&#8217;il y a entre les êtres humains. L&#8217;accepter, c&#8217;est aussi la vouloir. De nos jours, le tourisme est tellement diversifié, que tous le monde peut aspirer à SA notion du voyage, selon ses moyens, ses motivations, ses buts, ses envies &#8230; Ça peut être une de ses forces, mais aussi une faiblesse relative. Par exemple, pour en avoir discuté longuement avec mes compagnons de voyages, Jamal et Mustapha, la notion de voyage en groupe, structuré telle une petite « armée », ne peut pas coïncider avec les notions d&#8217;un voyageur quasi individuel, celui du moins qui ne fais pas appel à de telles structures. Eh bien c&#8217;est là que ma vision du tourisme, du voyage, de la découverte, s&#8217;écarte et ne rejoint pas les voyageurs participant au tourisme dit de masse. Plus qu&#8217;une critique, c&#8217;est plutôt un parti pris que j&#8217;essaye de développer, car, l&#8217;utopie est de penser qu&#8217;il n&#8217;existe que SON mode de pensée, de déplacement, de raisonnement ; mais l&#8217;homme n&#8217;a-t&#8217;il pas démontré qu&#8217;il vit pour et à travers les différences ?</p>
<p align="justify">A bord de ce vol, je suis surement un des rares à voyager seul, un des seuls de ma tranche d&#8217;âge (j&#8217;ai 30 ans) et un des seuls à penser vouloir dormir dans des hôtels à 5$ la nuit &#8230;</p>
<p align="justify">La banalisation de notre quotidien est vraiment étonnante. Tenez, nous sommes en train d&#8217;effectuer un vol long de onze heures. Nous réalisons une réelle prouesse technologique, puisque nos aînés voyageurs, pas plus tard qu&#8217;il y a un siècle et demi, mettaient environ deux mois pour rejoindre l&#8217;Indochine en bateau. Deux mois et demi, une éternité par rapport aux nombres d&#8217;heures de vol que nous effectuons. Il faudrait revenir à des notions plus humaines, plus stables, plus compréhensives, afin de ne pas sombrer dans une folie relative. Comment le corps humain, élaboré avec tant de complexité, peut-il encaisser des décalages horaires si important ? Il a besoin, tous le monde peut le concéder, de se « re-caler », de se reposer afin de ne pas être perturbé. Le type de voyage que je propose permet d&#8217;être un peu plus calé avec l&#8217;humain qui sommeil en nous depuis la nuit des temps.</p>
<p align="justify">Il y a donc plusieurs notions fondamentales, lors de la conception et l&#8217;élaboration de mes projets :</p>
<p style="text-align: center;"><strong>CULTURE- SPORT- HUMANISME – HUMILITE</strong>.</p>
<p align="justify">Mon mode de déplacement étant basé sur le sport, j&#8217;emmène mon corps et mon esprit sur des lieux de connaissances, de cultures, de partage avec les autochtones, cela me permet de créer une relation, des discussions humaines, ayant pour vocation le partage et la découverte de l&#8217;autre (bonne ou mauvaise, mais découverte tout de même). Pour ne pas négliger ces découverts, il faut savoir être humble, tendre l&#8217;oreille, regarder, observer, discuter, communiquer, &#8230; afin de créer des relations multi-culturelles, même d&#8217;une heure, mais qui peut marquer toute une vie.</p>
<p align="justify">Il y a donc plusieurs axes de travail qui m&#8217;attend à travers ce projet, ce défi :</p>
<ol>
<li>le sport,</li>
<li>le voyage proprement dit,</li>
<li>la culture et les arts,</li>
<li>l&#8217;écologie, le tourisme responsable.</li>
</ol>
<h4>1° Le sport, le roller de vitesse et de randonnée :</h4>
<p align="justify">22 étapes, 2800 km. Le pari fou que je me suis lancé est de prouver que se déplacer en roller est tout aussi plausible que de le faire en vélo. Le matériel actuel, permet une meilleure appréhension de la route, par rapport à la période où nous étions en 84mm. Les roues de 100mm offrent une meilleure assise sur la route, un meilleur confort de glisse et d&#8217;économie d&#8217;énergie. J&#8217;ai emmené un jeu de MPC STORM, afin de pouvoir pratiquer sous la pluie. Les compétitions se déroulant sous des conditions parfois dantesques (RENNES 2007), il faut, malgré la pluie, le vent et la chaleur, que je sois capable d&#8217;aller de ville en ville chaque jour. Pas question de sauter dans un bus à la moindre averse, il faudra aller au bout de mes convictions. Certaines étapes sont très longues, c&#8217;est justement pour prouver que nous n&#8217;avons rien à envier aux cyclistes, car nous aussi, nous sommes capables d&#8217;aligner des kilomètres. Je suis équipé d&#8217;un skate drive qui, le pauvre, va m&#8217;aider à supporter le poids de mes bagages. Cet appareil est équipé d&#8217;un système de frein qui me permettra de rouler en toute sécurité lors des étapes de moyenne montagne. Que cela soit ramené à une compétition de 42km, une randonnée de longue distance, ou bien d&#8217;un long raid, les efforts et les préparations seront identiques, seuls les lieux changeront.</p>
<p align="justify"><em>(La nuit tombe alors qu&#8217;il n&#8217;est que dix-sept heure à ma montre, les lumières sont éteintes et la plupart des voyageurs, tentent de s&#8217;adapter aux fuseau horaires, c&#8217;est assez surréaliste).</em></p>
<h4>2° La notion de voyage:</h4>
<p align="justify">Henri de Mouhot, Pierre Loti, voici quelques exemples, qui au temps de « l&#8217;empire Français » faisait rêver le monde entier avec leurs écrits, leurs descriptions, leurs carnets de route. Je ne prétends pas, loin de là, à avoir leurs qualités d&#8217;écrivain, je me sens juste proche d&#8217;eux, car ils ont voyagé d&#8217;une manière un peu plus particulière, certes ils étaient mandatés par l&#8217;empereur pour effectuer des relevés et tenter des expéditions, mais ils le faisaient dans un environnement hostile, sauvage et non aseptisé comme nous pouvons le voir maintenant. Pour celles et ceux qui me liront et pour qui le voyage sportif ne fera pas réagir, ils auront de quoi se consoler en lisant mes lignes, simples mais vraies, sur mes journées passées à rencontrer et découvrir des cultures et des civilisations si éloignées. Pas besoin d&#8217;être érudit pour suivre, simplement être curieux et avoir envie de découvrir ce que l&#8217;on connait pas.</p>
<h4>3° La culture et les arts :</h4>
<p align="justify">Que sait-on de la culture Indochinoise ? La ramener et la simplifier aux temples d&#8217;Angkor serait une telle gageure, voir une telle « insulte » à ces cultures et traditions, que l&#8217;on passerai pour un inculte, à côté de toutes ces merveilles que ces pays donnent à visiter et à contempler. Le plus extraordinaire, c&#8217;est que malgré une bonne préparation littéraire, je ne sais absolument pas à quoi m&#8217;en tenir, lorsque je lis qu&#8217;Angkor par exemple couvre une superficie de près de 15km2, qu&#8217;un Bouddha couché à Bangkok fait près de 45 mètres de long &#8230; Tout cela, il faut le voir pour le comprendre, pour l&#8217;appréhender, pour l&#8217;évaluer, le ressentir &#8230; C&#8217;est bien là l&#8217;exemple, que tout ne peux nous être donné  d&#8217;une manière gratuite et facile. Il faut voyager et mériter ce que l&#8217;on va découvrir et rechercher. Spirituellement aussi, c&#8217;est un voyage qui sera fort car emprunt de bouddhisme et d&#8217;hindouisme, mode de pensée assez peu courant en France, en tous cas à Paris (ce n&#8217;est pas parce que j&#8217;ai grandi dans un quartier asiatique que je peux prétendre en connaître les us et coutumes). Il ne suffit pas de se balader au musée Guimet pour comprendre une civilisation ou bien être familier d&#8217;un peuple ou d&#8217;un pays. Cette notion là va donc être passionnante.</p>
<p align="justify">
<h4>4° Le tourisme responsable :</h4>
<p align="justify">Être proche des locaux, ne pas s&#8217;estimer en terrain conquis, être humble, faire des efforts d&#8217;adaptation tant au niveau de la langue que des coutumes locales,  ne pas vouloir donner des leçons, dès lors que l&#8217;on se trouve en position d&#8217; « étranger » ; c&#8217;est cela, à mon sens un tourisme responsable.</p>
<p align="justify">Bien sûr au niveau écologique il y a tant à faire, à dire, à faire appliquer par nous autres, hordes de touristes conquérants. Mais cela, ce n&#8217;est pas seulement lors d&#8217;un voyage qu&#8217;il faudrait l&#8217;inculquer, c&#8217;est au quotidien qu&#8217;il faut avoir les bonnes attitudes, les bons gestes, les bonnes pensées (c&#8217;est semble-t&#8217;il plus dur à faire qu&#8217;à dire &#8230;). Que penser de ces touristes, qui lors d&#8217;un voyage en groupe par exemple, sur un site archéologique (qu&#8217;importe lequel), se permettent de toucher des éléments architecturaux, vieux de plusieurs centaines d&#8217;années, pour « toucher » justement, pour montrer qu&#8217;ils ont « participé » à cet ensemble monumental, puisqu&#8217;ils se le sont approprié avec leurs mains, et qui, une fois rentrés à la maison, ne peuvent que se vanter auprès de leurs proches, d&#8217;avoir apposé une main, sur un élément qui craint, plus que la corrosion naturelle, l&#8217;espèce humaines ? C&#8217;est sur que nos beaux musées ont de belles inscriptions précisant aux spectateurs de le rester en arrière et de ne pas participer à l&#8217;œuvre d&#8217;art ou bien au complexe. C&#8217;est sûr pourtant que dans ces pays « étrangers » à nos notions de conservation, les responsables locaux ne doivent pas vraiment être sensibles à tout cela, alors pourquoi faire un effort, lorsque nous visiterions un site, de notre choix, qui plus est en pleine campagne avec personne autour de nous pour nous surveiller ? Autant se faire plaisir donc. Quid de ces touristes qui, malgré les rappels incessants des lieux visités, n&#8217;hésitent pas à utiliser le flash de leurs appareils photographique ? C&#8217;est vraiment pénible de les voir, à la chaîne, s&#8217;employer à être plus intelligent que le voisin et surtout à enfreindre des règles, qu&#8217;ils n&#8217;auraient même pas eu idée de transgresser chez eux.</p>
<p align="justify">A travers ces deux réflexions, le touriste qui n&#8217;a pas conscience d&#8217;être sur un site de 4000 ans d&#8217;existence en touchant une colonne d&#8217;un ancien temple pharaonique (Égypte) ou bien celui qui se permet de prendre avec flash des photographies d&#8217;endroits abritant des peintures vieilles et fragiles, nous pouvons définir ce que peut être une partie d&#8217;un tourisme responsable.</p>
<p align="justify">Bien sur, il en existe plein d&#8217;autre, mais ceux-là sont assez symptomatique de ces actes qui nuisent à la conservation des biens.</p>
<hr />
<p align="justify">Près d&#8217;une heure et demi que j&#8217;écris. Toute la cabine est dans le noir, seul les écrans de télés animent ce lieu assagi. Il fait nuit dehors. Il est cinq heure et demi, nous devons sûrement être au dessus de la Turquie ou plus loin, ou plus près. Malgré mes réticences, je suis bien content d&#8217;avoir emmené le mini PC, qui me permettra de communiquer mes pensées plus aisément. Pourtant je n&#8217;abandonnerai pas le petit carnet traditionnel, celui-ci sera surement dédié à Elsa !</p>
<p align="justify">J&#8217;ai conscience que ce billet est très long, mais j&#8217;avais vraiment envie de poser mes idées, mes réflexions. Maintenant que je suis en vacances, que j&#8217;ai le temps (contrairement à ceux qui me liront), je vais écrire pour ne pas oublier.</p>
<p align="justify">Je vais tenter de dormir un peu.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_155" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-155" title="Couché de soleil depuis l'avion" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/03/couche_soleil_avion-300x225.jpg" alt="&lt;i&gt;Couché de soleil depuis l'avion&lt;/i&gt;" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Couché de soleil depuis l&#39;avion</p></div></blockquote>
<p>par Goyan</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/03/17/vol-paris-%e2%80%93-bangkok/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quelques nouveauté pour le blog</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/03/15/quelques-nouveaute-pour-le-blog/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/03/15/quelques-nouveaute-pour-le-blog/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 14:49:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>arofarn</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Blog]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=102</guid>
		<description><![CDATA[Alors que le périple à travers l&#8217;ancienne Indochine commence aujourd&#8217;hui, quelques nouveauté de dernière minutes font leur apparition sur le blog: La galerie photo est prête à recevoir les clichés d&#8217;Asie. Pour l&#8217;instant, il n&#8217;y a rien dedans (normal notre globe-skater n&#8217;a pas encore atterri) donc pas de lien à proposer et il faudra repasser [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le périple à travers l&#8217;ancienne Indochine commence aujourd&#8217;hui, quelques nouveauté de dernière minutes font leur apparition sur le blog:</p>
<ul>
<li> La galerie photo est prête à recevoir les clichés d&#8217;Asie. Pour l&#8217;instant, il n&#8217;y a rien dedans (normal notre globe-skater n&#8217;a pas encore atterri) donc pas de lien à proposer et il faudra repasser un peu plus tard;</li>
<li> Il n&#8217;y a plus besoin de s&#8217;inscrire pour laisser des messages est des commentaires sous les billets. (Ça ne veut pas dire pour autant qu&#8217;il n&#8217;y aura pas de modération en cas de dérive).</li>
</ul>
<p>Il reste à souhaiter un bon courage et un bon voyage à Goyan!</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/03/15/quelques-nouveaute-pour-le-blog/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>11</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La veille du départ</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/03/14/la-veille-du-depart/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/03/14/la-veille-du-depart/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2009 16:07:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>arofarn</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Blog]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=98</guid>
		<description><![CDATA[Voilà qu&#8217;on arrive à la veille du départ de Goyan et c&#8217;est donc avec un peu de retard que je mets en ligne quelques pages qu&#8217;il m&#8217;avait envoyé dans la semaine. On retrouve la présentation de notre aventurier et de son projet ainsi que sa feuille de route (les cartes correspondantes devrait être mise en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà qu&#8217;on arrive à la veille du départ de Goyan et c&#8217;est donc avec un peu de retard que je mets en ligne quelques pages qu&#8217;il m&#8217;avait envoyé dans la semaine.</p>
<p>On retrouve la présentation de <a title="Profil de Goyan Romano" href="http://blog.pucroller.com/goyan-profil/">notre aventurier</a> et <a title="Description du projet" href="http://blog.pucroller.com/le-projet/">de son projet</a> ainsi que <a title="Feuille de route" href="http://blog.pucroller.com/feuille-de-route/">sa feuille de route</a> <span style="text-decoration: line-through;">(les cartes correspondantes devrait être mise en ligne bientôt)</span>.</p>
<p>Ces pages resteront accessibles par les liens en haut du blog.</p>
<p>Bonne lecture!</p>
<p><strong>Mise à jour:</strong><a title="Cartographie" href="http://blog.pucroller.com/cartographie/"> les cartes sont en ligne</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/03/14/la-veille-du-depart/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Paris-Melun (50km) le 26 février 2009</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/03/01/paris-melun-50km-le-26-fevrier-2009/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/03/01/paris-melun-50km-le-26-fevrier-2009/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2009 15:13:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>arofarn</dc:creator>
				<category><![CDATA[Préparation]]></category>
		<category><![CDATA[Paris-Melun]]></category>
		<category><![CDATA[Randonnée]]></category>
		<category><![CDATA[Roller]]></category>
		<category><![CDATA[Skate-drive]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=45</guid>
		<description><![CDATA[Je m’en vais donc pour rouler environ 50km.
J’ai rendez-vous à 13h30 à Melun avec Michel le concepteur du Skate Drive pour qu’il me prodigue quelques conseils et m’aide pour la caisse.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Lever à 11h, petit déjeuner rapide mais efficace composé d’un bol de chocolat chaud avec des tartines beurrées + confitures.</p>
<p>Je regarde le temps, il fait environ  10°c, je m’habille en conséquence, veste thermique du club, un tee shirt en dessous et un collant et pantacourt pour le bas. Le temps est sec et vu qu’hier il a fait grand soleil, la route devrait être sèche.</p>
<p>Je m’en vais donc pour rouler environ 50km.</p>
<p>J’ai rendez-vous à 13h30 à Melun avec Michel le concepteur du Skate Drive pour qu’il me prodigue quelques conseils et m’aide pour la caisse.</p>
<p>Il y a 4 ans de cela, nous avions fait une randonnée mythique avec Alain Decayeux, Claude (Président du PUC), Christian T., Nico’ A et moi-même une ballade entre Paris et Melun, qui s’est fini dans la neige !</p>
<p>Pour le début du parcours, je choisi de longer la marne, parcours assez classique mais qui m’évitera bien des embuches en quittant Paris. Les premiers mètres équipés du Skate Drive sont assez … étranges. Il faut s’approprier cette nouvelle machine pour ne pas qu’elle soit un obstacle mais un réel complément, une aide. Je tente diverse position de maintiens : au niveau du bassin, du torse, plus bas que le bassin … C’est aussi l’occasion encore une fois de tester le confort des patins.</p>
<p>Les premiers kilomètres se font sur des routes très peu larges, heureusement pourvu de pistes cyclables à proximités. La position du patineur est là totalement modifiée, ainsi que la foulée, c’est un tout autre type de patinage auquel je vais devoir m’aguerrir.</p>
<p>Le parcours rejaillit aisément malgré les années, je suis aidé d’une carte Michelin mais qui s’arrête vers la forêt de Sénart, donc il me manquera environ 30% du parcours.</p>
<p>J’ai apporté avec moi 3 litres d’eau pour chargé un peu la caisse et pour être « autonome » ; ainsi qu’une tablette de chocolat et des habits de rechange pour mon arrivée à Melun.</p>
<p>Le parcours est aisé jusqu’à la forêt donc, la route est relativement bonne et je n’ai pas eu de souci avec les voitures.</p>
<p>Vers 13h30 je suis à Combs la Ville, donc bien en retard, mais l’enseignement principal de cette ballade est qu’au contraire de la course, je ne vais pas rouler pour battre des records de vitesse, mais pour rallier deux villes. Que je le fasse à 20km/h ou à 25 … cela changera juste l’heure de mon arrivée.</p>
<p>C’est donc avec une bonne heure de retard sur le planning prévu que j’arrive à Melun.</p>
<p>Je rejoins donc Michel qui m’emmène chez lui.</p>
<p>Nous passons l’après midi à parler Skate Drive et surtout à le retoucher. Il me prête une caisse d’une capacité de 60 litres et m’aide à la fixer. Il est convaincu que ce système est bien mieux que les sacoches. Je le crois volontiers.</p>
<p>Je reprend le train à 19h pour rentrer en ½ heure à Paris !</p>
<p>La journée fut positive même si je ne suis pas allé très vite. Le comportement avec l’engin c’est bien passé. J’ai réussi à faire 50km assez facilement. J’ai passé plusieurs types de revêtement, sable, terre, boue, bitume lisse, graton et mes patins et le SD se sont très bien comporté ! Il y a eu une énorme zone de graton juste avant Melun à déconseillé ; j’ai souffert mais moins qu’en moulé je pense.</p>
<p>Il faut signaler aussi et je pense que cela se vérifiera aisément là-bas, que le SD marque les esprits. En effet quasiment toutes les personnes que j’ai croisées se sont retournées sur mon passage. Notamment les enfants, qui restaient ébahis, certains me firent même des coucous, ca faisait chaud au cœur même si ce n’était qu’un simple geste !</p>
<p>Malgré le peu de temps qu’il me reste, je reste confiant car j’arrive à bien m’organiser pour ne pas être à la bourre au dernier moment.</p>
<p>Merci à Michel de m’avoir consacré son après-midi pour m’aider à préparer au mieux le skate drive.</p></blockquote>
<p>par Goyan</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/03/01/paris-melun-50km-le-26-fevrier-2009/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Préparatifs administratifs</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/02/20/preparatifs-administratifs/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/02/20/preparatifs-administratifs/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2009 19:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>arofarn</dc:creator>
				<category><![CDATA[Préparation]]></category>
		<category><![CDATA[Papiers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=24</guid>
		<description><![CDATA[Côté papier, je vais aller retirer mon visa aujourd’hui.....]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Côté papier, je vais aller retirer mon visa aujourd’hui, rue Boileau, dans le 16ème arrondissement de Paris, à l’ambassade du Viet Nam. J’ai pris un visa à entrée simple, pour une durée de 1 mois. Il coûte 60 €. Pour un mois et un jour, il est facturé 90€. Vaut mieux ne pas se tromper lorsque je serais là bas.</p>
<p>Pour le Cambodge, le visa se délivre à la frontière, avec une photo et un billet de 20$US. Bien plus simple.</p>
<p>Encore plus simple, la Thaïlande ne demande pas de visa pour de cours séjour comme le mien.</p>
<p>Le tout accompagné d’un passeport valable encore six mois après les dates de billets d’avion et on est partis.</p>
<p>Beaucoup d’amis me questionnent par rapport à de probables autorisations administratives. Je n’ai pas le sentiment qu’il en faille. Alors c’est sereinement que je m’apprête à rouler sur le bitume asiatique. Il faudra se faire discret tout simplement. Pas de catch, pas d’embrouilles locales. Juste de la glisse, parmi d’autres vélos et autres motos.</p></blockquote>
<p>par Goyan Romano (le mardi 17 février 2009)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/02/20/preparatifs-administratifs/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Préparatifs sportifs</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/02/19/preparatifs-sportifs/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/02/19/preparatifs-sportifs/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 19:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>arofarn</dc:creator>
				<category><![CDATA[Préparation]]></category>
		<category><![CDATA[Roller]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=19</guid>
		<description><![CDATA[Cette fois-ci, impossible d’agencer un véritable calendrier de préparation sportif....]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Cette fois-ci, impossible d’agencer un véritable calendrier de préparation sportif. Depuis mai 2008 et le décès de ma Maman, beaucoup d’événements sont venus chambouler ma vie. En septembre, la brûlure à la voute plantaire et la casse de mes patins de course ont été également très gênants.  De juin à janvier, j’ai du gérer les tracasseries administratives post-décès, rien de rigolo. Enfin en janvier, c’était le mois du déménagement. Rajoutons à cela des mois pleins au niveau du travail et l’on obtient rapidement, un calendrier chargé, impossible de surcharger d’étapes longues et difficiles !Heureusement, depuis plus de deux ans, je m’entraîne quotidiennement, pour préparer les marathons de roller ; et depuis quatre ans je fais des longues randonnées assez souvent avec les amis du PUC. Je compte donc sur ce passif pour pouvoir palier au manque de sérieux que j’ai pu avoir ces derniers mois.</p>
<p>Néanmoins, une fois là-bas, je sais que je serais capable de me donner les moyens physiques de réussir mes étapes. L’expérience une fois de plus parle avant tout. Je sais que le corps humain est capable de se dépasser (190km avec Jamal en Inde) et qu’en se donnant les moyens, on arrive à nos objectifs.</p>
<p>Une notion extrêmement importante du voyage sportif, c’est le mental. Si j’ai pris la peine de mentionner mon parcours de ces six derniers mois, c’est avant tout pour préciser, que j’avais fait l’effort de m’organiser et de m’occuper de choses très importantes avant de partir. Autrement, cela m’aurait handicapé plus qu’autre chose.</p>
<p>Maintenant je peux dire que je peux partir sereinement, je suis dans mon nouvel appartement, un nouveau départ, de nouvelles étapes, une nouvelle vie !</p>
<div id="attachment_31" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-31" title="Fila Nine 100" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/02/fila-nine-100-150x150.jpg" alt="Fila Nine 100" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">Fila Nine 100</p></div>
<p>J’avoue ne pas avoir fait de grande sortie en roller, ni même en vélo. Mais avec l’intensité développée au travail ces derniers temps (c’est la crise, il faut travailler plus, pour en c…er plus !), je ne me sens pas de faire des dizaines de bornes avant, ou après le travail. Au contraire, je préfère me reposer, de rouler épisodiquement, plutôt que de me crever avant le départ. Chacun connait son corps et ses situations, ce qu’il faut c’est ne pas se mentir.</p>
<p>Mes nouveaux patins me conviennent bien. J’ai de très bonnes sensations. Je suis extrêmement confortable dedans, même si j’ai quelques douleurs au niveau de la voute plantaire, mais c’est plus osseux que épidermique ; du surement à un trop grand nombre de jour passé sans avoir le pied dans un patin.</p>
<div id="attachment_32" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-32" title="Skate Drive" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/02/skate-drive-150x150.jpg" alt="Skate Drive à vide" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">Skate Drive à vide</p></div>
<div id="attachment_33" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-33" title="Skate Drive chargé" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/02/skate-drive-charge-150x150.jpg" alt="Skate Drive chargé" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">Skate Drive chargé</p></div>
<p>Le skate drive n’est toujours pas prêt, mais je me donne cette semaine pour le préparer. J’estime être dans les temps encore, mais c’est vraiment juste, je n’ai pas le droit à l’erreur.</p>
<p>Petit à petit, je m’approprie le voyage, les étapes futures. Dans ma tête, j’arrive à matérialiser à peu près ce gros défi. L’étape de Dalat sera la plus dure, mais je sais ce qui m’attend en haut : du bonheur.</p>
<p>Pour le matériel sportif, je compte partir avec un jeu de roues neuves, plus 4 roues de pluies que je mettrai aux extrémités. Des roulements étanches seront les bienvenues aussi.</p></blockquote>
<p>par Goyan Romano</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/02/19/preparatifs-sportifs/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Préparatifs culturels</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/02/18/preparatifs-culturels/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/02/18/preparatifs-culturels/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2009 19:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>arofarn</dc:creator>
				<category><![CDATA[Préparation]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=17</guid>
		<description><![CDATA[Le fil des étapes se déroule constamment en fonction des sites à visiter....]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Le fil des étapes se déroule constamment en fonction des sites à visiter. La liste du patrimoine mondial de l’UNESCO est un guide indispensable, mais il y a bien sûr le contexte géographique qui m’aide à décider de ma route. En suivant un axe nord-sud, les événements se déroulent logiquement à moi. Mais il n’y a pas que les constructions de l’homme qui sont à visiter. De simples villages ou paysages, la rencontre avec les populations locales, sont des multiples représentations culturelles de notre temps.<br />
En Asie du Sud-est, la culture et l’architecture riment avec Bouddhisme et Indouisme. C’est un nouveau vocabulaire que je m’apprête à découvrir, une nouvelle culture, bien loin des dirigeants de Lhassa. Une culture ancestrale, persistante, tenace et vivace qui permet à des voyageurs de revenir émerveiller par tant de beauté.<br />
Pour mieux profiter de cette culture, j’ai opté pour le choix d’arriver par mes propres moyens (roller) sur les sites. Cela rajoute du piment à l’aventure et du goût à la découverte des lieux.</p></blockquote>
<p>par Goyan Romano</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/02/18/preparatifs-culturels/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Etat d&#8217;esprit</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/02/17/etat-desprit/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/02/17/etat-desprit/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2009 21:21:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>arofarn</dc:creator>
				<category><![CDATA[Préparation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/?p=4</guid>
		<description><![CDATA[A un mois du départ, les choses se précisent. Il me reste encore beaucoup d’éléments à préparer et à préciser.

Depuis que l’idée de ce voyage m’est venue, j’ai tout fait pour que les choses s’enchainent logiquement. Chaque voyage, c’est souvent la même histoire. Avant de partir, on s’aperçoit qu’il nous manque encore plein d’affaires à rassembler, plein de démarches à faire. Et c’est la cavalcade.

Je ne pense pas être prêt, comment pourrait-on l’être alors que l’on s’apprête à partir à l’autre bout du monde....]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>A un mois du départ, les choses se précisent. Il me reste encore beaucoup d’éléments à préparer et à préciser.</p>
<p>Depuis que l’idée de ce voyage m’est venue, j’ai tout fait pour que les choses s’enchainent logiquement. Chaque voyage, c’est souvent la même histoire. Avant de partir, on s’aperçoit qu’il nous manque encore plein d’affaires à rassembler, plein de démarches à faire. Et c’est la cavalcade.</p>
<p>Je ne pense pas être prêt, comment pourrait-on l’être alors que l’on s’apprête à partir à l’autre bout du monde. J’estime avoir fait le maximum pour m’organiser et me préparer du mieux que possible.  Les préparatifs pré-voyage font parti de l’aventure. C’est une manière de s’approprier le voyage pour soi, que de vouloir et pouvoir préparer le maximum de choses.</p>
<p>J’ai choisi de partir durant le mois le plus chaud et surtout d’éviter la mousson. Paradoxalement, la période de préparation se fait dans un hiver des plus durs actuellement en France. Dur car il est long et tenace. Dur car les températures ne sont pas idéales et que les maladies contagieuses touchent bon nombre de personnes. J’ai été blessé au pied, brûlure, ce qui m’a occasionné quatre mois sans roller. Pour combler ce manque, j’ai fait du vélo et un peu de running, pour garder la forme.</p>
<p>De savoir et d’apprendre que mes origines sont Vietnamiennes, cela m’a encouragé encore plus à m’investir dans ce projet. Pour moi, l’Asie est une grande inconnue. Nous sommes assaillis de préjugés la concernant. Nous avons de vieux rapport avec elle, mais des rapports bien moins importants que lorsque nous étions colonisateurs ! Comment expliquer ce manque de reconnaissance par rapport à nos vieilles « colonies » ? L’éloignement ?</p>
<p>Pour ma part, j’emploierai un dénominateur commun pour représenter ma vision de l’Asie ;  pour commencer, ce  sera le riz. Cela est réducteur n’est-ce pas ? Mais bien symptomatique de notre étroitesse d’esprit, sur le vieux continent.</p>
<p>Continuons en énumérant les trois pays à visiter.</p>
<p>Pour le Viet Nam ensuite, le premier mot qui me viendrait à l’esprit serait le &laquo;&nbsp;nón bài thơ&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;non là&nbsp;&raquo;, le chapeau conique caractéristique du Viet Nam.</p>
<p>Pour le Cambodge, sans hésiter, cela serait Angkor et ses temples khmers, joyaux architectural.</p>
<p>Enfin pour la Thaïlande, les Apsaras en seraient la représentation.</p>
<p>Bien sur, dès maintenant je serais plus à même de développer plus de dénominateurs par rapport à ces pays, mais ce qui est intéressant, c’est de faire le comparatif avec les sensations éprouvées durant le séjour, et surtout, à mon retour.</p>
<p>Une des premières notions du voyage, c’est l’apprentissage. Apprendre d’autres cultures, d’autres langues, d’autres manières de penser, de voir le monde, de se comporter les uns avec les autres.</p>
<p>Je me sens assez serein par rapport au départ et aux étapes qui vont arrivées. Bien sûr, cela est du au fait que j’ai déjà pas mal voyagé, toujours de mon propre chef et par mes propres moyens. Mais aussi parce que comme je viens de le préciser, j’ai vraiment beaucoup préparé ce voyage.</p>
<p>Le socle de mes voyages (pour ne pas dire vacance) restent constamment les mêmes :</p>
<ul>
<li>CULTURE et SPORT (dépassement de soi).</li>
<li>Aller dans des pays étrangers pour visiter des sites culturels c’est bien. Mais y allé de par ses propres moyens, c’est mieux.</li>
</ul>

<a href='http://blog.pucroller.com/2009/02/17/etat-desprit/apsara-ankgor-1/' title='Apsara à Ankgor'><img width="150" height="150" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/02/apsara-ankgor-1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Apsara à Ankgor" title="Apsara à Ankgor" /></a>
<a href='http://blog.pucroller.com/2009/02/17/etat-desprit/apsara-ankgor-2/' title='Apsara à Ankgor'><img width="150" height="150" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/02/apsara-ankgor-2-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Apsara à Ankgor" title="Apsara à Ankgor" /></a>
<a href='http://blog.pucroller.com/2009/02/17/etat-desprit/chapeau-conique-vietnamien/' title='Chapeau conique vietnamien'><img width="150" height="150" src="http://blog.pucroller.com/wp-content/uploads/2009/02/chapeau-conique-vietnamien-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Chapeau conique vietnamien" title="Chapeau conique vietnamien" /></a>
</blockquote>
<p>par Goyan Romano</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/02/17/etat-desprit/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Et voilà, c&#8217;est parti !</title>
		<link>http://blog.pucroller.com/2009/02/13/encore-un-articles-pour-test/</link>
		<comments>http://blog.pucroller.com/2009/02/13/encore-un-articles-pour-test/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 01:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>arofarn</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Blog]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.pucroller.com/2009/02/13/encore-un-articles-pour-test/</guid>
		<description><![CDATA[Voilà le premier article de Goyan concernant son voyage à venir.
C'est le premier d'une série d'articles qui vient de rédiger pour présenter son projet et ses préparatifs en cours....]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà le premier article de Goyan concernant son voyage à venir.</p>
<p>C&#8217;est le premier d&#8217;une série d&#8217;articles qu&#8217;il vient de rédiger pour présenter son projet et ses préparatifs en cours.</p>
<p>C&#8217;est une phase du voyage qui est très prenante, et il ne lui est pas encore évident de mettre lui-même les messages sur le blog. Du coup, c&#8217;est moi qui m&#8217;y colle temporairement. Tout ça pour dire que Goyan ne se cache pas sous le pseudonyme d&#8217;Arofarn. Je suis seulement là pour lui donner un coup de main pour son blog de voyage.</p>
<p>On devrait être ainsi une petite équipe à retranscrire son journal de voyage sur l&#8217;Internet.</p>
<p>Pour les premiers visiteurs, et je pense notamment aux deux premiers commentateurs, Valery et Nora, j&#8217;ai modifié le billet de test pour ce message et ne pas perdre vos encouragements.</p>
<p>Bonne lecture !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.pucroller.com/2009/02/13/encore-un-articles-pour-test/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

