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17 mar 2009 Vol Paris – Bangkok
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La première étape du voyage est en court. Il va me falloir près de onze heures de vol pour rejoindre la capitale Thaïlandaise. Après un court stop, un autre vol m’attend afin d’atteindre Ha Noï. Une fois arrivé là bas, je vais prendre un taxi pour m’emmener directement en centre ville, à l’hôtel. J’ai fait un calcul rapide ; si j’arrive vers neuf heure et demi, le temps de sortir de l’aéroport, il sera facile dix heure et demi (une heure environ), il me faudra remonter le skate drive, encore une bonne heure dans un milieu hostile, l’aéroport. Enfin, il me faudrait compter sur deux bonnes heures pour rejoindre la ville en patin. Autant dire qu’il est préférable de jouer la sécurité, d’autant que le décalage horaire n’est pas favorable.

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01 mar 2009 Paris-Melun (50km) le 26 février 2009

Lever à 11h, petit déjeuner rapide mais efficace composé d’un bol de chocolat chaud avec des tartines beurrées + confitures.

Je regarde le temps, il fait environ 10°c, je m’habille en conséquence, veste thermique du club, un tee shirt en dessous et un collant et pantacourt pour le bas. Le temps est sec et vu qu’hier il a fait grand soleil, la route devrait être sèche.

Je m’en vais donc pour rouler environ 50km.

J’ai rendez-vous à 13h30 à Melun avec Michel le concepteur du Skate Drive pour qu’il me prodigue quelques conseils et m’aide pour la caisse.

Il y a 4 ans de cela, nous avions fait une randonnée mythique avec Alain Decayeux, Claude (Président du PUC), Christian T., Nico’ A et moi-même une ballade entre Paris et Melun, qui s’est fini dans la neige !

Pour le début du parcours, je choisi de longer la marne, parcours assez classique mais qui m’évitera bien des embuches en quittant Paris. Les premiers mètres équipés du Skate Drive sont assez … étranges. Il faut s’approprier cette nouvelle machine pour ne pas qu’elle soit un obstacle mais un réel complément, une aide. Je tente diverse position de maintiens : au niveau du bassin, du torse, plus bas que le bassin … C’est aussi l’occasion encore une fois de tester le confort des patins.

Les premiers kilomètres se font sur des routes très peu larges, heureusement pourvu de pistes cyclables à proximités. La position du patineur est là totalement modifiée, ainsi que la foulée, c’est un tout autre type de patinage auquel je vais devoir m’aguerrir.

Le parcours rejaillit aisément malgré les années, je suis aidé d’une carte Michelin mais qui s’arrête vers la forêt de Sénart, donc il me manquera environ 30% du parcours.

J’ai apporté avec moi 3 litres d’eau pour chargé un peu la caisse et pour être « autonome » ; ainsi qu’une tablette de chocolat et des habits de rechange pour mon arrivée à Melun.

Le parcours est aisé jusqu’à la forêt donc, la route est relativement bonne et je n’ai pas eu de souci avec les voitures.

Vers 13h30 je suis à Combs la Ville, donc bien en retard, mais l’enseignement principal de cette ballade est qu’au contraire de la course, je ne vais pas rouler pour battre des records de vitesse, mais pour rallier deux villes. Que je le fasse à 20km/h ou à 25 … cela changera juste l’heure de mon arrivée.

C’est donc avec une bonne heure de retard sur le planning prévu que j’arrive à Melun.

Je rejoins donc Michel qui m’emmène chez lui.

Nous passons l’après midi à parler Skate Drive et surtout à le retoucher. Il me prête une caisse d’une capacité de 60 litres et m’aide à la fixer. Il est convaincu que ce système est bien mieux que les sacoches. Je le crois volontiers.

Je reprend le train à 19h pour rentrer en ½ heure à Paris !

La journée fut positive même si je ne suis pas allé très vite. Le comportement avec l’engin c’est bien passé. J’ai réussi à faire 50km assez facilement. J’ai passé plusieurs types de revêtement, sable, terre, boue, bitume lisse, graton et mes patins et le SD se sont très bien comporté ! Il y a eu une énorme zone de graton juste avant Melun à déconseillé ; j’ai souffert mais moins qu’en moulé je pense.

Il faut signaler aussi et je pense que cela se vérifiera aisément là-bas, que le SD marque les esprits. En effet quasiment toutes les personnes que j’ai croisées se sont retournées sur mon passage. Notamment les enfants, qui restaient ébahis, certains me firent même des coucous, ca faisait chaud au cœur même si ce n’était qu’un simple geste !

Malgré le peu de temps qu’il me reste, je reste confiant car j’arrive à bien m’organiser pour ne pas être à la bourre au dernier moment.

Merci à Michel de m’avoir consacré son après-midi pour m’aider à préparer au mieux le skate drive.

par Goyan

20 fév 2009 Préparatifs administratifs
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Côté papier, je vais aller retirer mon visa aujourd’hui, rue Boileau, dans le 16ème arrondissement de Paris, à l’ambassade du Viet Nam. J’ai pris un visa à entrée simple, pour une durée de 1 mois. Il coûte 60 €. Pour un mois et un jour, il est facturé 90€. Vaut mieux ne pas se tromper lorsque je serais là bas.

Pour le Cambodge, le visa se délivre à la frontière, avec une photo et un billet de 20$US. Bien plus simple.

Encore plus simple, la Thaïlande ne demande pas de visa pour de cours séjour comme le mien.

Le tout accompagné d’un passeport valable encore six mois après les dates de billets d’avion et on est partis.

Beaucoup d’amis me questionnent par rapport à de probables autorisations administratives. Je n’ai pas le sentiment qu’il en faille. Alors c’est sereinement que je m’apprête à rouler sur le bitume asiatique. Il faudra se faire discret tout simplement. Pas de catch, pas d’embrouilles locales. Juste de la glisse, parmi d’autres vélos et autres motos.

par Goyan Romano (le mardi 17 février 2009)

19 fév 2009 Préparatifs sportifs
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Cette fois-ci, impossible d’agencer un véritable calendrier de préparation sportif. Depuis mai 2008 et le décès de ma Maman, beaucoup d’événements sont venus chambouler ma vie. En septembre, la brûlure à la voute plantaire et la casse de mes patins de course ont été également très gênants. De juin à janvier, j’ai du gérer les tracasseries administratives post-décès, rien de rigolo. Enfin en janvier, c’était le mois du déménagement. Rajoutons à cela des mois pleins au niveau du travail et l’on obtient rapidement, un calendrier chargé, impossible de surcharger d’étapes longues et difficiles !Heureusement, depuis plus de deux ans, je m’entraîne quotidiennement, pour préparer les marathons de roller ; et depuis quatre ans je fais des longues randonnées assez souvent avec les amis du PUC. Je compte donc sur ce passif pour pouvoir palier au manque de sérieux que j’ai pu avoir ces derniers mois.

Néanmoins, une fois là-bas, je sais que je serais capable de me donner les moyens physiques de réussir mes étapes. L’expérience une fois de plus parle avant tout. Je sais que le corps humain est capable de se dépasser (190km avec Jamal en Inde) et qu’en se donnant les moyens, on arrive à nos objectifs.

Une notion extrêmement importante du voyage sportif, c’est le mental. Si j’ai pris la peine de mentionner mon parcours de ces six derniers mois, c’est avant tout pour préciser, que j’avais fait l’effort de m’organiser et de m’occuper de choses très importantes avant de partir. Autrement, cela m’aurait handicapé plus qu’autre chose.

Maintenant je peux dire que je peux partir sereinement, je suis dans mon nouvel appartement, un nouveau départ, de nouvelles étapes, une nouvelle vie !

Fila Nine 100

Fila Nine 100

J’avoue ne pas avoir fait de grande sortie en roller, ni même en vélo. Mais avec l’intensité développée au travail ces derniers temps (c’est la crise, il faut travailler plus, pour en c…er plus !), je ne me sens pas de faire des dizaines de bornes avant, ou après le travail. Au contraire, je préfère me reposer, de rouler épisodiquement, plutôt que de me crever avant le départ. Chacun connait son corps et ses situations, ce qu’il faut c’est ne pas se mentir.

Mes nouveaux patins me conviennent bien. J’ai de très bonnes sensations. Je suis extrêmement confortable dedans, même si j’ai quelques douleurs au niveau de la voute plantaire, mais c’est plus osseux que épidermique ; du surement à un trop grand nombre de jour passé sans avoir le pied dans un patin.

Skate Drive à vide

Skate Drive à vide

Skate Drive chargé

Skate Drive chargé

Le skate drive n’est toujours pas prêt, mais je me donne cette semaine pour le préparer. J’estime être dans les temps encore, mais c’est vraiment juste, je n’ai pas le droit à l’erreur.

Petit à petit, je m’approprie le voyage, les étapes futures. Dans ma tête, j’arrive à matérialiser à peu près ce gros défi. L’étape de Dalat sera la plus dure, mais je sais ce qui m’attend en haut : du bonheur.

Pour le matériel sportif, je compte partir avec un jeu de roues neuves, plus 4 roues de pluies que je mettrai aux extrémités. Des roulements étanches seront les bienvenues aussi.

par Goyan Romano

18 fév 2009 Préparatifs culturels
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Le fil des étapes se déroule constamment en fonction des sites à visiter. La liste du patrimoine mondial de l’UNESCO est un guide indispensable, mais il y a bien sûr le contexte géographique qui m’aide à décider de ma route. En suivant un axe nord-sud, les événements se déroulent logiquement à moi. Mais il n’y a pas que les constructions de l’homme qui sont à visiter. De simples villages ou paysages, la rencontre avec les populations locales, sont des multiples représentations culturelles de notre temps.
En Asie du Sud-est, la culture et l’architecture riment avec Bouddhisme et Indouisme. C’est un nouveau vocabulaire que je m’apprête à découvrir, une nouvelle culture, bien loin des dirigeants de Lhassa. Une culture ancestrale, persistante, tenace et vivace qui permet à des voyageurs de revenir émerveiller par tant de beauté.
Pour mieux profiter de cette culture, j’ai opté pour le choix d’arriver par mes propres moyens (roller) sur les sites. Cela rajoute du piment à l’aventure et du goût à la découverte des lieux.

par Goyan Romano

17 fév 2009 Etat d’esprit
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A un mois du départ, les choses se précisent. Il me reste encore beaucoup d’éléments à préparer et à préciser.

Depuis que l’idée de ce voyage m’est venue, j’ai tout fait pour que les choses s’enchainent logiquement. Chaque voyage, c’est souvent la même histoire. Avant de partir, on s’aperçoit qu’il nous manque encore plein d’affaires à rassembler, plein de démarches à faire. Et c’est la cavalcade.

Je ne pense pas être prêt, comment pourrait-on l’être alors que l’on s’apprête à partir à l’autre bout du monde. J’estime avoir fait le maximum pour m’organiser et me préparer du mieux que possible. Les préparatifs pré-voyage font parti de l’aventure. C’est une manière de s’approprier le voyage pour soi, que de vouloir et pouvoir préparer le maximum de choses.

J’ai choisi de partir durant le mois le plus chaud et surtout d’éviter la mousson. Paradoxalement, la période de préparation se fait dans un hiver des plus durs actuellement en France. Dur car il est long et tenace. Dur car les températures ne sont pas idéales et que les maladies contagieuses touchent bon nombre de personnes. J’ai été blessé au pied, brûlure, ce qui m’a occasionné quatre mois sans roller. Pour combler ce manque, j’ai fait du vélo et un peu de running, pour garder la forme.

De savoir et d’apprendre que mes origines sont Vietnamiennes, cela m’a encouragé encore plus à m’investir dans ce projet. Pour moi, l’Asie est une grande inconnue. Nous sommes assaillis de préjugés la concernant. Nous avons de vieux rapport avec elle, mais des rapports bien moins importants que lorsque nous étions colonisateurs ! Comment expliquer ce manque de reconnaissance par rapport à nos vieilles « colonies » ? L’éloignement ?

Pour ma part, j’emploierai un dénominateur commun pour représenter ma vision de l’Asie ; pour commencer, ce sera le riz. Cela est réducteur n’est-ce pas ? Mais bien symptomatique de notre étroitesse d’esprit, sur le vieux continent.

Continuons en énumérant les trois pays à visiter.

Pour le Viet Nam ensuite, le premier mot qui me viendrait à l’esprit serait le « nón bài thơ » ou « non là », le chapeau conique caractéristique du Viet Nam.

Pour le Cambodge, sans hésiter, cela serait Angkor et ses temples khmers, joyaux architectural.

Enfin pour la Thaïlande, les Apsaras en seraient la représentation.

Bien sur, dès maintenant je serais plus à même de développer plus de dénominateurs par rapport à ces pays, mais ce qui est intéressant, c’est de faire le comparatif avec les sensations éprouvées durant le séjour, et surtout, à mon retour.

Une des premières notions du voyage, c’est l’apprentissage. Apprendre d’autres cultures, d’autres langues, d’autres manières de penser, de voir le monde, de se comporter les uns avec les autres.

Je me sens assez serein par rapport au départ et aux étapes qui vont arrivées. Bien sûr, cela est du au fait que j’ai déjà pas mal voyagé, toujours de mon propre chef et par mes propres moyens. Mais aussi parce que comme je viens de le préciser, j’ai vraiment beaucoup préparé ce voyage.

Le socle de mes voyages (pour ne pas dire vacance) restent constamment les mêmes :

  • CULTURE et SPORT (dépassement de soi).
  • Aller dans des pays étrangers pour visiter des sites culturels c’est bien. Mais y allé de par ses propres moyens, c’est mieux.

par Goyan Romano